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Micro-histoire de la Grande Terreur. La fabrique de culpabilité à l'ère stalinienne
Chinsky Pavel
DENOEL
15,20 €
Épuisé
EAN :9782207256442
Aujourd'hui encore, près de soixante-dix ans plus tard, il est impossible pour un Russe d'évoquer " 1937 " sans un douloureux malaise. Par sa férocité, son ampleur et son arbitraire, la Grande Terreur stalinienne constitue indéniablement l'une des pages les plus sanglantes du XXe siècle, et aussi l'une des plus obscures. Quotas, arrestations, faux procès, tortures... Désormais, on en sait beaucoup sur cette tragédie collective et ses grands protagonistes, bourreaux et victimes. Mais à pareille échelle, on perd forcément de vue l'émotion et la souffrance, dans ce qu'elles ont d'intime et d'irréductible. C'est en effet à vue d'homme, à travers un destin individuel, que l'engrenage stalinien révèle pleinement sa violence aveugle. Ce livre raconte ainsi une tragédie personnelle : comment, inexorablement, le NKVD, la police politique de Staline, a fait de l'ingénieur chimiste Israël Saveliévitch Vizelsky un coupable. A partir de sources totalement inédites non destinées aux chercheurs et des bases de données élaborées par l'Association Memorial, une telle Micro-histoire de la Grande Terreur a enfin pu être écrite. Combien de temps et à quelle fréquence sont menés les interrogatoires ? A quoi renvoient les dépositions " conditionnelles ", " mortes " et " vivantes " ? Qui sont les " jurisconsultes de cellule " ? Quelles peuvent être les circonstances et les motifs des dénonciations spontanées ? Autant d'interrogations élucidées au fil de cette étude novatrice, aussi dépassionnée qu'émouvante, qui reconstitue pas à pas le destin tragique d'un Soviétique parmi tant d'autres.
Touchart Laurent ; Semenoff-Tian-Chansky-Baïdine I
En faisant parler les témoins d'aujourd'hui et leurs ancêtres, cet ouvrage donne corps à une géographie de la mémoire, qui fait revivre les attaches familiales du passé, les localise et cartographie leurs trajectoires. L'envers est une géographie historique, de la transmission, de la famille et des migrations. L'avers dessine une épistémologie de la géographie retraçant la généalogie de géographes disparus ou contemporains. La réunion des deux faces frappe une nouvelle géographie généalogique. Le Limousin et l'Angoumois forment le point de départ du chemin, qui, amenant le voyageur à franchir la Touraine, le Val de Cher et l'Alsace, conduit dans l'Inde des rajahs et la Russie des tsars. Comme si le lecteur était lui-même cette voie, chacun est enfin incité à construire sa propre géographie généalogique pour mieux se connaître.
Résumé : Si la Russie a connu, depuis les années 1980, un étonnant renouveau de la foi, c'est aussi parce que des pères spirituels ont su garder vivant et transmettre le feu de l'Esprit an c?ur même des persécutions et de l'athéisme militant du régime soviétique. Témoins de la Lumière présente la vie, le cheminement intérieur, l'enseignement de six prêtres qui traversent l'histoire de la Russie de 1850 à 1983. Des destins marqués par l'expérience du goulag, l'exil, la pauvreté, mais aussi une manière très simple et communautaire de vivre l'Evangile par la prière, le repentir et l'entraide. Sillonnant l'ex-URSS en tous sens, Irène Semenoff-Tian-Chansky a retrouvé des enfants spirituels de ces " pasteurs ", étudié leurs sermons, leurs lettres et leurs journaux intimes, compulsé les archives du KGB. Il en résulte une série de portraits qui sont à la fois des biographies, des documents inédits sur le quotidien des chrétiens à l'époque soviétique, des témoignages de vie en Christ humble et authentique dont chaque lecteur pourra faire son miel spirituel. Au-delà des tendances politiques et religieuses qui divisent l'Eglise orthodoxe russe en cette fin de siècle, les prêtres de ce livre sont une source d'inspiration et de réconfort pour de nombreux fidèles confrontés à des épreuves comme la misère, le chômage, l'insécurité, la solitude. Moines Pour la plupart, unis par un même esprit, ils diffèrent par leur charisme, leur style, leur tempérament, mais aussi par leur position sur des questions de morale ou de pratique spirituelle. Une diversité qui reflète le caractère concret de leur enseignement et révèle l'unicité de chaque personne créée à l'image de Dieu.
Seyboldt Emmanuelle ; Chinsky Floriane ; Bahloul K
Résumé : Une imame, une rabbin, une pasteur nous parlent. Trois femmes ont décidé d'écrire un livre ensemble. Elles sont imame, rabbin et pasteure. Elles apportent des éclairages passionnants et accessibles à tous, s'appuient sur leur histoire, confrontent leurs parcours et racontent les obstacles qu'elles ont surmontés, dans un climat d'écoute et de concorde qui irradie tous leurs échanges. Quelle place pour les femmes dans les trois religions monothéistes, marquées par des siècles de patriarcat ? Peut-on faire une lecture féministe de la Torah, de la Bible ou du Coran ? Comment réagir à leurs représentations souvent dévalorisantes du corps de la femme ? Des femmes et des dieux est un livre plein d'espoir qui nous aide à saisir l'essentiel.
Des clichés sur l'argent et l'alimentation à l'image du Juif éternellement étranger ou insaisissable, en passant par une obsession exagérée pour la Shoah, les stéréotypes sur les Juives et Juifs ont traversé les siècles. Ils se renouvellent aujourd'hui, alimentés par les événements tragiques survenus depuis le 7-Octobre. Ces idées fausses, souvent banalisées, nourrissent l'ignorance et entretiennent un antisémitisme toujours présent. Dans cet ouvrage, Floriane Chinsky démonte plus de soixante-dix idées fausses avec rigueur et pédagogie. A travers des analyses historiques, théologiques et sociologiques, elle éclaire les grandes questions que l'on se pose sur le judaïsme, son histoire, ses croyances et ses pratiques. Ce livre est un outil essentiel pour favoriser un dialogue apaisé et une meilleure compréhension mutuelle, au service de la paix.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.