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Regards sur Debussy
Chimènes Myriam ; Laederich Alexandra ; Boulez Pie
FAYARD
44,90 €
Épuisé
EAN :9782213672588
Musicologue, directrice de recherches au CNRS (Institut de recherche sur le patrimoine musical en France), Myriam Chimènes est secrétaire générale du Centre de documentation Claude Debussy, membre du comité de rédaction des Cahiers Debussy et du comité scientifique de l?Édition critique des ?uvres complètes de Debussy. Spécialisée par ailleurs en histoire sociale de la musique, ses recherches sont essentiellement centrées sur le fonctionnement de la vie musicale en France entre 1870 et 1970 (rapports entre musique et politique, mécénat, musique et société). Elle est notamment auteur de Mécènes et musiciens: du salon au concert à Paris sous la Troisième République (Fayard, 2004), éditeur de La Vie musicale sous Vichy (Complexe, IHTP-CNRS, 2001), du Journal de Marguerite de Saint-Marceaux (Fayard, 2007) et de l?Essai autobiographique d?Henry Barraud (Fayard, 2010).Docteur en musicologie, Alexandra Laederich est conservatrice du Centre de documentation Claude Debussy et membre du comité de rédaction des Cahiers Debussy. Elle est par ailleurs déléguée générale du Centre international Nadia et Lili Boulanger ? l?ouvrage Nadia Boulanger et Lili Boulanger, Témoignages et Études (Lyon, Symétrie, 2007) à été édité sous sa direction. Elle est également auteur du Catalogue de l??uvre de Jacques Ibert (Georg Olms, 1998).
La première phase de l'exécution du Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi (DSCE) lancée en 2010 prévoyait l'ouverture de Centres de Gestion agréés (CGA) pour accompagner les Petites et Moyennes Entreprises (PME) au Cameroun. Ce premier dispositif devait constituer une incitation significative aux opérateurs du secteur informel à s'immatriculer auprès de l'administration fiscale et se traduire par une poussée du nombre d'entreprises et d'emplois décents créés. Le secteur informel, quant à lui, continue de proliférer malgré la présence des CGA. Cela amène à remettre en question les mesures incitatives qu'on peut considérer comme peu pertinentes. Cette réflexion propose une révision des mesures fiscales au profit des adhérents et promoteurs des CGA en les rendant plus justes, plus attractives et plus bénéfiques.
Sous l?Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l?installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l?ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d?enregistrement se remettent à fonctionner. Dans ce contexte, nombre d?interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l?absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à l?écart des ?uvres des compositeurs, morts ou vivants, exclus par les lois scélérates. Centré sur la musique savante, cet ouvrage collectif traite de la diffusion de la musique, grâce à des études sur quelques sociétés de concerts spécifiques à cette période, sur des ?uvres du répertoire, sur la création contemporaine et sur le rôle de certains interprètes. Il met en évidence les personnalités de Francis Poulenc, Olivier Messiaen et Arthur Honegger ainsi que d?Alfred Cortot, Germaine Lubin, Charles Munch et Wilhelm Kempff, en insistant sur les ambiguïtés entretenues rétroactivement par certains acteurs de la vie musicale sur leur carrière pendant les années noires. Il analyse également la manière dont quelques grandes figures du passé (Mozart, Berlioz, Wagner) sont susceptibles de s?inscrire dans un discours de propagande, largement véhiculé par les critiques et les musicologues. Cette réflexion sur la trace mémorielle d?une époque se clôt par l?évocation de deux débats récents, qui montrent que ce passé passe difficilement.Ont collaboré à cet ouvrage: François Anselmini, Mathias Auclair, Yves Balmer, Esteban Buch, Jean Gribenski, D. Kern Holoman, Sara Iglesias, Karine Le Bail, Christophe Brent Murray, Aurélien Poidevin, Manuela Schwartz, Nicolas Southon, Leslie Sprout et Jacques Tchamkerten.Directrice de recherche au CNRS, Myriam Chimènes a notamment été à l?origine des premières recherches sur la vie musicale en France pendant la Seconde Guerre mondiale. La Vie musicale sous Vichy (Complexe IHTP-CNRS, 2001) a été publié sous sa direction.Professeur à l?Université de Rouen, Yannick Simon est l?auteur de La SACEM et les droits des auteurs et compositeurs juifs sous l?Occupation (La Documentation française, 2000) et de Composer sous Vichy (Symétrie, 2009).
Saint-Marceaux Marguerite de ; Chimènes Myriam ; A
Dans cent ans nos étonnements feront rire", écrit en 1896 Marguerite de Saint-Marceaux dans le journal qu'elle tient assidûment de 1894 à 1927. Aurait-elle pu imaginer que ce texte serait un jour édité et que les lecteurs du XXIe siècle y découvriraient une personnalité singulière et un témoignage unique sur son époque?Née en 1850, mariée successivement à un peintre et à un sculpteur, "Meg" tient un salon dont le fonctionnement en fait un modèle de celui de Madame Verdurin. Bonne pianiste et chanteuse amateur, elle reçoit compositeurs et interprètes, qu'elle détecte avec un flair étonnant, aussi bien que peintres, sculpteurs et écrivains, et entretient avec nombre d'entre eux des amitiés solides. C'est bien sûr ses réceptions (on y rencontre Fauré, Ravel, Alexandre Dumas fils, Colette, Boldini, Jacques-Emile Blanche, Isadora Duncan...) que relate son journal, mais aussi, et bien au-delà, l'ensemble de sa vie, en une chronique qui mêle les aspects privés et affectifs au tourbillon de ses activités: elle est de tous les vernissages, ne manque pas une première au concert ou à l'opéra, visite musées et monuments au cours de voyages à travers l'Europe.En accord avec son temps, elle adopte avec joie tous les aspects du modernisme: elle se promène à bicyclette et découvre les plaisirs de l'automobile, prend des photos, s'émerveille du cinéma, passe son baptême de l'air en 1913 après la guerre, elle juge cependant avec sévérité les transformations de la mode féminine, reflet de l'évolution des m?urs. La plupart des événements contemporains trouvent un écho dans son journal, l'incendie du Bazar de la Charité aussi bien que les inondations de 1910, et l'actualité politique (l'affaire Dreyfus, la guerre...) sur laquelle elle exprime des opinions tranchées.Témoin et acteur privilégié de la vie artistique, Marguerite de Saint-Marceaux, qui chante avec Debussy en 1894 et voit Antonin Artaud jouer Pirandello en 1923, fait participer ses lecteurs à l'effervescence de la création dont Paris est le foyer. Source pour l'histoire, ce journal, publié ici dans son intégralité, procure aussi un plaisir romanesque de lecture.
Gabriel Astruc (1864-1938) fut l'une des plus éminentes figures de la vie musicale parisienne du début du XXe siècle. Originaire de Bordeaux, il débute sa carrière dans le journalisme et l'édition musicale avant de fonder sa propre agence d'organisation de concerts et de produire les plus grands noms du moment. Ainsi sous le label "Grande Saison de Paris" , on lui doit le premières venues à Paris de Caruso, Nelly Melba, Toscanini avec la troupe du Metropolitan de New York, sans oublier Serge Diaghilev et ses Saisons Russes. Il fut également l'initiateur de nombreuses créations majeures de Strauss (Salomé), Debussy (Le Martyre de Saint Sébastien) et Stravinsky (Le Sacre du printemps) Mais sa grande aventure fut celle de la création du Théâtre des Champs-Elysées, son "Palais Philharmonique" comme il aimait le définir. Pour concrétiser son rêve, il reçoit notamment le soutien financier du comte Isaac de Camondo et de la comtesse Greffulhe. Le Théâtre est inauguré au printemps 1913 par une saison des plus brillantes et internationales qui culmine le 29 mai par la création houleuse du Sacre du printemps de Stravinsky sur une chorégraphie de Nijinski. Ce printemps éblouissant entraîne sa ruine quelques mois plus tard. S'il ne dirigea ce Théâtre que quelques mois, il y a néanmoins imprimé une certaine idée de modernité et d'audace qui perdure depuis plus d'un siècle.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--