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Trouver en soi la force d'exister. Clinique et écriture
Chiantaretto Jean-François
CAMPAGNE PREM
18,30 €
Épuisé
EAN :9782915789768
Proposant une approche à la fois clinique et littéraire, ce livre entend montrer en quoi les écritures de soi (autobiographies, journaux, essais, etc.), lorsqu'elles témoignent d'une expérience traumatique, permettent de mieux penser la psychopathologie des limites. Les écritures de soi mettent en marche ce qui ne marche pas, ou mal, dans les pathologies des limites : la possibilité de se parler, c'est-à-dire d'une expérience intérieure de soi par les mots. Mais lorsque l'écriture témoigne d'une expérience traumatique extrême, tout particulièrement avec les témoins survivants d'un génocide, le texte vient éclairer la menace d'anéantissement et les modalités de résistance à cette menace caractérisant l'univers psychique des fonctionnements limites. L'auteur associe ainsi la lecture d'un écrivain (Imre Kertész), d'une essayiste (Janine Altounian) et d'un peintre (Gérard Garouste), une présentation clinique et une réflexion sur le travail de pensée de l'analyste en séance.
En quoi l'écriture autobiographique concerne-t-elle la psychanalyse et le psychanalyste? Que peuvent apporter la psychanalyse et le psychanalyste à une réflexion sur l'autobiographie? Dialoguant avec les théoriciens et critiques littéraires, l'auteur pose la question de l'écriture autobiographique chez Freud. Il en dégage un modèle, qui s'avère utile pour rendre compte des textes autobiographiques d'analystes, de ceux intégrant l'écriture de la cure par l'analysant et, enfin, de l'autobiographie sartrienne. L'ouvrage avance sur cette base les éléments théoriques pour une approche psychanalytique de l'autobiographie. S'opposant à l'idée de la psychanalyse appliquée, l'auteur met ainsi en oeuvre une position de lecture indissociablement de psychanalyste et de critique littéraire.
Où un être humain puise-t-il la force d'affronter ce qui peut le détruire dans sa personne, son identité ou sa culture ? Comment réussit-on à survivre à la solitude, la détresse, la menace de mort ? Journal, autobiographie ou témoignage, les ?uvres d'Anne Frank, Amadou Hampâté Bâ, Claude Vigée et Primo Levi sont autant de lieux de survie : à la clandestinité pour Anne Frank ; à la disparition de sa culture d'origine, orale et nomade, pour le Peul Amadou Hampâté Bâ ; à l'extermination par les nazis de sa famille et de sa communauté, juive alsacienne, et à l'exil pour Claude Vigée ; au camp d'Auschwitz pour Primo Levi. Dans l'?uvre de chacun se dévoile une figure commune, un semblable en soi auquel le Je s'adresse, un " témoin interne ", qui leur permet de faire ?uvre de résistance intérieure. Anne Frank s'invente une amie, Kitty, à laquelle elle se confie. Pour sauver le passé de l'effacement, Claude Vigée et Amadou Hampâté Bâ convoquent les récits familiaux, les voix de leurs proches. Et Primo Levi témoigne de l'importance du dialogue intérieur, d'une relation à soi quand les nazis tentent d'abolir toute relation à autrui, de détruire en chacun le sentiment d'appartenance à l'espèce humaine. Mais ces figures exemplaires vont bien au-delà d'elles-mêmes : elles montrent que le dialogue intérieur avec le " témoin interne " est un enjeu psychique fondamental pour chacun, car c'est lui qui nous donne le sentiment d'exister et d'appartenir à l'espèce humaine. C'est ce que démontre avec beaucoup de profondeur et de sensibilité Jean-François Chiantaretto, qui formalise ainsi un nouveau concept.
Colloque de Cerisy sur la psychanalyste Nathalie zaltzman, avec les contributions de J. Altounian, G. Barbieri, G. Brisac, J. -F. Chiantaretto, A. Cohen de Lara, E. Corin, B. De Rosa, N. Durr, C. Ferrié, G. Gaillard, J. -M. Hirt, M. -F. Laval Hygonenq, I. Lasvergnas, A. Lecoq, G. Levy, C. Matha, R. Minjard, J. -P. Pinel, E. Tysebaert, M. Vacquin, F. Villa.
Les psychanalystes écrivent, du moins certains d'entre eux. Mais en quoi l'écriture les concerne-t-ils et les implique-t-ils spécifiquement ? La question vaut d'autant plus aujourd'hui, et sans doute davantage en France et dans l'aire francophone, que le recours à l'écriture chez les analystes connaît une diversification sans précédent de ses formes. Peut-être qu'en parallèle avec un certain abandon du modèle de l'application de la psychanalyse à la littérature, les psychanalystes seraient non seulement de plus en plus nombreux à écrire, mais aussi de plus en plus nombreux à chercher leur écriture : à chercher leur écriture en expérimentant de nouvelles modalités de croisements entre écriture autoréférentielle et écriture fictionnelle. L'enjeu est d'échapper à l'alternative, encore dominante : soit l'entrecroisement du témoignage clinique et de l'essai, soit l'adoption des formes littéraires consacrées, comme le roman ou la nouvelle. Sont ainsi conviés à penser, ensemble et séparément, des psychanalystes de divers styles et de différents courants, mais aussi des écrivains et des spécialistes du texte littéraire.
Après Freud adolescent, Florian Houssier poursuit sa présentation du jeune Freud. Avant d'entrer à la faculté de médecine de Vienne, le nouveau bachelier se plonge dans l'étude du français et de la philosophie. Sa vie sentimentale et sexuelle est réduite à sa plus simple expression. Plus tard, la relation à distance avec sa fiancée, Martha Bernays, s'accompagne d'un fantasme de possession. Toutefois, son amour du monde des livres et du langage écrit éveille son intérêt pour la recherche d'une vérité humaine. Poids du legs parental, de la nécessaire réparation d'une famille dans la gêne, et difficultés récurrentes à trouver de l'argent, fin de sa longue relation avec Eduard Silberstein, son principal ami d'adolescence, fascination pour les duos mère-fille, quête d'identifications masculines et surinvestissement de la vie psychique font partie des traits mis en évidence par l'auteur. Il souligne combien cette période est celle de basculements essentiels dans la vie de Sigmund Freud. En psychanalyste formé à l'étude de l'âme humaine et en biographe s'appuyant sur des archives sûres, Florian Houssier nous fait comprendre comment ces années ont conduit l'étudiant Sigmund Freud à devenir l'inventeur d'une nouvelle science de l'homme.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.