Claire Chevrier poursuit sa recherche photographique autour de l?homme et de sa place dans le monde. Après avoir interrogé l?espace des grandes mégalopoles du monde, l?artiste a commencé sa recherche photographique autour du monde de l?entreprise, par une immersion dans la ville de Romans (Drôme) puis a bénéficié en 2010 d?une résidence dans le Nord Pas-de-Calais pilotée par le Centre régional de la photographie. C?est dans ce cadre que les photographies de ce livre ont été réalisées. Elle a pu ainsi découvrir et rentrer dans l?univers des grands sites industriels, des grandes et petites entreprises, des associations d?aide à la personne, des centres d?aide par le travail ou encore des lieux dédiés à la santé et aux soins. Tout un champ représentatif d?une économie du travail qui dépasse la simple localisation géographique. Les images qu?elle a réunies deviennent emblématiques d?un monde du travail occidental régi par sa propre scénographie, ses propres lieux et ses propres acteurs. Ainsi, cette immersion lui a permis d?établir plusieurs corpus d?images réunis autour des idées de la répétition de gestes, des relations qui se tissent entre plusieurs personnes ou un groupe dans un même espace, du rapport des corps et des outils de production.
Second parmi ceux dédiés aux katas du Yoseikan, cet ouvrage est consacré à Happoken Nidan, kata d'apprentissage de l'envoi de puissance par balancier de face et en latéral et premier kata purement issu de notre école. Des applications (bunkaï) avec des développements comprenant des frappes, des projections et des clefs y sont également démontrées pour illustrer la forme académique du kata. La forme "shadow" proposée par maître Hiroo Mochizuki est bien sûr présente en conclusion. Elle est actuellement utilisée en kihon ou pour réaliser un deuxième coté plus dynamique.
Quatrième et dernier tome consacré aux fondamentaux techniques du Yoseikan, après " Les atémis du Yoseikan ", " Les projections du Yoseikan " et " Les armes du Yoseikan ". Le présent ouvrage va s'atteler à décrire les principales clefs et immobilisations pratiquées en Yoseikan, ainsi que des enchaînements et des contre-prises possibles.
Accompagnée par la figure tutélaire que représente la Clinique de La Borde à Cheverny que Jean Oury a fondé et où Félix Guattari a travaillé pendant une dizaine d'années, Claire Chevrier s'est immergé dans plusieurs structures, institutionnelles ou associatives, pour photographier les espaces où vivent, se déplacent ou travaillent handicapés et soignants.
Ce premier ouvrage dédié aux katas du Yoseikan est consacré à Happoken Shodan. Son origine et les évolutions successives qu'il a subi, et peut encore subir, y sont abordées afin d'exposer la logique de performance et de préservation de l'intégrité physique du pratiquant. Quelques applications (bunkaï) atémis, projections, clefs, au sol, tambo, chobo et ni tambos contre chobo y sont également démontrées.
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.
Bertrand Anne ; Ardenne Paul ; Wally Barbara ; Lar
Captures est la première monographie de l'artiste Alix Delmas. La force de ses oeuvres repose en large part dans son caractère inattendu. Des itinéraires, des traversées de la forme, du sens... Un des maîtres mots, pour elle, serait la capture. Capture d'un effet. Capture d'un moment. Capture d'un affect. Capture d'un paysage, d'un territoire... Lauréate de la bourse "Collection Monographie" de l'Adagp, Captures présente plus de 200 oeuvres de cette artiste fondamentalement libre à travers son dessin, sa photographie, sa sculpture, ses objets d'architecture, sa vidéo... "Si chaque pièce à son autonomie, elles sont aussi liées, d'un médium à un autre, par jeu d'échos visuels et profonds, riche et stimulant" Anne Bertrand