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Revue de littérature comparée - N°4/2021. La RLC a 100 ans (IV). Le monde des revues de littérature
Chevrel Yves ; Gély Véronique ; Parizet Sylvie
KLINCKSIECK
31,01 €
Épuisé
EAN :9782252045411
Avec ce quatrième numéro de l'année 2021 s'achève l'année du centenaire de la RLC. Expressément consacré aux autres revues comparatistes actuellement vivantes sur l'ensemble de la planète, il regroupe quatre-vingt-cinq titres, sans prétendre être exhaustif. Il s'ouvre avec un article consacré aux "premières revues comparatistes du XIXe siècle" , dont aucune n'est allée au-delà de 1910. A la fin de la Grande Guerre et à la suite de traités de paix porteurs de clauses sources de chaos que ces traités prétendaient éliminer, la situation n'était pas favorable à la multiplication de revues comparatistes à l'instar de la RLC, fondée au début de la période qu'on appellera ensuite celle de "l'entre-deux-guerres" . Une "Revue internationale des problèmes généraux de la littérature" lancée en 1938 en Hongrie sous le titre Helicon doit s'arrêter en 1943. A cette date, la RLC observe depuis 1940 un silence délibéré qui durera jusqu'en 1945, mais au Danemark, précisément en 1943, est créée Orbis litterarum, qui marque le début d'une floraison de publications comparatistes. Les revues sont classées dans le sommaire selon l'ordre alphabétique des pays où elles sont publiées à l'exception de la revue de l'AILC/ICLA, par définition internationale. Un tableau les range ci-après dans l'ordre chronologique de leur apparition. Cette double présentation permettra aux lecteurs, nous l'espérons, de naviguer plus aisément dans un ensemble riche d'informations, porteur d'une documentation importante sur le développement du comparatisme dans le monde.
La littérature comparée est à entendre comme la science comparative de la littérature, une branche des sciences humaines et sociales qui se propose d'étudier les productions humaines signalées comme oeuvres littéraires, sans que soit définie au préalable quelque frontière, notamment linguistique, que ce soit. Il ne s'agit pas tant de " comparer des littératures " que de questionner la littérature (au sens de collection d'oeuvres) en plaçant chaque oeuvre, ou chaque texte, dans des séries élaborées par le chercheur, qui interrogent la singularité relative de cette oeuvre. Les comparatistes construisent ainsi des espaces où ils se heurtent volontairement à des oeuvres venues de pratiques et de cultures " autres " : l'étranger est leur pierre de touche. Cet ouvrage présente un état documenté des orientations actuelles de cette discipline, et suggère quelques perspectives susceptibles de contribuer à un humanisme moderne.
Résumé : La littérature comparée est à entendre comme la science comparative de la littérature, une branche des sciences humaines et sociales qui se propose d'étudier les productions humaines signalées comme oeuvres littéraires, sans que soit définie au préalable quelque frontière, notamment linguistique, que ce soit. Il ne s'agit pas tant de " comparer des littératures " que de questionner la littérature (au sens de collection d'oeuvres) en plaçant chaque oeuvre, ou chaque texte, dans des séries élaborées par le chercheur, qui interrogent la singularité relative de cette oeuvre. Les comparatistes construisent ainsi des espaces où ils se heurtent volontairement à des oeuvres venues de pratiques et de cultures " autres " : l'étranger est leur pierre de touche. Cet ouvrage présente un état documenté des orientations actuelles de cette discipline, et suggère quelques perspectives susceptibles de contribuer à un humanisme moderne.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.