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Le désir bouc émissaire. Tableaux du désir sacrifié à la violence
Chevillot Jean-Pierre
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782747558976
Le désir n'est pas responsable de la violence alors que notre civilisation, dans ses légendes et ses religions, par ses normes morales et sociales, à travers son histoire et la vie quotidienne, fait du désir un bouc émissaire, sacrifié à la violence. Ce sacrifice est censé neutraliser la violence mais lui donne au contraire libre cours. A travers une série de tableaux empruntés à la mythologie, à l'art et à l'histoire, de l'Égypte ancienne au monde contemporain, ce livre montre comment on est passé d'une philosophie religieuse fondée sur le désir et la vie, à un système de valeurs sacrifiant le désir au profit de la jouissance, de la violence et de la mort. Cette option sacrificielle abaisse la femme qui incarne l'être et le désir, privilégie l'homme qui incarne l'avoir et la jouissance. Les figures mythiques d'Isis, Ève, Marie-Madeleine, les figures historiques d'Héloïse, Camille Claudel, Dora Maar, l'œuvre d'un musicien comme Wagner, témoignent dans ce livre pour le désir, pour toutes les femmes victimes de ce sacrifice. Ces témoignages rejoignent les enseignements d'un philosophe comme Spinoza, de mystiques tel que Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, d'un neuro-biologiste comme Damasio, pour montrer que le désir peut être plus fort que la violence lorsque la jouissance l'élève au lieu de l'abaisser, lorsqu'il allie la sensualité et la spiritualité qu'a séparées le dualisme du corps et de l'âme. Cette réhabilitation ouvre la perspective d'une philosophie positive du désir qui mise sur le désir pour vaincre la violence. Il faut pour cela réapprendre à désirer.
De manière profondément traditionnelle et singulièrement actuelle à la fois, ce qui constitue le cœur de l'expérience chrétienne de Dieu vécue et rayonnée dans la première moitié du XVIIe siècle français par Jean-Jacques Olier (1608-1657), c'est l'abandon, humble et confiant, à la conduite de l'Esprit Saint, seul capable de permettre à tout baptisé de " vivre souverainement pour Dieu dans le Christ jésus, notre Seigneur ". Voilà ce que Gilles Chaillot fait ressortir dans cet ouvrage qui donne accès à quelques-uns des plus beaux écrits de Jean-Jacques Olier. Ce dernier demeure dans l'histoire religieuse comme l'un des principaux artisans de la Réforme catholique en France au début du " grand siècle ". Dans ce qu'il appelait le " renouvellement du christianisme ", il s'est illustré par la prédication de nombreuses " missions " populaires en province et surtout par la fondation à Paris du Séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice.
La genèse du christianisme, à l'aube de notre ère, s'inscrit dans le contexte de la civilisation hellénistique qui rayonne déjà, depuis Alexandrie, sur tout le bassin méditerranéen oriental. Celle-ci agrège les philosophies grecques et la culture égyptienne et conditionne le mouvement de Jésus, qui tente d'allier hellénisme et judaïsme. Ce livre parcourt ainsi le chemin qui mène Jésus de Galilée en Judée, le christianisme de ses sources juives et hellénistiques à son aboutissement romain. C'est aussi le chemin qui va d'Isis, la déesse alexandrine alors au premier rang de la scène religieuse hellénistique, à la Vierge Marie qui la fait renaître au coeur de la religion chrétienne. Deux conjectures explicatives de la naissance virginale de Jésus et de sa résurrection après la crucifixion font d'une forte présence isiaque en Galilée, dans la diaspora juive comme dans l'armée et l'administration romaines, un facteur déterminant. Au plan méthodologique, les correspondances établies entre les catégories psychiques de l'imaginaire, du symbolique et du réel d'une part, et celles du divin, du sacré et du religieux d'autre part, éclairent les rapports entre l'histoire et les strates des mémoires successives. Appliquée à la légende de la ville d'Ys, cette clé d'analyse explique son caractère édifiant.
Grobel Paul ; Minelli Jean-René ; Chevaillot Frédé
Dans le petit monde de l'alpinisme, une longue tradition a établi une liste des courses classiques, selon des critères d'esthétique, d'altitude, ou de simple commodité d'accès. L'évolution récente des mentalités et des techniques, l'accroissement de la fréquentation, la découverte de nouveaux itinéraires et, dernièrement, la disparition de certains glaciers ou de couloirs ont parfois modifié ces références. La liste des courses les plus prisées du massif, celles qu'il "faut avoir faites", nécessite donc des réactualisations périodiques. C'est ce que font dans cet ouvrage deux guides de haute montagne et un photographe professionnel, tous grands spécialistes du massif des Écrins et apportant un soin particulier à la précision des informations. Les itinéraires décrits restent volontairement peu difficiles et ce guide s'adresse au plus grand nombre.
Résumé : Père de la sculpture moderne, Auguste Rodin (1840?1917) a ouvert la voie à des artistes majeurs du XXe siècle. S?il a marqué les esprits par sa valorisation du fragment, de l?inachèvement, il a également renouvelé le médium en y introduisant la notion d?aléatoire et d?accident. Rodin, acceptant les fruits du hasard, intègre à sa démarche artistique des éléments qui ne doivent rien à son initiative personnelle. L?accident devient processus créatif. Bénéficiant de la participation exceptionnelle du musée Rodin, l?exposition, qui explore un thème nouveau, présente, autour de La Muse tragique, don de Rodin au musée d?Art et d?Histoire de Genève, près de quatre-vingts sculptures.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.