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De l'énergie au désir, du sexe au cerveau, des sens à l'esprit
Chevillot Jean-Pierre
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747514811
Cet essai porte sur les relations entre l'énergie et le désir, entre sexualité et créativité, les sens et l'esprit, le réel et l'imaginaire. La métaphore de l'énergie, appliquée au comportement humain, représente en fait le désir. Celui-ci naît des interactions entre individus. Désir et jouissance sont dans le même rapport spatio-temporel qu'énergie potentielle et énergie cinétique. Le désir est spatial, la jouissance est temporelle. Cette même relation spatio-temporelle s'applique aux langages vecteurs du désir. Dans celui des mots, c'est la métaphore qui revêt la dimension spatiale du désir et c'est la métonymie qui revêt la dimension temporelle de la jouissance. En musique, ce sont respectivement la configuration harmonique et la séquence mélodique et rythmique. La dialectique du désir et de la jouissance est obérée par la violence à laquelle est sacrifié le désir tel le bouc émissaire. L'être trouve un remède à l'angoisse qu'il en éprouve dans l'amour et la transcendance. C'est ainsi que l'on peut interpréter les messages du tantrisme, du Cantique des cantiques, de Marie-Madeleine et Jésus, de Tristan et Isolde, de l'amour courtois. Ils enseignent les conditions d'une maîtrise du désir, d'une jouissance plus réversible qu'irrépressible, plus contemplative qu'appropriative, alliant sensualité et spiritualité.
Résumé : Père de la sculpture moderne, Auguste Rodin (1840?1917) a ouvert la voie à des artistes majeurs du XXe siècle. S?il a marqué les esprits par sa valorisation du fragment, de l?inachèvement, il a également renouvelé le médium en y introduisant la notion d?aléatoire et d?accident. Rodin, acceptant les fruits du hasard, intègre à sa démarche artistique des éléments qui ne doivent rien à son initiative personnelle. L?accident devient processus créatif. Bénéficiant de la participation exceptionnelle du musée Rodin, l?exposition, qui explore un thème nouveau, présente, autour de La Muse tragique, don de Rodin au musée d?Art et d?Histoire de Genève, près de quatre-vingts sculptures.
Grobel Paul ; Minelli Jean-René ; Chevaillot Frédé
Dans le petit monde de l'alpinisme, une longue tradition a établi une liste des courses classiques, selon des critères d'esthétique, d'altitude, ou de simple commodité d'accès. L'évolution récente des mentalités et des techniques, l'accroissement de la fréquentation, la découverte de nouveaux itinéraires et, dernièrement, la disparition de certains glaciers ou de couloirs ont parfois modifié ces références. La liste des courses les plus prisées du massif, celles qu'il "faut avoir faites", nécessite donc des réactualisations périodiques. C'est ce que font dans cet ouvrage deux guides de haute montagne et un photographe professionnel, tous grands spécialistes du massif des Écrins et apportant un soin particulier à la précision des informations. Les itinéraires décrits restent volontairement peu difficiles et ce guide s'adresse au plus grand nombre.
La genèse du christianisme, à l'aube de notre ère, s'inscrit dans le contexte de la civilisation hellénistique qui rayonne déjà, depuis Alexandrie, sur tout le bassin méditerranéen oriental. Celle-ci agrège les philosophies grecques et la culture égyptienne et conditionne le mouvement de Jésus, qui tente d'allier hellénisme et judaïsme. Ce livre parcourt ainsi le chemin qui mène Jésus de Galilée en Judée, le christianisme de ses sources juives et hellénistiques à son aboutissement romain. C'est aussi le chemin qui va d'Isis, la déesse alexandrine alors au premier rang de la scène religieuse hellénistique, à la Vierge Marie qui la fait renaître au coeur de la religion chrétienne. Deux conjectures explicatives de la naissance virginale de Jésus et de sa résurrection après la crucifixion font d'une forte présence isiaque en Galilée, dans la diaspora juive comme dans l'armée et l'administration romaines, un facteur déterminant. Au plan méthodologique, les correspondances établies entre les catégories psychiques de l'imaginaire, du symbolique et du réel d'une part, et celles du divin, du sacré et du religieux d'autre part, éclairent les rapports entre l'histoire et les strates des mémoires successives. Appliquée à la légende de la ville d'Ys, cette clé d'analyse explique son caractère édifiant.
De manière profondément traditionnelle et singulièrement actuelle à la fois, ce qui constitue le cœur de l'expérience chrétienne de Dieu vécue et rayonnée dans la première moitié du XVIIe siècle français par Jean-Jacques Olier (1608-1657), c'est l'abandon, humble et confiant, à la conduite de l'Esprit Saint, seul capable de permettre à tout baptisé de " vivre souverainement pour Dieu dans le Christ jésus, notre Seigneur ". Voilà ce que Gilles Chaillot fait ressortir dans cet ouvrage qui donne accès à quelques-uns des plus beaux écrits de Jean-Jacques Olier. Ce dernier demeure dans l'histoire religieuse comme l'un des principaux artisans de la Réforme catholique en France au début du " grand siècle ". Dans ce qu'il appelait le " renouvellement du christianisme ", il s'est illustré par la prédication de nombreuses " missions " populaires en province et surtout par la fondation à Paris du Séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.