Nous sommes tous, le professionnel autant que le patient, empreints d'une dimension culturelle et donc tous concernés par l'interculturalité. La rencontre interculturelle et la mise en place de la relation d'accompagnement sont plus ou moins aisées et facilitées par des paramètres tels que l'intentionnalité, les savoirs interculturels (savoir, savoir-faire et savoir-être), les compétences de communication interculturelles... Dans cet ouvrage, nous présentons et expliquons les concepts de l'"? Accompagnement Transculturel Centré sur la Personne ? " (ATCP) et de l'"? ergothérapie transculturelle ? ", en nous appuyant sur les théories qui les sous-tendent. Le lecteur trouvera également, outre de nombreuses informations théoriques, des retours d'expériences, des "? défis ? ", des outils concrets et transposables dans la pratique professionnelle. Une approche pour les professionnels de l'accompagnement.
Steinbeck John ; Wiéner-Chevalier Magali ; Tomasin
Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune lemme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges."
Depuis la prison où il a été incarcéré, un adolescent anonyme raconte quelques épisodes de sa vie sur une cassette destinée au juge. Son père a quitté la famille, et dès son plus jeune âge, il a vécu seul avec sa mère, standardiste de nuit dans un hôpital parisien. Sa s?ur, qui vit avec un Portugais, travaille dans la coiffure, et son frère aîné, dans un garage en province. Ses médiocres résultats scolaires l'envoient dans une section d'éducation spécialisée, il fait quelques progrès et tombe amoureux de Clarisse, une gamine de sixième. Mais sa rencontre avec une bande de petits délinquants va bientôt l'entraîner sur une pente dangereuse. La Vie de ma mère raconte un fait divers banal, sans pathos d'aucune sorte. Thierry Jonquet a su habilement reconstituer la réalité sociale telle que peut la percevoir un adolescent démuni. La force de ce récit, qui donne directement la parole à un très jeune exclu, est liée à l'écriture choisie, à ce langage si spécifique aux jeunes de milieux défavorisés ? comme le verlan. À telle enseigne que cet ouvrage est recommandé dans les milieux enseignants... --Claude Mesplède
Ce recueil de vingt-huit versions latines permet de faire le point sur les connaissances acquises dans le secondaire. Les lecteurs trouveront, outre des conseils de méthode, deux types de traduction à la suite de chacune des versions qu'ils sont invités à aborder par eux-mêmes afin de tester leur niveau : une traduction " mot à mot ", qui les aidera à maîtriser les mécanismes spécifiques de la phrase latine, et, à titre d'exemple, une traduction plus élaborée. Diverses questions de grammaire (morphologie, phonétique, syntaxe, versification) sont posées, avec des renvois précis à des manuels d'usage courant, avant que la réponse ne soit apportée. Enfin, chaque version est accompagnée d'une courte introduction qui en précise le contexte, en indique le thème central, et d'un bref commentaire qui en dégage l'intérêt.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.