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La face cachée du genre
Chetcuti Natacha ; Greco Luca
SORBONNE PSN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782878545685
Rapport de sexage, effet idéologique et notion de sexe en françaisClaire MichardCet article expose le cheminement d'une recherche menée depuis la fin des années 1970. La première étape a eu pour objectif l'analyse des formes linguistiques de l'idéologie sexiste dans des discours scientifiques. À partir de l'interprétation sémantique de ces formes, j'ai fait l'hypothèse qu'il était possible de les faire toutes dériver du type de relation entre notion de sexe et notion d'humain selon qu'il s'agit des objets de discours «femmes» ou «hommes». Cette hypothèse a eu pour conséquence de me faire entreprendre ensuite l'analyse critique du traitement sémantique du genre en linguistique lorsqu'il s'applique aux référents humains.À l'opposé des analyses linguistiques traditionnelles qui postulent l'autonomie de la langue par rapport aux effets mentaux des structures sociales de domination, et de la plupart de celles qui ont été menées d'un point de vue féministe, ma démarche est ancrée très explicitement dans un ensemble de recherches féministes matérialistes s'intéressant aux rapports de pouvoir concrets et à leurs effets mentaux. Mon travail, qui s'inscrit dans la critique féministe de la connaissance, se situe à l'intersection de deux perspectives: la perspective des opérations énonciatives en linguistique - en particulier les travaux d'Antoine Culioli (1990, 1999 a et b), de Catherine Fuchs et Anne-Marie Léonard (1979), de Catherine Fuchs (1982, 1994) et de Pierre Le Goffic (1981) - parce qu'elle est la moins enfermée dans une pseudo-autonomie du linguistique, tout du moins en théorie; et la perspective sociologique matérialiste des rapports de pouvoir construisant les classes de sexe, tout particulièrement les oeuvres de la sociologue Colette Guillaumin (1992, 1995) et de l'anthropologue Nicole-Claude Mathieu (1991).L'intérêt de la théorie des opérations énonciatives est d'être centrée sur la production de signification et d'inscrire le sujet énonciateur dans la langue, ce qui a pour conséquence d'annuler l'illusion de transparence du langage et de neutralité de la langue. La relation entre un énoncé et l'événement extra-linguistique (au sens large, réel ou imaginaire) auquel il réfère est vue comme toujours indirecte, médiatisée par les sujets, autrement dit, il n'y a pas d'énoncé sans point de vue sur ce qui est énoncé.Du point de vue sociologique, les recherches de Guillaumin sur l'idéologie naturaliste et celles de Mathieu sur la dissymétrie dans la conceptualisation des sexes en anthropologie ont nourri ma réflexion et m'ont apporté des éléments pertinents pour envisager le statut de l'idéologique en sémantique linguistique.L'article de Guillaumin «Pratique du pouvoir et idée de Nature», paru en 1978, dans les n° 2 et 3 de la revue Questions féministes, c'est-à-dire en plein milieu de mon travail de thèse, a été capital pour l'interprétation des phénomènes linguistiques observés. La relation sociale qui produit les sexes en tant que classes y est conceptualisée comme rapport d'appropriation physique directe du corps des femmes par les hommes, rapport de pouvoir généralisé nommé «sexage», et qui préexiste logiquement à l'appropriation individuelle dans le mariage. Voici comment est défini l'effet idéologique propre au rapport de sexage:L'effet idéologique n'est nullement une catégorie empirique autonome, il est la forme mentale que prennent certains rapports sociaux déterminés: le fait et l'effet idéologique sont les deux faces d'un même phénomène. L'une est un rapport social où des acteurs sont réduits à l'état d'unité matérielle appropriée (et non de simples porteurs de force de travail). L'autre, la face idéologico-discursive, est la construction mentale qui fait de ces mêmes acteurs des éléments de la nature: des «choses» dans la pensée elle-même. (Guillaumin, 1992, [1978]: 17)
Résumé : Huit ateliers de bricolage, pour réaliser des objets qui jouent avec la lumière. Dans son atelier en Picardie, François a conçu des objets, des instruments, des jeux... simples à réaliser et expliqués en quelques étapes. Chaque bricolage est assorti de multiples variantes pour jouer avec les ombres et la lumière. Un ouvrage innovant pour des après-midi créatifs dès 7 ans.
Résumé : Cet essai novateur et subtil est le premier livre à s'attacher à l'intimité des lesbiennes en s'appuyant sur des récits de vie aussi bien hétérosexuels que lesbiens. Décrivant les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne, il s'intéresse au coming out, montrant en particulier que la mise en couple est une manière privilégiée de se dire et de se révéler socialement lesbienne. S'il étudie les modalités de la rencontre et les manières d'être en couple, il titre aussi son originalité de l'analyse des "scripts sexuels" des lesbiennes et comporte en outre un très utile petit glossaire du vocabulaire lesbien.
Par une douce nuit étoilée Nina et Nuno se promènent. En chemin ils rencontrent le gardien de la forêt, un drôle de géant, un arrosoir à la main...Une balade poétique en diorama. Chaque double page est un mini théâtre en relief et en papier découpé.
Résumé : Référence incontournable du féminisme contemporain, Monique Wittig voulait dépasser les rapports de domination pour faire apparaître l'humain. Ce livre est une introduction à l'ensemble de son oeuvre, éclairant sa pensée et la vision du monde qu'elle propose.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.