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La France dans le Pacifique. De Bougainville à Moruroa
Chesneaux Jean
LA DECOUVERTE
21,34 €
Épuisé
EAN :9782707120946
De Bougainville à Moruroa, des grands voyages de XVIIIe siècle au " Grand dessein " nucléaire de la Ve République, de Diderot à Gauguin et à Jacques Brel, le Pacifique a occupé une place de choix dans l'imaginaire culturel et dans les ambitions de la France. Trois " T. O. M. " de la République, catégorie ailleurs éphémère, y sont restés implantés : la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française, où la politique française a connu bien des vicissitudes qu'analyse ce volume. Notre monde est en pleine recomposition, il est dominé désormais par la problématique " Nord-Sud " et le Pacifique doit affronter les mêmes enjeux que le reste de la planète : crise de la croissance urbaine, débâcle de l'environnement, aléas du " développement ". Tels sont les vrais problèmes des peuples du Grand Océan, y compris ceux des TOM. L'ouvrage de Jean Chesneaux et Nic Maclellan s'interroge sur ce que pourrait être dans le Pacifique le rôle et la contribution de la France, si celle-ci cessait de donner priorité à des " terres de souveraineté " qu'elle est seule (avec les Etats-Unis) à y revendiquer de l'extérieur. Quel sens conserve la base d'essais de Moruroa, dans un monde que la confrontation nucléaire Est-Ouest a cessé de hanter ? Et quel sera l'avenir des TOM du Pacifique, une fois consommée en 1993, l'entrée de la France dans une Europe dont la logique est toute différente ?
Je ne sais rien de toi. Peut-e tre as-tu une bonne raison de lire ce livre, peut-e tre n'en as-tu pas. On n'as pas toujours besoin d'une raison pour faire les choses. Je ne viens pas te donner de lec on de courage, loin de moi cette ide e, tu as probablement eu, toi aussi, ta part de blessures. Je t'invite simplement a partager mon chemin pour trouver un peu d'espoir et de re confort dans ta vie. Depuis cet accident de plongeon en Juin 1960, je suis te traple gique. J'ai passe 63 ans de ma vie en fauteuil roulant, plus d'un demi-sie cle ! Aujourd'hui les choses sont diffe rentes et pas force ment plus faciles. Alors rele ve le de fi ; accroche-toi, mord, pleure mais bats-toi. La vie vaut la peine d'e tre ve cue ! " Jean-Claude Chesneau
Je ne sais rien de toi. Peut-être as-tu une bonne raison de lire ce livre, peut-être n'en as-tu pas. On n'as pas toujours besoin d'une raison pour faire les choses. Je ne viens pas te donner de leçon de courage, loin de moi cette idée, tu as probablement eu, toi aussi, ta part de blessures. Je t'invite simplement à partager mon chemin pour trouver un peu d'espoir et de réconfort dans la vie. Depuis cet accident de plongeon en Juin 1960, je suis tétraplégique. J'ai passé 63 ans de ma vie en fauteuil roulant, plus d'un demi-siècle ! Aujourd'hui les choses sont différentes et pas forcément plus faciles. Alors relève le défi ; accroche-toi, mord, pleure mais bats-toi. La vie vaut la peine d'être vécue ! "
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.