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Jacques André Boiffard, la parenthèse surréaliste
Chéroux Clément ; Amao Damarice
XAVIER BARRAL
40,00 €
Épuisé
EAN :9782365110532
Présentation de l'éditeur De ses illustrations pour Nadja d'André Breton, en passant par Le Gros Orteil ou Les Mouches publiées dans la revue Documents de Georges Bataille, le photographe Jacques-André Boiffard (1902-1961) a offert les images parmi les plus emblématiques de l'iconographie surréaliste. Bien que restreinte en temps et en nombre, son oeuvre révèle en creux, tout autant que sa trajectoire intellectuelle et idéologique, les tensions traversant le mouvement d'avant-garde. Boiffard a été un témoin discret mais actif de l'aventure surréaliste signant par exemple, aux côtés de Paul Eluard et de Roger Vitrac, la préface du premier numéro de La Révolution surréaliste. S'il ne s'illustre que tardivement comme photographe après plus de quatre années passées dans l'ombre de Man Ray, Boiffard a cherché à amalgamer dans sa propre pratique du médium la subversion, l'étrangeté et l'onirisme, toujours avec intransigeance et obsession analytique. Membre de la première heure du mouvement, complice de Pierre Naville et de Simone Breton-Collinet, élève de Man Ray et enfin, compagnon de route du photographe d'avant-garde Eli Lotar, Boiffard demeure encore aujourd'hui une figure mystérieuse que l'ample fortune critique générée par son corpus n'a pas suffi à désépaissir. "[...] Que ceux d'entre nous dont le nom commencent à marquer l'effacent. Ils y gagneraient une liberté dont on peut encore espérer beaucoup [...]", écrivait Paul Nougé à André Breton en 1929. Boiffard semble avoir pris à son compte l'injonction du leader surréaliste belge en parant d'un voile opaque sa destinée fulgurante, sensible et intrigante qui reste aujourd'hui à exhumer.
Editions Xavier Barral Qu'est-ce que la photographie ? Textes Essais des commissaires d'exposition : Clément Chéroux & Karolina Ziebinska-Lewandowska Fiche technique 190 x 240 mm 180 pages environ Exposition " Qu'est-ce que la photographie ? " à la Galerie de photographies du Centre Pompidou Du 4 mars au 1er juin 2015 Que reste-t-il lorsque tout a déjà été photographié ? Que reste-t-il lorsque des décennies d'enregistrements photographiques semblent avoir épuisés tous les sujets, l'ensemble des mises en scènes imaginables et la totalité des angles de vues possibles ? Que reste-t-il lorsque le réel semble lui-même exténué à force d'avoir été redupliqué ? Il reste la photographie elle-même. Depuis les avant-gardes des années 1920 et 1930, les artistes se sont évertués à interroger le médium photographique lui-même pour tenter de comprendre sa qualité ou sa spécificité. De Man Ray à Jeff Wall, en passant par Ugo Mulas, le présent ouvrage réunit près 70 oeuvres issues des collections du musée national d'art moderne - Centre Pompidou qui ont toutes en commun de poser la même question : " Qu'est-ce que la photographie ? ". Parfois ce sont les photographes eux-mêmes qui éprouvent la nécessité de s'interroger sur ce qu'ils font et de proposer une forme de synthèse de leur art. Parfois ce sont les historiens, les théoriciens, ou simplement les regardeurs qui perçoivent dans une photographie produite incidemment une valeur de définition manifeste. Ainsi, derrière un titre qui fait mine de s'inscrire dans la tradition des tentatives de définitions définitives de la photographie, l'ouvrage Qu'estce que la photographie ? propose exactement le contraire : il est en somme résolument anti-ontologique. Clément Chéroux Conservateur au Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, Clément Chéroux dirige le Cabinet de la photographie. Historien de la photographie, docteur en histoire de l'art, il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Vernaculaires, essais d'histoire de la photographie (Le Point du jour, 2013) et Henri Cartier-Bresson (Centre Pompidou, 2013). Il a été commissaire de plusieurs expositions dont récemment La Subversion des images : surréalisme, photographie, film (2009), Paparazzi (2013) et Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste (2014). Karolina Ziebinska-Lewandoska Karolina Ziebinska-Lewandowska est docteur en histoire de l'art, spécialisée dans l'histoire de la photographie. Après avoir été conservatrice à la Zacheta National Gallery of Art de Varsonie pendant onze ans, elle occupe, depuis 2014, le même poste au Cabinet de photographies du Musée National d'Art Moderne. Elle est également co-fondatrice de la fondation Archaeology of Photography, qui a pour but la sauvegarde des archives photographiques de Pologne.
Résumé : Ce livre révèle une page méconnue de l'histoire de l'art : celle du jeu en photographie. Avec une désopilante sélection de 350 images, Clément Chéroux présente le fascinant répertoire des "récréations photographiques". Et raconte comment ce divertissement d'amateur à la fin du 19ème devient une pratique d'avant garde dans les années 1920-1930 avec Man Ray, Berenice Abott, Henri Cartier-Bresson, André Katesz... De la culture populaire à l'art majeur : une relecture complète des avant-gardes artistiques.
Quoi de commun entre un photographe qui essaye de capturer des fantômes, un expérimentateur qui tente d'enregistrer ses pensées en disposant une plaque sensible sur son front, un opérateur de fête foraine, un prestidigitateur en chambre noire, de joyeux amateurs et quelques chasseurs de reflets ? Rien, si ce n'est leur appartenance à cette vaste catégorie photographique encore insuffisamment étudiée par les historiens du médium : celle du vernaculaire. La photographie vernaculaire est le plus souvent appliquée ou fonctionnelle, c'est-à-dire utilitaire. La famille est l'un de ses principaux lieux de production ou de circulation, elle est donc aussi domestique. Mais surtout, elle se situe hors de ce qui a été jugé le plus digne d'intérêt par les principales instances de légitimation culturelle. Elle se développe en périphérie de ce qui fait référence, compte et pèse dans la sphère artistique. Elle est l'autre de l'art. En historien consciencieux, mais non sans délectation, Clément Chéroux revient dans cet ouvrage sur quelques-unes de ces pratiques vernaculaires oubliées. Elles deviennent autant d'occasions d'interroger la photographie : faut-il (ou non) croire aux images, comment s'aveugler en les regardant, qu'est-ce qu'un amateur, quel est l'inconscient photographique du cinéma de Georges Méliès, les photographes forains ont-ils le pouvoir de changer la vie en changeant de décor, quelle était la véritable activité d'Eugène Atget ?
Résumé : Cet ouvrage, premier tome d'une collection d'entretiens sur la photographie, réunit les conversations menées par Clément Chéroux avec treize artistes photographes de renom. Réalisés à la Fondation Henri Cartier-Bresson entre 2012 et 2016, ces entretiens constituent un véritable état des lieux de la photographie contemporaine. Clément Chéroux y use d'une approche originale, menant une conversation rythmée qui lui permet de dévoiler les interrogations des photographes, leurs inspirations et les multiples facettes de leur travail. Au fur et à mesure des entretiens, il établit ainsi des liens entre les diverses séries, les photographes et les événements qu'ils ont vécus. Le lecteur entre alors dans l'intimité du processus créatif des artistes, invité à porter un regard renouvelé, toujours accompagné d'une pointe d'humour, sur le travail de ces grands témoins de la photographie.
La maison Vuitton, partenaire de cette publication, ouvrira à cette occasion ses archives. Ses images raconteront certains des voyages évoqués ici. Créatrice de malles aux usages les plus divers et exotiques, elle a accompagné les nouveaux modes de voyages et participé à l'émergence du globe-trotteur moderne. Les nouveaux moyens de transports et équipements qui apparaissent au milieu du XIXe siècle et au début du XXe siècle offrent des moyens inédits pour explorer le monde. Transatlantiques, voitures chenilles, avions longs courriers, zeppelins, trains express permettent des expériences autres du voyage et déploient de nouveaux horizons. Désormais, les pays lointains ne sont plus uniquement accessibles aux seuls aristocrates, explorateurs et aventuriers en tous genres, leur découverte s'ouvrent à des voyageurs aux curiosités multiples : savants, artistes, dandys, archéologues, écrivains, agents secrets, négociants... Pour tous, le monde devient un livre que l'on peut parcourir plus aisément, luxueusement ou de manière pittoresque. Les cinq continents sont sillonnés, traversés, parcourus à pieds, en traîneau, à vélo, en Jeep, en steamer, ou survolés en ballon, hydravion, planeur... Ces moyens de locomotion, nouveaux pour certains, donnent à voir et à percevoir autrement l'espace, les paysages et les lieux, les confins du monde deviennent tangibles. Ces moyens de parcourir le monde constituent également de nouveaux instruments de connaissance. Au fil d'une cinquante d'épopées menées par de grands voyageurs mais aussi par des excentriques, des sportifs, des aventuriers, cet ouvrage évoquera les voyages les plus étonnants menés depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Grigorescu Dan Er ; Dan Calin ; Haulica Dan ; Jone
L'ouvrage Brancusi ou l'anonymat du génie paraît pour la première fois en 1967 aux éditions Méridiane, à Bucarest. Hommage à l'oeuvre du sculpteur roumain, il présente plus d'une centaine de photographies réalisées par Dan Er Grigorescu, photographe fasciné par l'art de ce maître de la modernité. Reprenant le format album de la première édition, le présent ouvrage a puisé dans les archives exceptionnelles de Dan Er Grigorescu, qui durant trois décennies, entre 1964 et 1967, photographia les célèbres sculptures de Brancusi dans son atelier ainsi que celles de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, petite ville du centre-ouest de la Roumanie. La vision très graphique de l'espace, les jeux d'ombre et de lumière, la plongée dans la matière et la sobriété des images de Grigorescu restituent l'abstraction plastique des sculptures de Brancusi. Fasciné par les arts traditionnels roumains, le sculpteur conjugue éléments vernaculaires et motifs modernes. Ainsi, le motif du rhombe (losange en volume) présent dans l'art populaire roumain comme ornement architectural prend toute son ampleur dans la Colonne sans fin , l'une des trois pièces de l'ensemble de Târgu Jiu, avec la Porte du baiser et la Table du silence . Réalisées entre 1937 et 1938, ces oeuvres, disposées sur un axe de près d'un kilomètre de long, composent un ensemble exceptionnel, toujours conservé aujourd'hui, et témoignent de l'importance de la fusion entre l'art et la nature chez Brancusi. L'atelier était perçu par l'artiste comme " un tout organique autonome " : le site de Târgu Jiu concrétise cette vision architecturale et organique de la sculpture. Avec ses prises de vue en série, ses images saisissant sous des lumières et des angles différents des oeuvres désormais iconiques du XXe siècle, cet album offre un nouveau regard sur l'artiste.