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Intervention d'humanité. La répression de la traite des esclaves à Zanzibar, Années 1860-1900
Cheriau Raphaël ; Nicolas Alexandre
CNRS EDITIONS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782271127204
Le sultanat de Zanzibar, petit empire maritime omanais établi sur les côtes de l'Afrique orientale, fut au coeur des politiques impériales européennes à la fin du XIXe ? siècle... Le sultanat de Zanzibar, petit empire maritime omanais établi sur les côtes de l'Afrique orientale, fut au coeur des politiques impériales européennes à la fin du XIXe siècle. Place stratégique convoitée, l'archipel est marqué par un recours massif à l'esclavage. Les opérations navales menées par la marine britannique dans le but de mettre fin à la traite exacerbent les tensions avec la France qui soupçonne, derrière des visées abolitionnistes, un plan de colonisation de la région. Fruit d'une lecture novatrice des archives britanniques et françaises, ce livre souligne les contradictions de la relation entre le mouvement anti-esclavagiste et les politiques menées en son nom, parfois qualifiées d'"? impérialisme humanitaire ? ". Si les politiques de lutte contre la traite dans l'océan Indien ont bien servi à légitimer de brutales interventions militaires, elles accompagnèrent également le développement de la défense des droits humains dans les relations internationales. L'auteur montre ainsi comment l'abolitionnisme dans cette région du monde a participé, dans une certaine mesure, à l'émergence des notions juridiques d'intervention humanitaire et de crime contre l'humanité, fondations du futur droit ou devoir d'ingérence. Une contribution aux études impériales et à l'histoire du droit international.
Ce soir, la cause est entendue: il ne veut plus de Susan, cette femme"dont il sait presque tout'. Après six années de vie commune, quelques mensonges, par bonté, deux fils à élever (trois et cinq ans) qu'il adore, le narrateur, à bout de souffle, prépare son départ, conscient que le désir a déserté la maison. Une dernière nuit à contempler seul cette rupture, à solder pour de bon cette union, consentie pour "nous frustrer et nous punir mutuellement'. [...] Kureishi déroule le drame conjugal dans ce qu'il a de plus prosaïque. Est-il possible de bien vivre ensemble? Le bonheur ne résulterait-il pas d'un apprentissage? A ces questions, d'apparence éculée, Kureishi renvoie sa propre expérience, ses espoirs, ses tourments, pour finir sur un contentement désabusé:"L'amour est un sale boulot;ÁÁimpossible de garder les mains propres.""
Et Neel a beau avoir étudié aux Etats-Unis et être devenu un brillant anesthésiste dans un grand hôpital de San Francisco, il n'échappera pas à un mariage arrangé - une tradition à peu près immuable en Inde. Au cours d'un bref voyage pour voir sa famille, le piège se referme et le voilà marié à Leila, qu'il n'a vue qu'une fois. Certes, elle est belle, douce, cultivée, intelligente - bien plus qu'il ne l'imagine -, mais il n'en veut pas. Il préfère, de loin, son explosive maîtresse californienne. Ce qu'il ne sait pas, c'est que Leila va attendre son heure et, sans bruit, sans drames, sans scènes, réserver à son mari bien des surprises.
Résumé : Les enfants vivent aujourd'hui entre quatre murs, coupés de la nature. Ils souffrent d'obésité, d'hypertension, de dépression, de troubles du comportement, etc. Quelle est la responsabilité du modèle éducatif ? Couper la jeunesse d'un monde extérieur qui pourtant l'aide à grandir n'est-il pas inadapté et dangereux ? Pour accompagner les enfants dehors, des initiatives fleurissent. Matthieu Chéreau et Moïna Fauchier-Delavigne ont voulu en savoir plus et ont rencontré des chercheurs, des éducateurs, des enseignants, ces pionniers qui se penchent sur l'importance des milieux naturels, des arbres, de la terre et de l'eau dans le bien-être de l'enfant. Ils se sont aussi rendus dans ces écoles en Europe où la classe se fait à ciel ouvert. Où l'enfant fait l'expérience de la nature. Cette formidable enquête nous révèle qu'un mouvement qui met la nature au centre du développement et de l'apprentissage de l'enfant croît rapidement dans le monde, et prend forme en France. Les résultats sont là : les enfants qui bénéficient de cette approche acquièrent des compétences solides ? d'un point de vue physique, mais aussi cognitif et social ? et une appétence indéniable à la joie. Une autre éducation est possible, grâce à laquelle l'enfant redécouvre la richesse du monde dans lequel il vit.
Sexiste, moi ? Hé oui, c'est bien possible, car les clichés ont la vie dure. De son crayon affûte, Chereau passe en revue toutes les formes de sexisme. Dans un florilège de saynètes mordantes, il nous invite à porter un regard espiègle et moqueur sur le sexisme malgré soi parce qu'inconscient, inculqué depuis toujours, ou encore le sexisme affirmé, voire revendiqué dans des propos ou attitudes déplacés. Il pointe également, avec force et humour, les résistances et luttes face au sexisme, des répliques spontanées aux mesures engagées, les efforts des uns, les excès ou dérives des autres, tout y passe pour mieux nous encourager à briser les vieux réflexes et nous dépasser en vue d'un monde meilleur, bienveillant et plus juste. Un ouvrage d'utilité publique à mettre entre toutes les mains !
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.