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Gabriel Deshayes et la chartreuse d'Auray. 1808-2012
Chéory Jean
AIRELLE
12,00 €
Épuisé
EAN :9791090014053
Gabriel Deshayes est originaire de Beignon, dans le Morbihan. Curé d'Auray en 1805, puis Supérieur général des Congrégations montfortaines à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1821, Gabriel Deshayes s'est beaucoup investi dans l'enseignement des sourds-muets. En 1810, il fonde à la Chartreuse d'Auray la première école de toute la Bretagne. Il la confie à mademoiselle Laurine Duler, puis aux Filles de la Sagesse et aux Frères de Saint-Gabriel. Jusqu'à sa mort, en 1841, il reste fidèle à son oeuvre de prédilection. Il veille particulièrement à la formation de ses enseignants. Il n'hésite pas à envoyer plusieurs d'entre eux se perfectionner près de l'abbé Sicard, dans son établissement de la rue Saint Jacques à Paris. Lors de multiples voyages il montre aux enfants sourds eux-mêmes toute l'affection qu'il leur porte. Et ceux-ci la lui rendent bien. Ses visites sont pour eux une joie, une fête. Ce lien très fort que Gabriel Deshayes va entretenir toute sa vie, ne s'est jamais démenti depuis et se prolonge de nos jours encore.
La psyché issue de notre cerveau domine le débat. Jean-Pierre Chetry, Diplômé Universitaire d'Implantologie Chirurgicale et Prothétique, Membre Associé National de l'Académie Nationale de Chirurgie Dentaire, a su trouver les exemples pratiques, les mots simples et compréhensibles pour décrire les différentes situations auxquelles le praticien est confronté dans son quotidien clinique. L'abord psychologique, subtil édifice aussi puissant que fragile, reste des plus complexe car essentiellement basé sur la confiance. Sans elle, rien n'est possible, contre elle notre challenge thérapeutique est perdu d'avance. Le patient, dans l'ignorance des techniques de plus en plus sophistiquées et de leurs conséquences, confie sa cavité buccale à notre expertise dès lors ce lien invisible durablement établi. En déclinant de façon didactique et concrète les différentes clefs pour y parvenir, et sans recours à des techniques de manipulation intellectuelle, l'auteur, qui dispose d'une longue expérience comme clinicien mais également d'Enseignant au Diplôme Universitaire d'Implantologie Basale, expose dans cet ouvrage un protocole original de la communion patient-praticien. A l'appui de cas cliniques bien documentés et d'Arrêts de Cour d'Appel faisant Jurisprudence, cette publication vise à une présentation optimisée et plus sereine de l'implantologie et ce, dans le cadre réglementaire médico-légal et déontologique. En conclusion de ce discours sur lequel tout professionnel implantologiste devrait se pencher, il faut reconnaître à l'auteur le mérite d'avoir pu développer vis-à-vis des différentes préoccupations des patients, une approche pédagogique adaptée, claire et intelligible qui vise à convaincre sans contraindre. Riche de ces enseignements, elle vient s'inscrire dans une véritable stratégie relationnelle : celle de gagnant-gagnant.
Curé d'Auray, dans le Morbihan, puis Supérieur général des Congrégations montfortaines à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée, Gabriel Deshayes reste un personnage assez méconnu pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'enseignement des sourds. Pourtant, à sa mort en 1841, les Soeurs de la Sagesse et les Frères de Saint-Gabriel travaillaient déjà dans dix écoles ! D'autres projets avaient mûri mais n'avaient pu être réalisés. Et son influence, jusqu'à maintenant, ne s'est jamais démentie, que ce soit en France ou à l'étranger.
Louis Cailleau, en religion Frère Louis, a fortement marqué son époque et ses contemporains au XIXe siècle. A 27 ans, en 1850, il est nommé directeur de l'établissement des sourds-muets de Nantes, fonction qu'il assumera jusqu'à sa mort en 1890. La Persagotière, qu'il découvre en 1856, il l'aménage, l'agrandit, l'adapte aux besoins successifs du nombre croissant des élèves et de l'évolution de la pédagogie. Ses Supérieurs religieux lui témoignent une rare confiance, spécialement quand il s'agit des sourds-muets. Le Frère Louis fut toute sa vie un homme compétent et reconnu tant dans l'enseignement que dans ses relations avec les Administrations. Sa vie et son action ont toujours été soutenues par son engagement religieux auquel il tenait tant. C'est ainsi que toute sa vie fut vraiment au service des sourds-muets.
Le Frère Etienne Coissard fut un personnage très connu, surtout à Nantes, dans la première moitié du XXe siècle. Sa vocation première fut celle d'enseignant des sourds-muets. Toute sa vie, il y resta fidèle, pédagogue reconnu par ses pairs. Il étudia sérieusement les mécanismes physiologiques de l'audition et de la parole. Fin connaisseur, il fut l'un des pionniers de l'orthophonie en France et inventa toute une série d'appareils destinés à améliorer ses techniques de rééducation. En même temps, il se passionna pour l'histoire des écoles des Frères de Saint-Gabriel et spécialement de celle de Nantes. Ses recherches le conduisirent fréquemment aux archives. Ses études sont nombreuses et fort documentées. Elles nous montrent un homme organisé, précis, soucieux du détail. Sa vie professionnelle fut très dense, fort variée. Mais elle s'appuya toujours sur une vie chrétienne, religieuse très profonde, sans manifestation intempestive. C'est ainsi que toute sa vie fut vraiment au service des sourds-muets.
La Persagotière ! Pour bien des gens, ce nom désigne simplement l'institution d'enfants sourds de la ville de Nantes. Mais peu en connaissent l'histoire, le passé et tout ce qui a fait l'aura et la réputation de ce grand établissement. La modeste école de sourds-muets, créée au centre de Nantes par René Dunan, aménagée dans l'hôpital Saint-Jacques au XIXe siècle, installée ensuite dans la propriété de la Persagotière par le Frère Louis, deviendra un grand établissement qui accueillera jusqu'à plus de 300 enfants, sourds mais aussi aveugles. Construite avec ténacité par des hommes croyant profondément en leur mission, voire en leur prédestination, l'institution de la Persagotière fut aussi un grand centre de formation de professeurs et de directeurs qui allèrent veiller à l'avenir d'autres écoles d'enfants sourds. Ce livre, qui retrace plus de cent-cinquante ans d'histoire, contient également de nombreuses illustrations.
Résultat d'années de recherches aux Etats-Unis et en France, ce livre explore le processus par lequel trois biographes français sourds des XIXe et XXe siècles ont tenté de franchir le fossé séparant les univers sourd et entendant. L'approche, très différente de chacun, montre à quel point la question de l'assimilation individuelle dans la société met en danger le sentiment d'identité personnelle. L'auteur commence par rendre compte des ouvrages de Jean-Ferdinand Berthier (1803-1886) consacrés à l'abbé de l'Epée, à l'abbé Sicard et à Auguste Bébian. Tout en parcourant l'ensemble de leur existence, Berthier se concentre sur l'engagement politique et social de ses personnages. Yvonne Pitrois (1880-1937) de son côté, s'est penchée sur les vies de sourds-aveugles. Sa biographie d'Helen Keller se focalise sur la relation exceptionnelle entretenue par celle-ci avec sa pédagogue, Anne Sullivan. Corinne Rocheleau (1881-1963) brosse le contexte historique qui a amené les pionnières du Canada français à quitter la France, la narration des vies étonnantes de ces femmes constituant le grand apport de son oeuvre. L'auteur montre que le genre biographique n'a pas pour seule fonction l'exploration extérieure, c'est aussi un moyen pour ces trois figures de la communauté sourde de donner de l'aplomb à leur moi le plus intime et de résoudre l'ambivalence de leur condition.
Gabriel Deshayes est né à Beignon, petite bourgade du Morbihan, près de la forêt de Paimpont. Ordonné prêtre pendant la Révolution, il vit ses premières années de sacerdoce dans la clandestinité, déjouant, avec audace et bonne humeur, les recherches dont il est l'objet. Curé d'Auray pendant 15 ans, il oriente son ministère vers les plus pauvres, avec le souci constant de la restauration des valeurs chrétiennes et celui de l'éducation des enfants, surtout ceux des campagnes. Les sourds auront sa préférence. Elu Supérieur général des Congrégations montfortaines de Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée, il donne, pendant 20 ans la pleine mesure de son engagement pour tous. De nombreuses Congrégations religieuses lui doivent leur fondation, leur refondation ou leur développement : les Pères montfortains, les Soeurs de la Sagesse, les Soeurs de Saint-Gildas, les Soeurs de l'Ange Gardien, les Frères de Saint-Gabriel, les Frères de Ploërmel, les Frères Agriculteurs de Saint-François d'Assise. Sa confiance en la Providence permet à Gabriel Deshayes d'être sur tous les fronts et de réaliser bien des merveilles.