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La Chine pense-t-elle ?
Cheng Anne
FAYARD
11,45 €
Épuisé
EAN :9782213642925
Depuis l'Europe des Lumières, on s'est beaucoup occupé de - penser la Chine -, quitte à fabriquer les représentations les plus contradictoires, entre la - Chine philosophique - et le - despotisme oriental -, entre la Chine éternelle, esthétique et consensuelle et une autre, imprévisible et inquiétante. Pour sortir de ces clichés tenaces, Anne Cheng nous propose d'exercer notre oreille à capter ce que les auteurs chinois nous donnent à entendre. La Chine ne serait-elle pas capable, après tout, de penser et de se penser par elle-même? Biographie de l'auteur Née en 1955, Anne Cheng a mené ses travaux de recherche et d'enseignement sur les sources de la tradition et de la modernité chinoises, d'abord au CNRS, puis à l'INALCO, avant d'être élue au Collège de France en 2008 à la chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine. Elle est l'auteur notamment d'une traduction en français des Entretiens de Confucius (1981) et d'une Histoire de la pensée chinoise (1997, rééd. 2002 et traduite en de nombreuses langues). Elle a également dirigé plusieurs ouvrages collectifs, dont La Pensée en Chine aujourd'hui (2007).
Un livre qui viendra compléter le «Traité d?efficacité» de François Jullien présenté en résumé dans Réflexion Faite de mai dernier. Anne Cheng en retraçant quatre mille ans de pensée chinoise contribuera certainement à briser la perception réductrice que l?on a malheureusement souvent de cette région du monde et qui ne nous fait retenir que certains aspects religieux ou une simple sagesse.
Depuis quatre mille ans, la culture chinoise offre l'image d'une remarquable continuité. Pourtant, c'est à travers une histoire faite de ruptures radicales, de profondes mutations mais aussi d'échanges, que la Chine a vu naître des pensées aussi originales que celles de Confucius et du taoïsme, et assimilé le bouddhisme avant d'engager à l'ère moderne un dialogue, décisif pour le temps présent et à venir, avec l'Occident. Force est de constater cependant que la plupart des Occidentaux demeurent dans l'ignorance de cette tradition intellectuelle qui n'a fait l'objet que de présentations partielles ou partiales.
Hiver 1627. Un vieux manuscrit byzantin abandonne l'ombre protectrice d'un monastère grec. Il quitte les montagnes chypriotes pour le royaume de France. En Méditerranée, il échappe aux pirates barbaresques. A Marseille, il découvre un port où les épices et la soie de l'Orient croisent le drap flamand. Son aventure périlleuse se poursuit sur les routes de Provence jusqu'à Aix où un homme l'attend avec impatience. Cet homme s'appelle Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637). Il recherche sans relâche manuscrits, médailles, antiquités, animaux exotiques. Sans quitter la France, il mène sa traque dans toute l'Europe et le pourtour méditerranéen, depuis les bibliothèques italiennes et londoniennes jusqu'aux monastères du désert au coeur du Sahara. Il s'est constitué le plus important réseau de correspondance de son temps, dialoguant avec d'obscurs marchands ou des chasseurs de trésors, mais aussi avec Gassendi, Mersenne, Galilée, Rubens... En même temps, il oeuvre au centre du pouvoir, auprès de Guillaume du Vair, le garde des Sceaux de Louis XIII et il côtoie Francesco Barberini, le neveu du pape Urbain VIII. Pourtant, malgré sa puissance, il n'use de son autorité que pour assouvir sa soif de savoir. Amoureux des livres, la culture est sa seule épouse. Parlementaire, historien, philologue, lettré, Peiresc est un inlassable éveilleur de culture, un intrépide passeur de savoir. Pour son rôle majeur dans la République des Lettres du premier XVIIe siècle, il méritait ce nouvel éclairage qui le fait sortir de l'ombre où l'avait enfermé une modernité parfois injuste.
La Chine pense-t-elle ? Peut-elle être pensée dans son essence sans sombrer dans l'orientalisme ? Est-elle seulement à même de penser alors qu'elle est lancée dans une course effrénée à la richesse et à la puissance ? Depuis maintenant plus de quarante ans, Anne Cheng questionne la pensée chinoise, ses textes et son histoire. On lui doit, en particulier, des recherches approfondies sur le confucianisme, ce pilier central de la Chine impériale aujourd'hui remis à l'honneur, après plus d'un siècle de destructions systématiques. Ses travaux de recherche et son intense activité éditoriale entendent affranchir la "civilisation" chinoise de toutes ses représentations préconçues et de son caractère prétendument "autre", sans éluder les questions les plus dérangeantes de la société actuelle. Dans ce récit personnel, elle explique aussi comment une vie consacrée à une recherche donnée a pris telle forme particulière et a suivi tel cheminement plutôt que tel autre, par-delà les voies labyrinthiques d'un destin familial singulier.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).