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Une autre façon d'écrire sur le sable
Chénetier Marc
JOCA SERIA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782848093864
John Yau avec Une autre façon d'écrire sur le sable nous en fait voir de toutes les couleurs, lançant sa "machine de mots" sur le chemin de la peinture où l'on croise Hieronymus Bosch, William Turner , Francis Bacon, Yves Klein, entre autres. Ce livre est une invitation à "tremper" dans la peinture "avant que les mots ne domestiquent cette expérience" : si les peintres prennent ici la parole, les poètes se font aussi entendre, des auteurs chinois de la dynastie Tang menés par Li Po et Tu Fu jusqu'à Emily Dickinson, Baudelaire, Mallarmé, Trakl. Il ne s'agit pas pour autant d'une "lutte" pictura poesis : les mots sont trop conscients de leur matière verbale pour vouloir rivaliser avec les images. Dans cette poésie tendue entre le visible et le lisible, les couleurs sont invitées à muter pour devenir "des êtres humains / des individus hautement évolués. Quant au personnage principal du poète lui-même, il se joue de nous dans une galerie de "portraits manquants" : sa biographie "raconte l'histoire de quelqu'un qu'il n'a jamais rencontré" et les seules confessions offertes sont celles d'un "sac à provision recyclé." Dans le jeu de miroirs et d'images de John Yau, peut-être est-ce alors "une entreprise idiote / d'essayer de mettre des mots sur des idées". Le poète corrige aussitôt cette pensée en nous demandant : "ne vous êtes-vous pas parfois trouvés avec moi / Tout au fond d'une flûte de champagne ? " Au fil des pages, nous nous égayons en effet dans le mousseux des mots : Une autre façon d'écrire sur le sable est un livre qui pétille, un livre de fête.
Résumé : "Où t'en es-tu allé, Joe DiMaggio ? Une nation entière tourne vers toi son regard esseulé", interrogent Simon et Garfunkel dans la chanson culte "Mrs Robinson'. Homme élevé au rang de demi-dieu, acclamé par les foules, DiMaggio a été brisé par la machine qui a fait sa gloire. Mais qui était vraiment Joe "la Châtaigne", légende américaine du baseball, héros trop discret à la personnalité taciturne et époux malheureux de Marilyn Monroe ? Jerome Charyn donne ici voix à l'Amérique de l'après-guerre, qui a vu naître la culture de masse et l'âge d'or des icônes patronnées par les industries du sport et du cinéma. Il analyse les rouages du rêve américain à travers les portraits croisés de DiMaggio, fils d'immigrés italiens, et de Marilyn, aux origines sociales modestes, tous deux partis côtoyer les étoiles. Par petites touches, il en montre également les fêlures : la ségrégation, le maccarthysme, et l'émergence de la contre-culture. Mêlant travail de recherche, bonheur d'écriture et fulgurances littéraires, il s'affranchit de la frontière entre la biographie et le roman, s'inscrivant ainsi dans la lignée des grands textes de Norman Mailer et de Joyce Carol Oates.
Résumé : "Quand il fait - 75°F, il faut absolument réussir à faire son feu du premier coup - si on a les pieds trempés en tout cas". C'est qu'il fait extraordinairement froid sur cette piste que suit notre homme, un chercheur d'or qui part rejoindre ses associés, avec pour seule compagnie un husky. Le chien semble mieux connaître le climat que son maître, il le craint davantage et il a bien raison. Pour se réchauffer en chemin, il faut faire du feu ; et pour cela, une boîte d'allumettes au nombre compté de bâtonnets. L'homme réussira-t-il à allumer les brindilles et à protéger les premières flammes ? Plus un dossier en quatre parties : Je découvre ; J'analyse ; Nous avons la parole ; Prolongements Classe de cinquième.
La troupe errante des guérilleros avec le Che dans les forêts de Bolivie. Trois points de vue, trois types d'écriture viennent restituer la fin du parcours héroïque d'Ernesto Guevara dans le réseau complexe et contradictoire des relations humaines et des enjeux politiques de l'époque. Personnages de fiction et personnages historiques peuplent ce roman d'aventures politique. Extrapolations qui content les gloires et les déboires d'une utopie
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.