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L'économie institutionnelle. 3e édition
Chavance Bernard
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348036187
L'analyse des institutions constitue un objet essentiel de la réflexion économique, désormais indispensable, en rupture avec le courant dominant de la pensée au XXe siècle. Troisième édition de cette synthèse de référence. L'économie est un processus institutionnalisé : tel est le consensus qui semble s'établir depuis la fin du siècle dernier. Admettre l'importance des institutions pour l'étude de l'économie représente toutefois une rupture avec le courant dominant de la pensée au XXe siècle. Ce livre retrace l'histoire des théories économiques qui composent la grande famille de l'économie institutionnelle. A partir de positions doctrinales et méthodologiques parfois opposées, elles ont toutes tenté de comprendre la nature, le rôle, l'origine et le changement des institutions et apporté une contribution majeure à la réflexion contemporaine. Parmi les grands thèmes de la pensée institutionnaliste figurent les relations entre continuité et changement, le rapport entre comportements individuels et règles sociales, l'impact des institutions sur la dynamique ou les performances de long terme des économies, la place respective du pouvoir et de l'efficacité dans les évolutions historiques.
Quinze ans après 1989, huit pays d'Europe centrale et balte sont enfin admis dans l'Union européenne, qui connaît ainsi le plus grand élargissement de son histoire. Mais le chemin de l'adhésion fut long et semé d'obstacles : la transformation économique et sociale s'est révélée souvent douloureuse. À l'heure de la réunification européenne que semble consacrer l'élargissement de l'Union, nombre de difficultés demeurent ou apparaissent tant du côté des nouveaux membres que de celui de l'Union dans son ensemble. Dans une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage examine les grands problèmes de l'intégration européenne pour les sociétés des nouveaux pays membres post-socialistes : sécurité et souveraineté, relations économiques extérieures, aides européennes, question agraire, inégalités régionales, transformations sociologiques et évolution du modèle social européen. Il explore les principaux domaines où règne une incertitude sur l'avenir de l'intégration européenne au cours d'un tournant critique de son histoire.
Orléan André ; Chavance Bernard ; Batifoulier Phil
Résumé : Ce livre est avant tout un cri d'alarme. Depuis plusieurs an-nées, on assiste à une uniformisation dramatique de la pensée économique. Cette affaire n'est pas anecdotique parce qu'elle affecte la vie quotidienne de tous les citoyens. Elle a pour enjeu le choix des politiques, qui ne peuvent se réduire aux seules conceptions néolibérales. Ce manifeste raconte comment une orthodoxie a fini par étouffer la diversité des conceptions. Il a pour point de départ une lettre dans laquelle l'économiste Jean Tirole jette tout le poids de son récent prix Nobel pour bloquer une réforme visant à restaurer le pluralisme des doctrines économiques à l'université. Dès réception, sa destinataire, Geneviève Fioraso, à l'époque secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur, retire son décret. Voilà donc un économiste libéral qui demande à l'Etat d'intervenir pour l'aider à maintenir sa position de monopole dans l'ordre universitaire et une ministre de gauche qui obtempère. Pourtant il fut un temps où la gauche n'avait pas peur des pensées économiques alternatives et des débats d'idées. Ce livre appelle à une restauration du pluralisme, condition sine qua non pour que vive en France une démocratie informée et efficace.
A la fin du xxe siècle, la théorie du capitalisme de Marx sombrait dans les oubliettes de l'histoire. La chute des systèmes socialistes et l'hégémonie de la doctrine absolutiste du marché semblaient enterrer définitivement une conception jugée dépassée, dont les prédictions sur la fin prochaine du capitalisme avaient été réfutées par l'histoire. La grande crise économique mondiale du début du XXIe siècle ravive la vision critique que Marx avait élaborée, celle d'un mode de production capitaliste contradictoire, dont le développement s'effectue à travers des convulsions périodiques au coût social considérable. Cet ouvrage propose une introduction à la théorie marxienne développée dans Le Capital à travers la "critique de l'économie politique". Le capital y est défini comme un rapport social, comme un processus de "fabrication de plus" qui s'autonomise et finit par instrumentaliser les hommes qui le produisent. Deux conflits majeurs engendrent la dynamique singulière du système: le premier oppose le travail et le capital, le second les capitalistes entre eux, dans la concurrence qu'ils se livrent. Ses contradictions s'expriment et se résolvent provisoirement par des crises. Penser le capitalisme aujourd'hui demeure un impératif et un défi. La théorie de Marx, ainsi que sa critique, peuvent encore y contribuer: par cela même Le Capital reste un ouvrage classique.
Le capitalisme selon Marx a une double nature : c'est une économie marchande conjuguée au système du salariat. La logique interne du système, que seule la critique peut révéler, explique ses formes visibles mais souvent illusoires. Ses contradictions profondes engendrent un mouvement irrépressible, des changements et un progrès permanents, mais aussi les tendances mêmes qui le conduiront à sa fin. Cet ouvrage propose une introduction i la théorie marxienne développée dans Le Capital (1867) à travers la " critique de l'économie politique ". L'auteur insiste sur son originalité méthodologique, suggère l'intérêt actuel d'une approche pourtant fortement datée et inachevée et souligne le lien paradoxal entre la vision du capitalisme et l'utopie communiste de Marx. Penser le capitalisme aujourd'hui demeure un impératif et un défi. La théorie de Marx, ainsi que sa critique, peuvent encore y contribuer : par cela même Le Capital reste un ouvrage classique.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.