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Les mouettes sur la Saône
Chauviré Jacques
TEMPS IL FAIT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782868534125
Ce récit est profondément marqué par un paysage d'eau: la Saône, les ruisseaux, les marais, les étangs et les eaux souterraines qui finiront par pourrir et détruire la maison familiale, quelque part entre Lyon et la Dombes. François, le narrateur, dont le père a été tué à la Grande Guerre, se lie dès sa jeune enfance avec un cousin "retardé", et atteint d'un diabète méconnu qui lui donne une soif inextinguible, d'autant plus frappante que l'eau est partout. A travers cette grande amitié, nous découvrons la vie des paysans dans les saisons, et aussi les figures familiales: la mère, veuve de guerre, oncle Paul le sportif, oncle Lazare dont les originalités confiaient parfois à la folie et sa femme anglaise Flo qui, bien que souvent "patraque", tente d'éduquer son enfant anormal et finira par sacrifier sa vie. Plus tard, François s'installe en ville, à Lyon. C'est la première séparation avec le cousin dont le nom change au cours des années: Frédéric, Bill, Baby, le Bouib, le Babouin... Noms ou surnoms dérisoires donnés par le père dans une lucidité désespérée. Le temps est ponctué par les retrouvailles dans la maison qui se dégrade lentement. François et son cousin, si étrangement accordés dans leur enfance, n'avancent plus au même rythme. François se développe, s'enrichit, tandis que le Babouin stagne, reste dans sa définitive immaturité. Quand, à la fin du livre, il meurt, il était déjà loin, très loin du narrateur. Ce livre fin et sensible, mélancolique, n'est pas seulement l'histoire d'une enfance et d'une étrange amitié. Toute une société y est peinte, sans qu'il y paraisse, un monde simple qui s'efface peu à peu, emportépar le temps comme la maison familiale est avinée par les eaux.
Un médecin, dans une petite ville de province devenue banlieue industrielle, confie à un journaliste les circonstances qui l'ont conduit, quelques années auparavant, devant la justice pour non-assistance à personne en danger et détaille la façon dont il a traversé cette épreuve dans la quasi-indifférence, autrement préoccupé par une faute bien plus grande à ses yeux, commise vis-à-vis du marinier Thieberghen auquel le lie une étrange amitié. Deux faits divers entremêlés sont ici l'occasion d'une poignante confession sur les doutes et les périls auxquels ne saurait échapper un médecin scrupuleux, incertain de son rôle et de son pouvoir. Homme démuni, le plus souvent seul face à lui-même, sceptique et profondément étranger à la petite bourgeoisie à laquelle il est censé appartenir, il observe tout au long de ce récit crépusculaire le vol des mouettes sur la rivière comme si elles abritaient les âmes errantes de son inquiétude.
Jacques Chauviré surveille cette vie qu'on a plantée en nous comme une perfusion, qui nous inonde d'une tristesse morne étoilée de plaisirs fugaces : "Partir le matin, revenir le soir : question d'habitude." Desportes, le héros de Partage de la soif, est médecin d'usine. Il écrit. A ses côtés, Maud tente par à-coups de retendre une vie amollie. Et puis l'usine, les ouvriers de l'usine qu'il soigne et suit. Seul, il laisse se déliter son existence où Nathalie lentement se substitue à Maud. Les rares moments où Desportes sent réaffluer en lui l'énergie de la vie sont ceux du don, don de temps et de science urgente qu'il fait aux ouvriers. Ces instants passés le réengluent dans le fleuve lent d'un quotidien pesant. Un angle mort dont il aura inspecté confins et recoins.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.