Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les mouvements familiaux et leur institution en France: anthologie historique et sociale
Chauvière Michel
CHSS
35,00 €
Épuisé
EAN :9782905882691
Les mouvements familiaux occupent une place singulière et exceptionnelle sur l'échiquier institutionnel français. Quantitativement d'abord. On dénombre une soixantaine de grandes organisations nationales reconnues, sans compter celles qui ?uvrent pour la famille sans l'afficher ; qualitativement ensuite. En France, depuis plus de soixante ans, le statut d'association familiale est défini et protégé par la loi. Sociologiquement, le mouvement familial se situe au carrefour de plusieurs processus et enjeux sociaux fondamentaux. D'où l'importance de bien comprendre les rapports du champ familial avec la société civile et, dans l'action publique, ce que l'on peut qualifier d'économie politique de la question familiale. En France où cet axe d'investigation est encore peu développé, seules quelques recherches tentent de comprendre les rhétoriques, les enjeux juridiques et institutionnels et la construction des intérêts collectifs. La connaissance fine d'un tel ensemble constitue un vaste chantier historique et sociologique. Le présent volume entend y contribuer utilement en rassemblant et en publiant une sélection de travaux disponibles mais insuffisamment connus avec quelques inédits.
Les idées néolibérales progressent aujourd'hui par le social. N'ayant plus les moyens économiques de notre modèle historique, il nous faudrait impérativement réduire la voilure, rationaliser le système, nous ouvrir à la concurrence et au marché. Autrement dit, déréguler ce qui peut l'être, améliorer la gouvernante à grand renfort de consultants, renforcer le contrôle des opérateurs et professionnels sur fonds publics et renvoyer le reste au gré à gré ou au caritatif. Exit les idéaux de solidarité nationale, d'émancipation ou d'éducation, le social entre à son tour dans le monde des affaires. Il en est ainsi du côté de l'aide à domicile (dépendance et handicap), de l'insertion, de la petite enfance, de la protection judiciaire, de la formation... Comment opèrent ces changements? Quelles en sont les conséquences pour l'action sociale organisée? Pourquoi les avons-nous laissés s'installer? Que devons-nous défendre maintenant? A travers l'analyse du nouveau lexique, largement inspiré de l'entreprise, qui s'est imposé dans tout le secteur social (services à la personne, démarche qualité, privilège de l'usager, performance, évaluation, etc.), Michel Chauvière montre que celui-ci est dénaturé et asphyxié par un processus de "chalandisation" qui formate les consciences, sape les fondamentaux de l'engagement et prépare à accepter plus de privatisations des services et une plus grande hégémonie de la gestion. Mais rien n'est définitivement joué!
Résumé : Quelle a été, au temps de la départementalisation de l'Algérie et des protectorats de la Tunisie et du Maroc, l'influence du modèle français sur la construction des systèmes de protection sociale dans les pays concernés ? Quelles ont été, depuis lors, les principales évolutions ayant affecté les politiques sociales menées de part et d'autre de la Méditerranée ? Quels sont, aujourd'hui, les principaux enjeux et problèmes soulevés par ces politiques, aussi bien en France que dans les trois pays du Maghreb ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage, dans une perspective se voulant à la fois historique, comparative et interdisciplinaire, se propose de répondre.
Chauvière Michel ; Depenne Dominique ; Trapon Mart
Du génie, il en faut aux travailleurs sociaux pour résister par gros temps néo-libéral, tout autant que pour répondre aux folies d'une réingénierie officielle des métiers dénuée d'humanisme ! Le génie du travail social, ce sont bien sûr des connaissances, des outils, des habiletés, acquis par la formation et l'expérience, visant la conception aussi bien que la mise en oeuvre du social en actes, au service de ceux de nos concitoyens qui sont en difficulté. Le génie du travail social, c'est aussi l'accomplissement d'actions singulières et de grande qualité éthique au contact direct des personnes, dont le sens hélas tend à disparaître ces derniers temps derrière l'hyper-gestion financière et technique." Dans cet ouvrage original, se croisent, dans un dialogue exigeant et engagé, trois façons de voir : celles d'un chercheur, d'un éducateur spécialisé et d'une assistante sociale, sur sept questions décisives concernant le travail social d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
Mme Goldstein née le 29 novembre 1914 dans le Bas-Rhin, fille de M. Meyer, adjoint au maire de la ville d'Haguenau et membre du comité exécutif du Parti radical et radical socialiste, avocate stagiaire au barreau de Strasbourg, Melle Meyer postule en 1937 et est admise en 1939 comme rédacteur stagiaire au ministère du Travail (le ministre était alors M. Paul Ramadier), avec la bienveillante attention de M. Edouard Daladier (président du Conseil et ministre de la Défense nationale et de la guerre, auquel était directement rattachée une direction générale des Services d'Alsace et de Lorraine). En 1954, elle laissait encore en Alsace le souvenir de l'étudiante parfaite et fidèle des mauvais jours qu'elle fût. Dès 1938, doctorante en droit, elle obtient la publication de sa thèse sous la forme d'un ouvrage portant sur Les régimes de retraites des agents des collectivités locales et établissements publics locaux. Son supérieur direct, M. Huossal, à la direction des Assurances sociales et de la Mutualité, signalait en 1940, combien, dans ses fonctions encore modestes mais remplies avec intelligence, activité et conscience, elle a pu rendre de véritables services à l'Administration contribuant, pour une large part, à mettre a jour un service très chargé qui, à son arrivée, présentait un retard considérable. Ayant intégré la nouvelle direction générale de la Sécurité sociale créée par Pierre Laroque comme sous-chef du 14e bureau, elle y était promue administrateur civil le 1er janvier 1946 et en gravira tous les échelons de son corps jusqu'à sa retraite, début 1972. Très consciencieuse, ardente au travail, exerçant une forte ascendance sur ses collègues dès ses premières années, organisatrice, Mme Goldstein a largement contribué à l'application de la nouvelle législation de la sécurité sociale dans son secteur d'activité sur lequel elle avait acquis des connaissances professionnelles et juridiques approfondies, sur les régimes spéciaux et leurs principes. Elle y était devenue la spécialiste des affaires complexes, pendantes devant les juridictions administratives. Son dynamisme et sa vive intelligence se font sentir jusqu'à la dernière période de sa carrière.
Cet ouvrage de 1929, réédité par le Comité d'Histoire de la Sécurité Sociale, est une thèse de droit sur les " systèmes financiers des assurances sociales ". Il reflète un moment particulièrement important de notre histoire sociale, et cependant généralement méconnu, puisqu'il se situe exactement à la charnière du débat parlementaire décennal qui a abouti à l'adoption de la loi de 1928, étape décisive dans la mise en place d'un système de protection obligatoire. Les bouleversements de la guerre 14-18 déterminèrent la promulgation de celte loi, liée au contrat de travail et destinée à préserver la force de travail, faisant cependant prévaloir les relations industrielles sur la prévoyance libre antérieure, ce qui souleva bien des controverses. Les Assurances sociales, votées enfin en 1928, ne seront définitivement instaurées qu'en 1930 par une réforme assez drastique du dispositif initialement prévu, préfigurant déjà, sur le plan des méthodes, les réformes à venir. Peu connu car rapidement recouvert par la législation de 1930, l'ouvrage a l'avantage de nous faire revivre, les préoccupations à priori et concrètes de l'époque ; si les soucis financiers y sont prédominants, il fait place à l'évolution des prises de position sur le plan juridique. L'influence du contexte international est également présent dans cette analyse. La publication dans cette " collection de documents pouvant servir à l'histoire de la sécurité sociale " peut être un point de départ de recherches. Ce genre de publication offre en effet des éclairages où l'historien ne cherche pas à imposer ses idées, comme il le fait dans une histoire " résumée ", le document donnant toute liberté au lecteur, ainsi que le fait très justement remarquer Guy Thuillier, dans sa présentation de l'index des bulletins d'histoire de la sécurité sociale.