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Que du bonheur
Chauvier Eric
ALLIA
3,10 €
Épuisé
EAN :9782844853202
« C est que du bonheur », une phrase en apparence anodine, mais qui vient ponctuer, telle une grinçante ritournelle, l ouvrage d Eric Chauvier. Cinq mots, inéluctablement associés au souvenir d une ex-petite amie, le cas X, qui vit de relations sociales superficielles et se contente de satisfactions futiles dans l acquisition de biens matériels. La phrase de X passe d abord inaperçue, (l amour rend aveugle) et agit comme un écran illusoire. Mais, suite à leur rupture, l impossibilité évidente de s en accommoder saute aux yeux de l auteur. L emploi de l expression « c est que du bonheur » devient alors, pour lui, l occasion d une réflexion plus approfondie sur le langage. A partir d une expérience personnelle, l auteur construit une étude dont la forme oscille entre récit et essai. C est que du bonheur en dit beaucoup sur l époque qui l a engendrée. Cet énoncé rompt avec la logique qui fait du langage un préalable à l échange. L auteur souligne le pouvoir performatif de cette phrase qui ne se destine qu à clore une conversation et réclamer un acquiescement. Loin de l idée classique de nommer plus justement le monde, de dire le vrai, ou de l idée plus romantique d explorer sa spécificité et son moi, le langage est devenu, lui aussi, un outil de consommation voué à la jouissance immédiate. L auteur parvient ainsi à démontrer que le langage permet de circonscrire l époque, et inversement. L énoncé « c est que du bonheur » stigmatise et écarte, tels des trouble-fête, tous ceux qui n adhèrent pas à l idée d un bonheur artificiellement construit. Pour sortir d une telle impasse, il devient de plus en plus impérieux et nécessaire, selon l auteur, de tracer une voie nouvelle. Car tenter d exister, ne serait-ce qu en marge et hors des sentiers battus, est aussi la promesse d un bonheur ou du moins d une joie réellement authentique.
Malgré son titre, Anthropologie est le contraire d'un ouvrage austère et théorique. Au croisement du récit et de l'étude sociologique, c'est une enquête en creux, née de l'impression suscitée par la vue d'une jeune Rom qui s'adonne à la mendicité au carrefour d'un centre commercial. Troublé par ce visage, qui suscite en lui toutes sortes d'interrogations, l'auteur refuse pourtant la rencontre.Il se contente d'analyser les propos que tiennent ses proches au sujet de cette fille. Cette expérience lui semblant insuffisante, il décide de rencontrer directement celle qui est à l'origine de son trouble. Le problème est qu'elle disparaît au moment où il prend cette décision. Il tente alors de la retrouver et de percer le mystère de cette figure devenue obsédante, dont il est peut-être amoureux. À la façon du héros de Mr. Arkadin d'Orson Welles, il part à la recherche de tous ceux qui ont pu la croiser et recueille les témoignages de ceux qui l'ont un jour croisée. Mais ces témoignages, incongrus, parfois contradictoires, d'autres Roms ou d'assistantes sociales ne lui permettent pas d'éclaircir le mystère. L'enquête ne peut cependant se réduire à un échec : la traque minutieuse d'un absence, le trouble d'un regard, constituent un programme de recherche en soi, une discipline de vie. Le récit de cette quête offre un tableau sociologique de la France contemporaine et de ses "exclus" et jette les bases d'une façon de concevoir et de pratiquer l'anthropologie.
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.
Simone Weil (1909-1943) est engagée dès 1927 dans le syndicalisme révolutionnaire. Elle rejoint le monde ouvrier en 1934-1935 pour vivre sa condition, soutient le Front populaire, participe à la guerre d?Espagne, rallie enfin la Résistance et meurt en Grande-Bretagne en laissant une masse d?écrits inédits dont sa Note sur la suppression générale des partis politiques. Pour que le peuple vive dans la justice et la vérité qui ne peuvent être qu?une, deux grandes conditions sont requises selon elle : l?absence de passion collective et la possibilité d?exprimer une pensée sur les problèmes fondamentaux de la vie publique. Or, les partis politiques comme les Églises s?opposent systématiquement à cette double exigence. Ayant un dogme, ils fonctionnent sur la base de la discipline et leur seul mobile réside dans leur propre développement. Autrement dit, ils sont " décerveleurs ", d?où l?urgence de supprimer les partis qui enferment le peuple dans le danger manichéen du pour et du contre et qui l?empêchent de penser par lui-même.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.
Marivaux Pierre de ; Lisle Isabelle de ; Beauthier
Résumé : A la suite d'une violente tempête, Iphicrate et Euphrosine, deux maîtres accompagnés de leurs esclaves, Arlequin et Cléanthis, échouent sur une île : l'île des esclaves. Ses habitants - des esclaves révoltés qui ont fui la Grèce antique - ont pour coutume de réduire en esclavage les maîtres et de rendre leur liberté aux esclaves. C'est donc un monde à l'envers que découvrent alors nos quatre naufragés, contraints d'échanger leurs habits, mais aussi leur condition... Au-delà du simple ressort comique, cette inversion nous invite à regarder sous un jour nouveau la société du xviiie siècle, mais aussi toute forme de hiérarchie sociale. - Le texte intégral annoté - Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre - Une présentation de Marivaux et de son époque - Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire - Une rubrique " Portfolio " pour la lecture d'images - Un dossier Spécial bac sur le thème " Maîtres et valets au théâtre "
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
Flaubert Gustave ; Robinot-Bichet Marie-Hélène ; S
Résumé : Félicité, orpheline, fille de ferme trahie par son amoureux, a derrière elle un passé de misères et de douleurs lorsque Mme Aubain l'engage comme servante. Le bonheur est au rendez-vous de cette rencontre, mais bientôt Félicité doit affronter de nouvelles épreuves. Seul soutien dans ses malheurs, Loulou, son perroquet...