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Ecole, famille, Cité. Pour une coéducation démocratique
Chauvenet Antoinette ; Guillaud Yann ; Le Clère Fr
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753533950
Qu'est-ce que la démocratie ? Une conséquence stricte de l'éthique pour Spinoza et un aboutissement de l'esprit du don pour Mauss. Dans nos sociétés marquées par l'individuation et le morcellement social, chercher à fonder une politique des relations en démocratie est une vraie gageure. Pourtant, depuis sa création en 1999, l'association Ecole et Famille montre qu'un travail local de tissage de liens entre la famille, les professionnels qui gravitent autour d'elle et les élus est une source de richesse. Richesse en termes de mobilisation, de plaisir dans l'action en commun, de sens, d'autonomie et de construction au jour le jour de la Cité. A partir des difficultés d'un enfant à l'école, les actions visent, notamment en direction des familles en détresse multiple, à remobiliser l'enfant, sa famille, les professionnels (enseignants, travailleurs sociaux, médecins...) et les élus pour mieux vivre ensemble. La démarche se lande sur une éthique relationnelle, entre participants, pour favoriser la prise de parole libre hors de toute posture institutionnelle préétablie. Le dispositif, original et novateur, de la'. Clinique de Concertation élargit les relations prises en compte dans la thérapie familiale contextuelle, inventée à la fin des années cinquante par Ivan Iloszormenvi-Nagy. Rechercher des ressources relationnelles sur lesquelles s'appuyer, dans la famille, à l'école, entre professionnels impliqués et parmi les élus, interroge dans une dynamique commune et très concrète ce que signifie donner, recevoir et rendre. Ainsi se (re)construisent reconnaissance mutuelle, responsabilisation et fiabilité des liens. Et si cette démarche - applicable dans toutes les relations humaines - servait de matrice pour refonder la Valeur des liens ?
Chauvenet Antoinette ; Cherfi Faïza ; Michaud Mari
La politique des droits humains menée en Algérie par l'ONG CISP (Comité International pour le Developpement des peuples) repose sur le tissage des liens de proximité entre les familles frappées par les violences (séismes, violences politiques) et les professionnels concernés réunis autour de la "Clinique de Concertation" associée à la mobilisation de leurs droits civils et humains. Elle conjugue plusieurs modes d'action, formations, transmission de savoir-faire, publications, interventions publiques.
L'écart se creuse entre la temporalité accélérée du monde actuel et celle de la psychanalyse, marquée par l'a-temporalité de l'inconscient. Mais sont-elles dissociables du point de vue de notre fonctionnement psychique ? Les psychanalystes doivent interroger les enjeux conscients et inconscients de cet écart. Vivant dans l'instant, dans l'addiction d'une action-excitation constante, le sujet en est-il altéré dans son rapport au temps psychique, à son monde interne, à ses objets et à leur manque ? La technologie contemporaine encourage-t-elle l'illusion d'une maîtrise possible du temps et de l'objet ? Le hors-temps psychique, le refoulé, la nécessaire construction des origines, les traces de l'histoire psychique, des souffrances et des traumatismes précoces, trouvent-ils encore un temps et un lieu psychique pour s'inscrire et s'élaborer ? La résistance à la psychanalyse ne trouve-t-elle pas là un champ royal où se loger ? Le temps est-il venu pour la psychanalyse d'éclairer ce nouveau "malaise dans la civilisation" ? Telles sont les thématiques qui sont interrogées et élaborées par les auteurs de cet ouvrage.
Le jeudi 7 septembre 1989, Antoinette Chauvenet endosse l'uniforme pénitentiaire pour effectuer un stage de surveillante dans une maison d'arrêt pour femmes (MAF) de la région parisienne. Cette expérience tout à fait singulière et inédite a pour vocation de préparer le terrain d'une recherche à venir sur le métier de surveillant pénitentiaire. Cette recherche, publiée en 1994 sous le beau titre du Monde des surveillants de prison, fera date dans les univers académique et professionnel. Antoinette Chauvenet n'a pas utilisé ce journal par la suite malgré l'impact important qu'il a eu sur la réflexion qui a accompagné ses recherches, d'autant plus que cet oubli masquait l'expérience d'où la pensée était issue. Comme l'écrit Hannah Arendt : "La pensée naît de l'expérience des événements de notre vie et doit leur demeurer liée". L'opportunité d'une rencontre scientifique a rendu possible la publication de ce Journal de terrain pénitentiaire qui aborde des thèmes toujours d'actualité : poids de l'enfermement sur les personnels, multiplicité et contradictions des tâches de surveillance, impératif tyrannique de la sécurité, intrusions immorales et contreculturelles de la surveillance, méfiance et paranoïa, aliénation au travail, principalement.
Benguigui Georges ; Chauvenet Antoinette ; Orlic F
Résumé : Une observation du travail des surveillants de prison et plus de trois cents entretiens effectués dans sept établissements pénitentiaires français, montrent que les conditions de travail des personnels de surveillance constituent une situation sociale limite. Totalement organisée et contrôlée de l'extérieur par un système légal très strict et détaillé, la prison a un rôle d'exécution. L'existence d'un double langage de la société sur les délinquants, qu'elle prétend exclure et réinsérer, la difficulté à affronter la réalité de la peine et à " penser " la sécurité structurent de fait l'organisation et l'ensemble des relations sociales de la prison. Dans ce contexte la mission des surveillants est caractérisée par des injonctions contradictoires et une ambiguïté fondamentale. L'objectif de cette recherche est de susciter un intérêt pour la connaissance d'un monde dont les représentations restent dominées par des mythes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.