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La protection de l'enfance. Une pratique ambiguë
Chauvenet Antoinette
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738413987
L'extension de la psychiatrie de secteur à l'enfance, la décentralisation des équipes de l'Aide Sociale à l'Enfance, le développement des équipes de Protection Maternelle et Infantile et de travailleurs sociaux s'ordonnent autour d'un projet de santé publique dominé par trois maîtres mots : la prévention, la sectorisation et la coordination. Dans la pratique, le mandat de santé publique et de protection de l'enfance peut s'avérer inconciliable avec les principes déontologiques des professions : Comment en effet fonder une intervention en l'absence de demande ? Comment maintenir un lien de confiance avec une famille, condition d'un suivi préventif, avec le signalement à l'administration de tutelle d'une situation de danger ? Autant de questions qui mettent les professionnels en demeure de construire au jour le jour l'éthique, la doctrine et la jurisprudence de la pratique comme condition de succès de l'action.
Les conflits qui ont ravagé l'ex-Yougoslavie ont particulièrement affecté les populations civiles. Guerre, épuration ethnique, séparations, pertes, fuite et exil ont provoqué des traumatismes graves. Ces événements ont constitué, pour ceux qui les vivaient, une atteinte à la confiance et aux liens. En outre, le fait d'être réfugié, en transit, hors du monde, répète l'exclusion déjà vécue et les traumatismes. Le programme thérapeutique relaté ici s'inspire des pratiques de thérapie familiale et contextuelle. Il s'est construit en réponse aux difficultés créées par ces situations extrêmes : comment rencontrer les familles sans répéter, dans les processus de diagnostic et de dépistage, les gestes de l'exclusion et de la stigmatisation auxquels elles ont déjà été si souvent confrontées ? Comment offrir l'aide sans déposséder ? La réflexion qui en est issue a été partagée entre le coordinateur du programme, une sociologue, et une philosophe. Elle se fonde sur une évaluation du programme, effectuée avec les intervenants et les familles elles-mêmes, et relate ce qui constitue une véritable expérience de revitalisation des ressources et des liens. A l'heure de la reconstruction, ce travail tente de définir les conditions de possibilité d'une clinique adaptée à des situations extrêmes.
Si tout le monde a entendu parler de la migraine, peu de personnes font la distinction entre cette affection et un simple mal de tête. Pourtant, il s'agit d'une vraie maladie, complexe et difficile à diagnostiquer, touchant 12 à 16 % de la population, soit plus d'une personne sur dix. Les docteurs Pierric Giraud et Sylvie Chauvet vous donnent les clés pour comprendre le fonctionnement de cette maladie et pour mieux la vivre au quotidien (gestion de la crise, traitement de fond, thérapies complémentaires...). Associant rigueur scientifique et approche bienveillante et empathique, les auteurs abordent le sujet sans tabou. De nombreux cas cliniques et témoignages complètent le livre, apportant aux explications médicales un regard humain et pratique sur cette maladie.
Pour la première fois en France, des sociologues ont réussi à enquêter sur la violence carcérale. Ce livre analyse l'ensemble des relations entre personnes incarcérées, entre personnels et détenus, ainsi que les effets de la structure sécuritaire de l'institution sur ces relations. Il montre que la violence légale du cadre carcéral est l'un des facteurs essentiels des violences en prison, malgré les moyens institutionnels et les efforts déployés par les professionnels et par les personnes incarcérées pour la limiter. L'absence de but et d'objet communs, sinon celui de résister aux effets destructeurs de l'enfermement, le manque de lieux de parole, l'oisiveté, la promiscuité, l'allongement des peines ouvrent la voie aux actes de violence. Les efforts pour prendre sur soi, pour se protéger, les savoir-faire de chacun des acteurs ne suffisent pas à empêcher les violences, qui se manifestent le plus souvent sous une forme explosive. Cet ouvrage, issu d'une longue recherche de terrain menée au sein de cinq prisons d'hommes, à partir d'observations, d'entretiens et de questionnaires, accorde une large place à la parole des détenus et à celle des professionnels qui analysent avec eux les ressorts de la violence de la prison. Biographie: Antoinette Chauvenet est directrice de recherche au CNRS, Centre d'étude des mouvements sociaux Ecole des hautes études en sciences sociales. Corinne Rostaing est maître de conférences à la Faculté de sociologie et d'anthropologie de l'Université Lyon 2, rattachée au laboratoire Modys (Monde et dynamique des sociétés); UMR-CNRS. François Orlic est ingénieur d'étude au CNRS, Centre d'étude des mouvements sociaux Ecole des hautes études en sciences sociales. Ces auteurs ont déjà publié des ouvrages sur le milieu carcéral.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.