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Retour au pays. Etude anthropo-géographique d'un village de la banlieue parisienne au milieu du XXèm
Chaussade Jean
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296008533
Au sortir de la guerre, le village de Coignières ne ressemblait aucunement à ces petits bourgs de la banlieue parisienne qui, après avoir été rattrapés, avalés et finalement digérés par la pieuvre urbanistique, ne conservent rien ou presque de leur lointain passé. C'était pour quelques années encore, un vrai village ramassé autour de son église et sa mairie-école, perdu au milieu d'un immense puzzle de champs ouverts, un vrai bled comme disaient les voyageurs en descendant du train. C'est ce village authentique des années quarante et cinquante que l'auteur essaye de nous restituer ici dans toutes ses formes, son histoire et ses personnages hauts en couleur. Un village ancré dans ses traditions, vivant au rythme des travaux des champs et des quelques trains transportant chaque matin vers la capitale leur lot d'ouvriers, d'employés et de scolaires et les ramenant le soir. S'en dégage une trame de souvenirs que l'on croyait évanouis, à jamais effacés de la mémoire, oubliés, perdus pour l'éternité mais que l'auteur fait resurgir ici avec une étonnante précision : le cirque sur la place, les allées et venues des tombereaux, l'arrivée des Américains un certain 24 août 1944, les effluves de l'alambic sur la place de l'église, le garde-champêtre et son tambour, le train de 7 h 12 à attraper, la chasse aux escargots après l'averse, le pâqueret de la Semaine sainte, le bedeau réglant la messe avec son claquoir, la promenade en famille jusqu'aux étangs de Bicherel... Un livre où l'auteur n'hésite pas à s'impliquer pour décrire sa maison, ses espaces de jeux, sa vie à l'école communale et la rupture qu'a représenté pour lui le passage au collège parisien. Une réflexion sur la fin d'une époque et sur l'impitoyable sablier du temps.
Ce XXIe siècle s'ouvre sur un t'ait qui va rapidement s'imposer comme une évidence: la nécessité de gérer Peau dans la rareté et de bâtir un nouveau modèle d'utilisation. Alors qu'en Europe, l'eau est encore fréquent usent considérée compte un bien commun accessible à tous, il est probable que les situations de pénurie, ou parfois d'excès, vont à l'avenir se multiplier à l'échelle de la planète et engendrer de nouvelles crises. Ces changements sont liés à des enjeux redoutables: la croissance démographique, l'urbanisation grandissante, le développement de l'industrie et le réchauffement climatique. Jean-Louis Chaussade, qui a consacré toute sa vie à l'eau, s'adresse à tous les citoyens, aux ingénieurs et aux décideurs économiques et politiques, pour leur faire partager son regard sur l'eau dans le monde. Si les comportements sont déjà en mutation, une consommation plus citoyenne devra se développer. II faut néanmoins aller au-delà. L'auteur propose des solutions opérationnelles, qui vont de la facturation de l'eau pour tout un chacun jusqu'à la gestion de l'eau selon un cycle global impliquant aussi bien les particuliers, les industriels que les agriculteurs. La raréfaction de l'eau, qui peut certes être à l'origine de crises sanitaires, économiques ou politiques, constitue aussi une opportunité de progrès, de développement et de coopération. A condition toutefois de prendre les décisions d'investissement qui s'imposent, de créer les situations de coopération entre tous les acteurs et de fédérer tous les savoir-faire, Nord et. Sud, public et privé, pour mettre à la portée de tous "l'eau intelligente" qui sera celle du XXle siècle. Un essai accessible, lucide et. optimiste.
Né d'un accident de l'histoire, ce grand pays d'Amérique du Nord (20 fois la France mais deux fois moins peuplé), n'a jamais disposé d'une assise territoriale assez solide pour fonder une nation, c'est à dire une communauté politique suffisamment consciente de son unité pour résister aux forces contraires qui le tiraillent de l'intérieur et de l'extérieur. Pays limitrophe des Etats-Unis, le Canada apparaît comme une marche, une sorte d'Etat-frontière sans véritable personnalité. Les événements de ces dernières années marqués par l'émergence des revendications amérindiennes et la montée en puissance du souverainisme québécois risquent, dans le contexte de crise économique actuelle, d'aggraver les dissensions.
Résumé : L'un des thèmes majeurs de l'abandon à la divine Providence est celui du moment présent. L'action de Dieu colle à la réalité la plus humble, la plus quotidienne. Contre les tentations de l'activisme et de l'efficacité, nous pourrions apprendre que l'important n'est pas de faire des oeuvres pour Dieu, mais de faire l'oeuvre de Dieu. Contre les maladies de l'angoisse, les culpabilités du passé, les inquiétudes de l'avenir, nous pourrions accueillir de façon nouvelle la grâce du moment présent. Le chemin de l'abandon, pour le Père de Caussade, s'identifie avec celui de la sainteté, et rejoint Marie, dans le mot qui résume toute sa vie : Fiat ! L'Abandon à la Providence divine fut publié en 1860, à partir des lettres et textes écrits par le Père de Caussade (1675-1751), lorsque le jésuite Henri Ramière en prit connaissance. Nous publions ici les extraits de l'ouvrage réalisés par le Père J. Meeus et publiés par l'association Fiat (Belgique).
Cet ouvrage rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu à Nantes en janvier 2004 et qui a réuni plus d'une centaine de personnalités parmi les meilleurs spécialistes de la pêche et de l'aquaculture. En quatre parties et quarante chapitres, il permet d'aborder les questions essentielles auxquelles est affronté lé monde à l'aube du XXIe siècle : pillage réel ou supposé des ressources vivantes de l'océan, réponses politiques aux premiers rangs desquelles est examinée la politique commune de la pêche, développement de l'aquaculture, nouveaux enjeux pour le développement et la gestion des territoires littoraux. Nous sortons d'une double période : celle dans laquelle l'aquaculture n'assurait encore qu'une part limitée des protéines d'origine aquatique, celle qui, par voie de conséquence, a vécu un véritable rush sur les ressources marines que les pays riches ont eu tendance à monopoliser en les achetant à bon prix sur le marché mondial ou en lançant de grandes flottilles à l'assaut de l'océan, quitte à signer des accords bilatéraux avantageux avec les pays riverains. De ce point de vue, le nouveau Droit International de la Mer, issu de la convention de Montego Bay, a joué un rôle ambigu, en préservant les intérêts des uns, tout en donnant l'impression de satisfaire ceux des autres. Pour être vivable, le monde futur doit nous faire oublier ce temps de l'accaparement pour entrer dans celui du partage. Ce livre, en apportant quelques bases d'informations solides et en dressant quelques pistes pour un réel développement durable de la planète, cherche modestement à y contribuer.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.