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Octave roi
Chaudun Nicolas
PG DE ROUX
18,50 €
Épuisé
EAN :9782363710727
Etre la France à soi seul ? La transporter par tous les temps jusqu'au fin fond du Caucase pour en défendre jusqu'à la moelle l'idée, l'âme et le style ? Ce genre de vocation ne réclame, en fin de compte, que peu de choses : une légation discrète, à peine une ambassade ; une forme de résistance subtile, teintée d'impertinence, aux pressions couplées de l'Envahisseur et de la communauté internationale ; enfin un cavalier tout droit sorti de La Grande illusion en équilibre splendide entre la grâce et la feinte, le drame et la dérision. Octave, l'archéologue en résidence qui porte un nom de roi, exécutera ce dernier tour de piste à la perfection, assurant le ravitaillement de la représentation française assiégée sans jamais mettre un pied à terre... Jusqu'à céder, lors de l'ultime coup de force, à l'appel du sang rejailli, neuf et puissant, des entrailles mythiques du Corridor des steppes. Ce ballet diplomatique, rejoué sur l'air du Désert des Tartares, célèbre l'art de gagner la partie quand on a tout perdu. Un récit merveilleusement alerte.
De 1870, on conserve le souvenir d'un désastre. D'autres ont suivi, comblant l'abîme où la guerre avait précipité Napoléon III. L'été en enfer est l'histoire de ce plongeon vertigineux, le "road movie", en quelque sorte, de l'errance impériale, chaotique, solitaire, et si cruelle qu'elle érige la gabegie en véritable tragédie classique.
Nicolas Chaudun: Né à Paris en 1962, Nicolas Chaudun a créé sa propre maison d'édition d'art. Il a également publié chez Actes Sud Le Promeneur de la petite ceinture (2003), La Majesté des centaures, une histoire du portrait équestre dans la peinture occidentale (2006, prix Pégase) ainsi que L'Eté en enfer, Napoléon III dans la débâcle (2011, prix Drouin de Lhuys de l'Académie des sciences morales et politiques, prix Second Empire de la Fondation Napoléon).
Cet ouvrage retrace l'histoire du portrait équestre à travers ses représentations dans la peinture occidentale. Initialement accordé aux fastes des palais royaux, le genre s'ouvre progressivement, tout comme le sens de cette imagerie, suivant l'évolution des mentalités et des techniques, du rapport au pouvoir et à la nature, ou de l'expression de la vertu.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...