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Les métamorphoses des infrastructures, entre béton et numérique
Chatzis Konstantinos ; Jeannot Gilles ; November V
PETER LANG AG
65,90 €
Épuisé
EAN :9782807605992
Les infrastructures sont partout. Comme leur nom l'indique, elles supportent nos vies quotidiennes, ce sont des ponts, des aéroports, des réseaux d'eau ou d'électricité, mais aussi des câbles sous-marins et des fermes de serveurs informatiques. Alors que l'on constate, en général un clivage prononcé entre les chercheurs qui s'intéressent aux nouvelles infrastructures (autour du numérique) et les "fidèles" des infrastructures liées de prime abord à la première et la seconde révolution industrielle, les auteurs de cet ouvrage s'inscrivent indistinctement dans les deux groupes. Certains d'entre eux s'essaient même à explorer ce qu'il advient des infrastructures classiques à l'ère du numérique. Ce rapprochement permet d'approfondir ce qu'il y a de commun dans des infrastructures variées et de discuter de la pertinence de l'extension de la notion à d'autres domaines. Il permet également de souligner certaines évolutions partagées en particulier autour de l'affirmation de l'individu et de l'émergence d'une dimension politique jusque-là souvent enterrée, comme le sont bien des réseaux d'infrastructures.
Sechretis Chatzi ; Vincent Guy R. ; Kokossoulas Ge
L'Alipachade ou Vie d'Ali Pacha est une épopée orale, composée de tète entre 1805 et 1812, par Chatzi Sechretis, poète albanais (né autour de 1740, mort vers 1819), en langue turco-grecque de la région de l'Epire (Grèce du nord-ouest, Albanie du sud) ; c'est un long poème en l'honneur d'Ali Pacha (1750-1822), aventurier, brigand de grands chemins dans sa jeunesse, contacté par les généraux français au temps de Napoléon, combattant sur les marches de l'empire ottoman contre les Austro-hongrois et les Russes, récompensé pour ses prouesses du titre de pacha, puis de vizir. Installé à Iannina (Nord ouest de la Grèce), il est trahi par les siens et meurt dans une embuscade. Son renom inspirera nombre d'écrivains romantiques. L'Alipachade est sans doute la dernière épopée populaire composée en Europe. Chatzi Sechretis est illettré, sans doute aveugle ; il dicte son récit, qui ressortit à une culture orale très enracinée, à un lettré grec, Salonitoglou. Oeuvre au grand souffle, il s'inscrit dans un vaste projet de la collection "Cardinales" qui a déjà publié, dans le genre, quelques textes d'envergure et de réputation universelle.
Revivifiées dans le sillage de l'histoire du livre et de la lecture, les études sur la presse ont longtemps tenu à l'écart les journaux techniques. Pourtant, après avoir émergé entre arts et métiers et marché de l'invention dans la presse d'annonces et les almanachs du XVIIIe siècle, les questions techniques ont fait irruption dans la presse générale, avant de se multiplier et de se diversifier de façon autonome. Ainsi s'est constitué progressivement un genre éditorial distinct qui occupe une place de plus en plus importante au sein du paysage de l'édition périodique dans l'Europe des XIXe et XXe siècles. L'ouvrage que voici est né de ce constat d'un étonnant contraste entre un vaste territoire à explorer et l'état embryonnaire de la recherche. Il entend contribuer au développement de l'histoire de la presse et des périodiques techniques en proposant quelques entrées possibles dans ce nouveau chantier. Comment un genre éditorial nouveau se constitue et se développe-t-il ? Sur quels moyens matériels de production et de diffusion repose-t-il ? Quels en sont les initiateurs et les auteurs, les publics et les espaces de réception ? Quels effets a-t-il produit sur une discipline, une spécialité, sur l'identité d'un milieu technique ? Voici les questionnements principaux auxquels tente de répondre ce livre situé au carrefour de l'histoire des techniques, de l'histoire de l'édition et de la lecture et de l'histoire de groupes professionnels.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.