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Le rapport bleu. Les sources historiques et théoriques du Collège international de philosophie
Châtelet François ; Derrida Jacques ; Faye Jean-Pi
PARIS OUEST
17,00 €
Épuisé
EAN :9782840163473
Le "Rapport bleu" est le texte fondateur du Collège international de philosophie. Commandité par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Recherche et de l'Industrie, et remis en septembre 1982 par ses quatre co-signataires, François Châtelet, Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye et Dominique Lecourt, il a jeté les bases du Collège international de philosophie fondé en 1983. Composé d'une partie collective et d'une contribution en nom propre de chacun de ses auteurs, il est non seulement un document historique mais également un texte philosophique qui a fait date. Le Collège international de philosophie est une institution singulière et pionnière qui reconnait à chacun et chacune un droit à la philosophie. Local et international, il est un lieu d'enseignement, d'expérimentation, de création, ouvert à tous et toutes, où la philosophie s'expose à la réalité du monde et s'ouvre aux pratiques et aux théories en provenance d'autres champs pour transmettre des savoirs, penser et transformer le contemporain.
LA PHILOSOPHIE DU MONDE SCIENTIFIQUE ET INDUSTRIEL De 1860 à 1940 Introduction générale Avant-propos, par François Châtelet 1. A. A. Cournot, par René Verdenal II. Le Spiritualisme français de Maine de Biran à Hamelin, par René Verderal III. Chimie et biologie au xxe siècle, par Jean Bernhardt IV La Philosophie anglo-saxonne de Bentham à W. James, par François Duchesneau V La Généalogie nietzschéenne, par Jean-Michel Rey VI. Les Mathématiques : naissance de la "modernité" (1850-1900), par Jean-Toussaint Desanti VII. L'Ecole de Marbourg : H. Cohen, P. Natorp, E. Cassirer, par Alexis Philonenko VIII. La Philosophie de Bergson, par René Verderal IX. Husserl, la phénoménologie et ses développements, par René Scherer Conclusion, par François Châtelet Notices biographiques des principaux auteurs analysés Tableau synoptique Index Compléments bibliographiques
Pourquoi quelques penseurs grecs du Vème et du IVème siècle av. J. -C. ont-ils cru bon et utile de transmettre aux générations futures des récits visant à rendre intelligible le devenir de l'humanité ? Quelle compréhension de "l'historicité" manifestent les textes d'Hérodote et de Thucydide, mais aussi ceux des philosophes ou des sophistes ? Ces deux questions sont au coeur de cette étude consacrée à la formation de la pensée historienne dans la Grèce classique. François Châtelet y montre, très clairement et magistralement, que ce qui fonde la décision proprement politique du destin des hommes et l'effort pour comprendre et dominer la tragédie de la cité.
Pourquoi quelques penseurs grecs du Vème et du IVème siècle av. J. -C. ont-ils cru bon et utile de transmettre aux générations futures des récits visant à rendre intelligible le devenir de l'humanité ? Quelle compréhension de "l'historicité" manifestent les textes d'Hérodote et de Thucydide, mais aussi ceux des philosophes ou des sophistes ? Ces deux questions sont au coeur de cette étude consacrée à la formation de la pensée historienne dans la Grèce classique. François Châtelet y montre, très clairement et magistralement, que ce qui fonde la décision grecque de "faire de l'histoire" est la saisie de la dimension proprement politique du destin des hommes et l'effort pour comprendre et dominer la tragédie de la cité.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.