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HENRIK IBSEN, LE CONSTRUCTEUR
CHATEL JONATHAN
CIRCE
21,50 €
Épuisé
EAN :9782842423919
Jonathan Châtel propose ici une analyse méthodique des onze dernières pièces d'Ibsen, dans l'ordre où elles ont été écrites entre 1879 (Une maison de poupée) et 1899 (Quand nous nous réveillons d'entre les morts). Le grand dramaturge norvégien se comparait volontiers à un architecte, mais c'est un constructeur très paradoxal que nous révèle Châtel. A l'opposé de la " pièce bien faite " à la Scribe, Ibsen construit des édifices instables à l'intérieur desquels ses personnages vivent en permanent déséquilibre. Le dramaturge déploie une stratégie critique qui consiste à mettre en crise, jusqu'à l'impasse, jusqu'à l'aporie, le discours de ses personnages. Les créatures ibséniennes sont étroitement tributaires du cadre d'une civilisation dont elles ne cessent d'éprouver le caractère coercitif. Leur pensée n'est faite que des strates d'une idéologie dont l'auteur opère la déconstruction. La psyché de Nora, de Rosmer, de Solness ou de John Gabriel Borkman se trouve ainsi écartelée entre ses pulsions inconscientes et les idéaux moraux ou les velléités d'émancipation qui l'habitent. On voit alors se profiler, derrière la faillite des systèmes discursifs, la tragédie des destins individuels des personnages. Dans ce parcours critique et sensible du cycle des onze dernières pièces, Jonathan Châtel marque une importante césure : à partir du Constructeur Solness le régime de l'écriture connaît une modification dramaturgique : la relation interpersonnelle cède le pas à l'intra-subjectivité de protagonistes qui, à l'instar de L'Inconnu, le personnage autobiographique du Chemin de Damas de Strindberg, deviennent les spectateurs de leur propre vie.
Résumé : Cet été, l'excitation est à son comble : Baya, la girafe, ne devrait pas tarder à avoir son bébé... Les Soigneurs Juniors ne veulent rater ça pour rien au monde ! Mais ils sont persuadés que la naissance aura lieu en pleine nuit. Comment faire pour y assister ? Une série réalisée en collaboration avec les soigneurs et les équipes du ZooParc de Beauval.
À travers une histoire d amour et d amitié et une fable douce-amère sur la relation père-fils, Kirkenes raconte comment le fantasme pris sous différents angles les utopies individuelles, la psychose, la jalousie, l emballement médiatique modifie l approche de la réalité, rend la vie de tous les jours étrangement inquiétante et peut faire d un acte somme toute futile (l incendie d une église abandonnée), l amorce d une dérive insidieuse.
Châtel Jonathan ; Piret Pierre ; Lemaire Véronique
L'enjeu du numéro Théâtre et pensée est de revenir sur la relation dialectique, à la fois subtile et complexe, entre pensée théorique et pratique théâtrale. Le désir réflexif, si manifeste chez les artistes du XXe siècle, l'exigence empirique, si prégnante dans les études théâtrales depuis leur émergence dans les années 1960, demeurent-ils d'actualité, à l'heure où s'affirme une nouvelle doxa, qui considère qu'en passer par la réflexion théorique (se nourrir des sciences humaines, de la pensée dramaturgique, interroger l'historicité des discours, etc.) est superflu ou obsolète et que doivent primer l'intuition et l'émotion ? La relation entre théâtre et pensée demeure-t-elle néanmoins féconde aujourd'hui ? Si oui, comment est-elle vécue, expérimentée, analysée ? Pour nourrir la réflexion, nous avons proposé à quelques spécialistes en études théâtrales de faire le point sur leur rapport à la pratique. Ces réflexions sont suivies d'un florilège de textes de Jean-Marie Piemme : ils occupent une place centrale dans ce numéro parce qu'ils présentent un exemple remarquable de cette complémentarité nécessaire entre théorie et création. Il s'agit du deuxième volume de ses Accents toniques (2017-2023), que nous sommes heureux de publier ici. Pour finir, trois entretiens avec des artistes nous éclairent sur la relation qu'ils établissent entre théorie et pratique dans leurs créations. Ce sont ces réflexions, analyses, projets et témoignages qui, réunis, donnent corps à ce numéro.
Nous ne voulons pas vieillir isolés, invisibles et désinvestis par la communauté des humains ! Vivre longtemps expose à une souffrance inenvisagée : celle de l'isolement social qui génère cette sensation tellement douloureuse d'être seul. Il faut trouver des solutions collectives pour que le temps de vie gagné se déroule dans la cité. Et non dans la solitude de son domicile. Comment relever le défi de vivre vieux en restant en liens ? En refusant de se laisser disqualifier au prétexte d'un trop grand âge ou de fragilités ; en osant demander de l'aide à des professionnels qualifiés ; en choisissant un habitat ouvert sur les autres ; en réclamant des territoires accessibles ; en réinventant les relations intergénérationnelles. Le ton de Véronique Châtel est vif. Elle brosse le portrait de nombreux acteurs - des vieux qui ont dit " non ", des professionnels engagés - pour changer la place des personnes âgées dans notre société : oser être, ne plus se retrancher, refuser d'être maintenu à domicile dans l'isolement.
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
C'est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour , et c'est par cela même qu'il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé". (Rilke à Merline, le 28 septembre 1920). Rainer Maria Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l'amour, des premiers regards échangés à la douleur de l'absence. Au-delà de l'expérience intime, à côté des grands poèmes métaphysiques où s'inscrit une métaphysique de l'amour, le poète s'adresse dans les poèmes réunis dans ce volume à la Bien-Aimée : femme multiple et unique, pensée (mais non rêvée), extrêmement proche et extrêmement lointaine en même temps, dans la figure de laquelle s'opère la transmutation du discours amoureux en discours poétique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob. Le tout sous le regard d'employés, de marins et de serviteurs qui mènent leur vie sans se mêler de celle des maîtres. Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni lui-même en butte à Venise à des factions rivales ou contraires ?...