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La Faculté des songes
Châteaureynaud Georges-Olivier
GRASSET
10,30 €
Épuisé
EAN :9782246261810
Marginal, rêveur, d'une rebelle nonchalance, Quentin est O. S. dans une usine par hasard, et parce qu'il faut bien vivre. Surnommé Tête Lourde, pour sa lenteur, ses allures de somnambule, Manoir, l'orphelin, a cessé d'être le fonctionnaire modèle qu'il fut longtemps. Seul avec ses chow-chows dans un pavillon exproprié, Hugo, enfin, exerce dans la journée la profession de bibliothécaire, non sans d'étranges fantaisies. Trois destins en roue libre dont les chemins ne pouvaient que se rencontrer, au carrefour de leurs solitudes. C'est une maison abandonnée qui les réunit quelque part en banlieue, une bâtisse promise à la démolition, et par l'un d'eux baptisée la "Faculté des Songes". A l'écart de l'agitation, des soucis quotidiens, de l'angoisse, ils y trouvent la nuit la paix des sages, un autre monde où ils seront pour un temps les passagers clandestins de l'amour, les squatters heureux de l'oubli. Avec la précision aérienne des mots les plus simples, G. -O. Châteaureynaud réussit mieux que jamais à imposer la vérité de son univers insolite.
« Je n?ai que faire ici de l?entière vérité. Ce qui m?intéresse, ce sont les lambeaux et bribes déposés en moi au fil du temps, que je manipule à tâtons, que j?examine à l?aveuglette comme au fond d?une crypte ». La rencontre des parents lors d'un bal de la Victoire, les premières impressions fugitives sous le soleil d'Algérie et de Marseille, les inconstances d'un père, son goût des femmes et des ailleurs, l'adoration d'une mère, le divorce, la dépression...Dans ce livre où pour la première fois il parle de lui, Georges-Olivier Châteaureynaud exhume d'un passé brumeux des images, des légendes, et c'est toute une mythologie familiale qui se constitue.Il se souvient.D'une chambre de bonne perchée au huitième étage. Du nomadisme. De la pauvreté. De Grand-Père, de Tantine, ou du terrible Leturc, l'enfant qui lui apprit à lire.La vie nous regarde passer, ce sont les années de formation d'un écrivain, c'est une adolescence dans les années 1960. Entre la "vie de café, mai 68, et les ultimes"glorieuses", c'est aussi le discret parfum d'une certaine époque, celle des aventures indochinoises et des années algériennes, celle de la France d'après-guerre. "
Résumé : Un professeur de lettres, Odilon Frêle, écrivain à ses temps perdus, se rend en Pénombrie, à l'occasion du congrès de fantomologie qui se tient à Tremnobör, la capitale d'un petit pays soumis à un régime totalitaire. Mais Odilon a été invité là par erreur et la police de Pénombrie l'accuse d'être un espion. C'est le début d'une série d'épisodes rocambolesques : Odilon s'enfuit, est rattrapé, déporté, pour servir enfin de cobaye dans une mystérieuse expérience de "fantomologie". Georges-Olivier Châteaureynaud nous conduit lentement aux portes de l'invraisemblable avec l'air de nous conter une histoire banale. Le lecteur se balade, médusé, entre des mondes de spectres, de scientifiques mégalomanes, de policiers suspicieux, avec un bonheur où l'humour et l'horreur font bon ménage. Georges-Olivier Châteaureynaud a trouvé une veine à la fois très littéraire et très "populaire". Le "Prix Renaudot 82" se renouvelle avec un talent encore plus neuf et original.
Mathieu Chain est cet illustre écrivain qui renonça un jour à la gloire et à tous ses avantages, quitta définitivement la France et alla finir ses jours, inconnu, dans une petite île de la côte allemande où il subsista grâce aux travaux manuels qu'on voulait bien lui confier. Il n'écrivit plus une ligne et c'est son dernier ami, le pasteur de l'île, qui nous raconte son histoire. Quelle révélation Mathieu Chain a-t-il connue pour qu'il ait décidé de changer radicalement de vie ? Diverses réponses ont été proposées - notamment par les psychiatres - mais le narrateur les rapporte sans les faire siennes. Il se contente de dresser la carte du labyrinthe que Mathieu Chain a dû parcourir avant de trouver sa voie. Nous lisons un roman d'aventures où les incidents bizarres et les scènes dramatiques s'enchaînent avec une logique surprenante. Max-Pol Fouchet disait de lui : "Les trouvailles de style, le ton qui passe à travers l'écriture, l'écriture elle-même sont d'un grand styliste".
Résumé : Quinze nouvelles composent ce recueil, qui mettent en scène une foule de personnages et semblent, pourtant, avoir un même et unique héros, le Temps : le temps qui passe, le temps piégé, le temps truqué, le temps aboli. L'univers de G. -O. Châteaureynaud évoque la peinture de Giorgio de Chirico et, comme elle, rend visible à nos yeux étonnés ce qui demeure ordinairement caché derrière les apparences. Les enfants ont la part belle dans ces belles histoires : Hugo, Jean-Jacques Renard, "Petit Chose" à leur manière, et le bouleversant bambin du "Verger". Le réalisme et le fantastique engendrent alors la poésie.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.