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PHILOSOPHIE ET RELIGION PLATON, EUTYPHRON
CHATEAU
VRIN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782711617678
L'Euthyphron appartient à l'histoire de la philosophie, mais il a aussi une place particulière dans l'histoire de la philosophie de la religion. Avec ce Dialogue, la religion se constitue comme problème philosophique en même temps que la philosophie constitue son mode propre de questionnement. L'interrogation sur la piété, en effet, est menée du point de vue de ce qu'il en est de son idée, ce qui conduit à déprécier la forme de vie religieuse que représente l'eusebeia et généralement toutes celles qu ne sont pas capables de se justifier. Mais cette recherche qui porte sur la piété comme Idée n'est pas seulement un des premiers exemples, dans l'oeuvre de Platon, de recherche eidétique. Parce que la philosophie se découvre en un sens originairement pieuse (comme mouvement de recherche d'un principe où l'idée et la valeur tendent à s'identifier), la vraie piété nous apprend, à sa manière, ce qu'est la vraie philosophie. D'où le caractère ambigu des rapports entre philosophie et religion, faits de mise à distance critique et de proximité compréhensive. La possibilité de tenir ensemble ces deux dimensions est sans doute le problème le plus fondamental de la philosophie de la religion, mais la plupart des philosophies optent pour l'une ou l'autre de façon tranchée. Une des caractéristiques de l'Euthyphron est de maintenir les deux aspects: d'une part, une philosophie critique de la religion comprise comme eusebeia (piété dévote), d'autre part, une philosophie religieuse, entendue comme pensée de l'hosiotès (d'un juste sentiment du divin, d'une vraie piété).
L'influence de la philosophie sur le cinéma peut être observée sous trois éclairages: la manière dont le cinéma représente le philosophe; les tentatives pour adapter à l'écran les textes philosophiques; la capacité enfin du cinéma à philosopher. Cinéma et philosophie en dresse un bilan à la fois historique et critique et témoigne d'une phase nouvelle de la théorie du cinéma. Dominique Château synthétise ici les contributions de Bergson, Benjamin, Eisenstein, Epstein, Bazin, Merleau-Ponty, Mitry, Cavell, Deleuze, Schefer entre autres et s'arrête sur les propositions de philosophie du cinéma qui considèrent ce médium comme un phénomène historique lié à la modernité, un domaine d'expression spécifique ou encore un objet d'expérience où la philosophie autant que le cinéma sont mis à l'épreuve. Les grandes tendances de la philosophie moderne (phénoménologie, philosophie analytique, déconstruction, Gender Studies...) sont ici présentées sous l'angle de leur apport à la théorie du cinéma. Le livre s'achève enfin sur l'examen d'unprojet d'une véritable esthétique du cinéma.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.