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VILLE LE GOUVERNEMENT ET L ECRIT A MONTPELLIER XIIE XIVE SIECLE
CHASTANG
PUB SORBONNE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782859447465
Faire le portrait scriptural de Montpellier durant les 150 ans qui s'étendent de la fin de la seigneurie des Guilhem au passage de la ville sous le contrôle du roi de France, en 1349, tel est le projet de ce livre. Montpellier connaît alors un régime politique consulaire qui confère aux élites urbaines un pouvoir gouvernemental étendu. Le cas singulier de cette grande ville méditerranéenne, dont les archives médiévales ont été remarquablement conservées, permet d'éclairer avec précision la dynamique historique d'essor de l'écrit pratique en Occident et les nouveaux mécanismes de domination et de transaction sociales qui l'accompagnent. L'ouvrage explore ainsi les rapports complexes qui unissent l'histoire de la culture de l'écrit aux formes sociales et politiques d'affirmation des communautés. Il tâche de restituer la spécificité d'un long XIIIe siècle dans l'histoire de l'Occident qui, loin d'être un simple prodrome à la construction de l'État moderne, laisse entrevoir des trajectoires que le cours de l'histoire a reléguées au rang d'occasions manquées. Dans l'analyse des évolutions inscrites dans l'ordre scriptural et documentaire de la ville, ressurgissent des questions qui sont au coeur de la tradition des sciences sociales depuis plus d'un siècle: d'une part, celle de l'essor de la rationalité et de ses rapports avec la bureaucratie. D'autre part, celle des innovations qu'introduit la diffusion de l'écrit dans l'organisation des sociétés.
Résumé : Le geste auto-agressif le plus apparemment " bénin " est un signal symptôme aussi important à percevoir que le geste suicidaire le plus élaboré. Il recouvre une réalité humaine complexe, parfois pathologique, toujours potentiellement mortifère. Le geste suicidaire revêt la signification d'un message qui s'est passé de mots mais représente aussi une histoire ou l'étape d'une histoire dramatique. Le geste suicidaire est un véritable trouble en soi, que l'on est en droit d'autonomiser grâce à une syndromique particulière (le syndrome présuicidaire), ses modalités d'installation et d'évolution (la crise suicidaire), sa psychopathologie déclinable selon diverses grilles de lecture, sa composante familiale, voire génétique, sa physiopathologie biologique, ses formes cliniques : aiguë, chronique, secondarité ou comorbidité avec d'autres troubles psychiatriques. Cet ouvrage clarifie tout d'abord les notions et présente l'épidémiologie ainsi que les déterminants biologiques, psychologiques et sociologiques. Une partie clinique expose les liens entre les conduites suicidaires et d'autres troubles : psychoses, troubles de l'humeur, troubles anxieux, troubles de la personnalité. Au sein de cette partie, les auteurs insistent particulièrement sur les populations spécifiques (adolescents, détenus, salariés) et les répétitions suicidaires. Enfin, la prise en charge est détaillée dans sa diversité, du médecin généraliste au service d'urgence : psychothérapies, traitements médicamenteux, importance de l'entourage et postvention. Un chapitre final se focalise sur la prévention du suicide en milieu professionnel.
Les cartulaires ont jusqu'à présent été utilisés comme des recueils de chartes qui fournissent aux historiens la transcription de textes dont les originaux ont disparu. Or, la copie de parchemins dans un cartulaire représente un véritable travail d'écriture qui, tout en produisant une représentation du pouvoir seigneurial, contribue à fixer la mémoire de l'institution commanditaire et participe à un effort d'ordonnance et de défense du patrimoine, inséparable des évolutions sociale et culturelle qu'ont connues les régions méditerranéennes au cours des XIe-XIIIe siècles. Cet ouvrage replace la rédaction des cartulaires dans l'ensemble de la production textuelle du Bas-Languedoc et propose, à l'échelle d'une région, une histoire sociale des pratiques de l'écrit.
Ah... la spiritualité de l'Inde, les rythmes envoûtants de l'Afrique, la chaleur brésilienne... Qui ne rêve de voyager dans ces contrées mythiques. Et d'ailleurs, pourquoi se priver ? Aujourd'hui voyager est à la portée de bourses de plus en plus modestes, et sur place, la vie est tellement moins chère... Et puis, les transports sont si rapides que 15 jours de vacances suffisent à traverser un continent... C'est presque vrai, mais ce discours de catalogue oublie quelques détails qui ont leur importance. Le tourisme n'est pas seulement synonyme de détente, de joie ou d'aventure, et de nombreux problèmes sont posés par les masses de visiteurs, plus ou moins bien préparés, qui déferlent dans des pays toujours plus éloignés. Et, à moins de se voiler la face pour profiter en toute "innocence" de son voyage, il est urgent que les touristes soient aussi des citoyens, informés et responsables, conscients des conséquences de leurs pratiques. Ce guide est là pour ça : il donne un panorama rapide de tous les aspects sombres liés au tourisme, que l'on préfère trop souvent oublier. Mais, ce guide ne rend pas morose et montre qu'un autre tourisme est possible, une façon responsable de concevoir la découverte et le divertissement sans nuire à ceux qui nous accueillent, dans le respect des cultures et des besoins de chacun. Voici donc des codes de conduite réalisés par des professionnels qui s'engagent, ainsi que des adresses et des outils de réflexion pour "voyager autrement". Bref, un guide pour bien faire ses bagages : un guide pour mettre sa conscience dans la valise et ne pas la perdre en route !
Résumé : Certaines personnes ont du mal à apprécier pleinement leurs réussites sociales et professionnelles. Le syndrome de l?imposteur est l?expression d?une faible estime de soi qui se caractérise par la sensation d?être incompétent et de tromper sans cesse son entourage. Ce sentiment est à l?origine d?une grande détresse psychologique et sociale et constitue un frein à l?épanouissement personnel et au bien-être. Cet ouvrage répond au besoin actuel de comprendre et d?aider à surmonter ce syndrome particulièrement représenté dans le monde professionnel. Afin d?aider le praticien à l?identifier et à mettre en place un accompagnement spécifique, ce guide propose une description détaillée des manifestations cognitives, comportementales et émotionnelles du syndrome ; une grande variété de cas pratiques et de témoignages ; des méthodes et des exercices de prise en charge éprouvés. Grâce à l?alliance thérapeutique développée dans cet atelier, le professionnel pourra aider son patient à se prémunir de l?anxiété et de la dépression, et l?amener ainsi à estimer plus justement son potentiel et ses capacités.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.