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L'avènement de l'opinion publique. Europe et Amérique, XVIIIe-XIXe siècles
Chassin Joëlle ; Fernandez-Sebastian Javier
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782747571593
Le gouvernement représentatif moderne se définit lui-même habituellement comme un régime fondé sur l'opinion publique. Cependant l'opinion publique, loin d'être une notion ubiquiste et intemporelle, est un concept ancré dans le temps et l'espace, dont l'affleurement dans le discours politique coïncide avec la phase ultime de l'Ancien Régime et l'aube du libéralisme dans le monde occidental. Les essais réunis dans ce volume éclairent, sous différents angles, les origines et les premières étapes d'un concept qui, après s'être développé rapidement des deux côtés de l'Atlantique, est arrivé jusqu'à nous à travers un processus de resémantisation long et compliqué. De la lecture de ce livre se dégage une vision complexe dans laquelle, en fonction des contextes, des idéologies, des théoriciens et acteurs historiques différents, l'opinion publique - réalité ou concept, agent sociologique ou instrument rhétorique - a pu jouer des rôles très divers comme instance de légitimation politique.
La dégustation est utilisée tout au long des processus d?élaboration et de commercialisation, du grain de raisin au vin. L?état de maturité du raisin est le premier facteur, et certainement l?un des plus déterminants, qui conditionne la qualité du vin. Il est le résultat d?un ensemble de phénomènes physiologiques et biochimiques complexes dont le bon déroulement et l?intensité dépendent fortement des conditions du milieu (variété de vigne, sols, climat). Après une approche des bases physiologiques et comportementales du dégustateur, cet ouvrage, résolument pratique, dresse un panorama complet des techniques existantes (caractéristiques organoleptiques, outils d?évaluation) de dégustation à chaque étape de l?élaboration des vins.
Horne Alistair ; Chassin du Guerny Yves ; Bourdrel
Pendant près de huit années, de 1954 à 1962, la France a été confrontée à l'une des plus longues et des plus douloureuses épreuves de son histoire. La guerre d'Algérie" laisse au coeur de millions de Français ("rappelés" du contingent, "pieds noirs" rapatriés, officiers et soldats de métier, et tous ceux qui, sans être impliqués physiquement dans le drame, en ont suivi les péripéties), des traces et des souvenirs qui ne sauraient être aisément effacés. Pour la communauté arabe, de son côté, ce fut également une longue suite de souffrances. Ce livre, dû à un historien anglais, Alistair Home, déjà familier de l'histoire de France à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages, est la reconstitution minutieuse du "drame algérien" sous tous ses aspects. Il est le résultat de nombreuses années de recherches, de dépouillement de documents, d'interviews des "acteurs" et des témoins, du plus connu au plus humble : anciens ministres et dirigeants politiques français, chefs militaires et combattants anonymes des deux camps, membres de l'O.A.S., promoteurs de l'insurrection, chefs d'Etat étrangers, etc. Alistair Home a réalisé un travail magistral. D'abord publié en Angleterre, son livre lui a valu non seulement les commentaires les plus favorables de la presse anglo-saxonne, mais encore les félicitations des spécialistes français qui ont loué la richesse exceptionnelle de son information, le ton de sérénité dont il ne se départit jamais, sa préoccupation constante d'objectivité. C'est là une entreprise neuve et, dans l'édition française et internationale, le seul ouvrage qui embrasse dans sa totalité l'histoire d'un conflit hors du commun, qui trouva si difficilement les voies de la paix.
Korsakoff Alexandra ; Chassin Catherine-Amélie ; H
Dessinée après la Seconde Guerre Mondiale, la définition du réfugié ne vise pas les femmes et les minorités sexuelles qui craignent des persécutions dans leur pays d'origine. Ce silence a été remis en cause dès les années 1980, par suite des développements consentis au sein du corpus des droits de l'Homme. C'est pourquoi, sous la pression du droit international et des droits européens, les autorités politiques et juridictionnelles françaises usent désormais de l'art de l'herméneutique pour reconnaître la qualité de réfugiées aux femmes, ainsi qu'aux personnes homosexuelles et transgenres persécutées. Cette extension de la définition du réfugié reste cependant inachevée, en raison des limites inhérentes à la seule méthode de l'interprétation. Prix de thèse 2019 de l'Association Française pour la recherche en Droit Administratif (AFDA) Prix de thèse 2019 de l'Ecole doctorale Droit Normandie (ED 98)
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.