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Un bon flic
Charyn Jerome
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070388134
Ç'aurait pu être St-Louis. Il y avait une arche de métal dans le ciel, un arc-en-ciel qui dominait la ville comme un gigantesque jouet. Et Isaac n'avait aucune envie de se mesurer à des jouets. Il n'était pas le petit David partant pique-niquer avec sa lyre. Il était commissaire de police et il traversait tout le pays en tant qu'invité du ministère de la justice. Le célèbre limier américain en tournée. " Treize ans après les quatre romans qui ont rendu Jérôme Charyn célèbre en France et dont le héros était Isaac Sidel, revoici ce bon flic. Nous sommes toujours à Manhattan dans les mauvais quartiers et chez les mauvais garçons. Isaac fait prisonnier Henry Armstrong Lee, l'homme le plus recherché d'Amérique. Il se prend d'affection pour un orphelin de douze ans, accusé de meurtre. Il a de sérieux conflits avec le maire de la ville - qui est une femme. Surtout il retrouve Anastasia, son grand amour d'enfance, devenue MargaretTolstoî... Mais on ne raconte pas un roman de Charyn. On s'y laisse entraîner par le rythme endiablé de l'intrigue et par la musique d'une langue qui n'appartient qu'à lui.
Résumé : " Il y avait une fois un vieil homme avec un ver dans le ventre. Le ver aimait grignoter. Le vieil homme devait s'empoigner, comme s'il voulait s'arracher les entrailles. Il s'était mis à dégager une odeur épouvantable. Il ne pensait pas souvent à changer de pantalon. Il ne se rasait qu'une fois par semaine. Il nourrissait son ver dans une gargote grecque au coin de la Huitième Avenue et de la Quarante-cinquième. Il mangeait des salades et du pain blanc. Sur quoi, cédant à ses envies, il se traînait jusqu'à la Neuvième Avenue pour son cappuccino. C'était une faiblesse qu'il avait. Le café fort et le lait fumant. Le café était mauvais pour son ver, dont les mille petites pinces s'accrochaient aux intestins du vieil homme, qui chancelait sur le trottoir en bredouillant " Merde, putain, Dieu, ou toutes les insanités qui lui passaient par la tête. Il évitait le café pendant cinq ou six jours. Puis ne pouvait plus s'empêcher. "
C'est en Sicile que nous entraîne cette fois le commissaire Sidel, sur la piste du mystérieux «Homme de Montezuma», seigneur de Palerme et caïd de la mafia, qui se sert de marionnettes pour transporter de la drogue. Ils sont tous là : Di Angelis, Sal Rubino, Anastasia, le cardinal Jim et même Marilyn la Dingue qui s'apprête à convoler pour la dixième fois.Un tourbillon de personnages, d'histoires et de mots.
«Les temps étaient sombres et romantiques. Le Bronx était vulnérable, dépourvu d'une digue qui offrît une protection sérieuse contre l'océan Atlantique et, selon la rumeur, des commandos ennemis allaient débarquer d'un sous-marin insidieux dans de petites embarcations en caoutchouc, envahir les égouts, dévorer ma terre natale. Mais jamais je ne vis le moindre nazi au cours de nos promenades. D'ailleurs, quelle chance aurait bien pu laisser au moindre d'entre eux la scintillante silhouette de ma mère dans son manteau de renard argenté ? Elle était née en 1911, comme Ginger Rogers et Jean Harlow, mais elle n'avait rien de leur platine : elle, c'était la belle ténébreuse de Biélorussie.».
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.