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Le geek de New York
Charyn Jerome ; Martens Michel
GALLIMARD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782070741311
En 1979, Michel Martens, auteur de Série Noire (avec Jean-Pierre Bastid), rencontre Jérôme Charyn, le créateur d'Isaac Sidel. Tous deux aiment passionnément le cinéma et ils décident d'écrire pour Libération un feuilleton placé sous l'égide du personnage joué par Tyrone Power dans Le charlatan. Ainsi est né Arnold, le Geek de New York... Ce mot aux consonances étranges - il faut le prononcer " guik " - désigne un personnage mi-homme, mi-bête qui se repaît de chair crue et arrache de ses dents des têtes de poulets dans une attraction foraine. Le personnage d'Arnold, dans l'histoire qui est ici publiée pour la première fois sous forme de roman, ne se nourrit pas de têtes de poulets. Il mange les restes d'un infâme restaurant pompeusement nommé Le Sultan ; on le gave de glaces et de frites. Il faut dire que cet être extraordinaire, d'une laideur magnifique, est un sans domicile fixe qui partage son temps entre deux ports d'attache : les tunnels dont les ramifications s'étendent sous la ville de New York et le cinéma Dover. Car Arnold le clodo, l'exclu, le marginal doit être le plus grand cinéphile de la ville. Il vit de fabuleux rêves de celluloïd dans la caverne noire du Dover. Il connaît toutes les vedettes des années trente et quarante et a une passion pour Victor Mature. Il ne manquerait pour rien au monde My Darling Clementine...
C'est en Sicile que nous entraîne cette fois le commissaire Sidel, sur la piste du mystérieux «Homme de Montezuma», seigneur de Palerme et caïd de la mafia, qui se sert de marionnettes pour transporter de la drogue. Ils sont tous là : Di Angelis, Sal Rubino, Anastasia, le cardinal Jim et même Marilyn la Dingue qui s'apprête à convoler pour la dixième fois.Un tourbillon de personnages, d'histoires et de mots.
Résumé : La cafétéria ! Dans ce quartier populaire de New York, elle sert un peu de quartier général aux retraités qui s'y réunissent chaque après midi. Mais attention ! Ils ne se contentent pas d'évoquer le bon vieux temps - d'ailleurs pour la plupart, il n'a pas été bon du tout - ni de boire tranquillement leur thé. Entre Tillie, l'ex-reine de beauté, Mendel, l'ex-marchand, Morris, l'ex-violoniste, Benya la Torche, l'ex-truand et Yankel, l'ex-acteur du théâtre yiddish, intrigues et drames ne cessent de se nouer et de se dénouer. Histoires d'amour torrides, jalousies, vengeances, coups fourrés, voilà le quotidien de nos héros. Et puis il y a Pincus, le génial conteur, qui tire toutes les ficelles. Dans ce premier roman, de Jérôme Charyn, tout son univers est là, en germe : sa fantaisie, ce New York qui n'appartient qu'à lui, peuplé de ratés magnifiques et de truands sympathiques, sa langue qui ne ressemble déjà à aucune autre.
Résumé : " Les journaux, dans leurs dernières éditions, faisaient déjà leur deuil d'Isaac Sidel. Les drapeaux de la mairie étaient en berne. L'inspecteur principal préparait les funérailles. Il y aurait un grand défilé. Isaac aurait droit aux salves de canon et aux magnifiques chevaux noirs. Aucun autre commish ne s'était fait descendre de cette manière... Cela faisait dix heures qu'Isaac se trouvait sur le billard... Il était censé mourir. Mais il ne mourut pas... " Qui a voulu tuer le commissaire Sidel ? Est-ce Maria Montalban, qui avec ses " filles ", prostituées, travestis et autres, est accusée de voler les cantines scolaires et de faire du trafic de drogue ? Mais Maria est assassiné. Est-ce Sal Rubino, un vieil ennemi, qui a demandé à Caroll, le principal adjoint d'Isaac, de descendre son patron ? Il y a aussi une jolie millionnaire, un enquêteur turc, un chef d'orchestre, un patron de la Mafia, qu'on pourrait tous soupçonner...
Résumé : " Elle avait depuis longtemps l'habitude de tomber amoureuse de menteurs, de bandits et de braqueurs de banque... Mais jamais personne ne l'avait embrassée comme Don Ruben. Personne ne lui faisait autant frémir les jambes, ne savait engloutir son visage de cette façon... " Yolanda est en prison - une petite attaque à main armée qui a mal tourné. La police lui propose un marché : la liberté si elle l'aide à retrouver la trace de Ruben, son cousin dont elle était amoureuse à sept ans, devenu un des chefs du cartel de Medellin. C'est dans les rumbeaderos, les écoles de tango, qu'elle va le chercher parce qu'elle sait à quel point cette musique-là lui colle à la peau depuis toujours. Et il n'y a plus qu'à se laisser entraîner dans le tourbillon de la langue de Charyn, au fil d'aventures défiant l'imagination la plus enfiévrée.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.