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Monsieur Henri
Charras Pierre
MERCURE DE FRAN
13,20 €
Épuisé
EAN :9782715218765
J'ai toujours éprouvé pour moi-même une réelle méfiance qui constitue, je crois bien, le seul héritage que m'aient laissé mes parents. Oh, je ne leur reproche rien. Nous n'avions vraiment aucune raison de mettre une quelconque arrogance dans les regards que nous portions sur le monde. Je pourrais même avouer que nous étions pauvres. Mon père, lui, épaté par les palabres à la radio, répétait, sentencieux : "Qu'est-ce qu'on est cons !" Alors, des pauvres cons ? Il faudrait vérifier. Faire des tests". C'est un roman. Un roman d'amour. D'amours, au pluriel. Le narrateur a aimé Marie-Claire, Eva, un petit peu Hélène aussi. Il a aimé son père, énormément. Il est tout traversé de tendresses. C'est dire comme le monde qui l'entoure peut lui paraître étrange et comme il lui semble naturel de s'entretenir avec un homme disparu il y a quarante ans, tout "plein de larmes" .
Résumé : Où allez-vous si vite ? Ne me faites pas croire que vous éprouvez l'impatience de la jeune épousée. Vous savez, nous avons tout le temps. Et je veux voir. Je veux avoir l'agrément de vous regarder. En détail. Je veux être juste derrière vous. Derrière les tendons de vos chevilles qui jouent à chaque pas. Et les muscles du mollet qui s'arrondissent. Et le creux de vos genoux, tendres comme des aisselles. Je veux imaginer vos cuisses sous le vêtement. Toucher tout cela avec les yeux et rêver du moment si proche et si lointain où j'y porterai la main.
Manuel n'était pas fait pour choisir. Et c'est par hasard qu'il se retrouve dans cette petite ville près d'un lac, répétiteur dans ce collège, locataire de Madame Argaud. On était heureux, les dimanches. Les souvenirs affluent à la mémoire de Manuel, lui qui n'a jamais vécu. Est-ce que le bonheur est possible lorsqu'on n'a pas su parler à ceux qui vous aimaient, au père disparu, à la tante Mariette, à tous les autres ? Entre le collège et la maison de Madame Argaud, Manuel va, et l'amour transforme sa vie. Mais pourquoi résumer une telle histoire ? On ne peut livrer les secrets de ce récit, bouleversant dans sa sobriété, qui emmène le lecteur loin, beaucoup plus loin qu'il ne l'imagine.
Chez Louise. C'est un petit café dans un village, où Yvonne revient, après quinze ans d'absence. Louise est morte et sa fille, comédienne à Paris, arrive le lendemain dans la maison de son enfance. Il fallait bien venir, mais le chagrin, comme les souvenirs, semblent loin. Pourtant, une inquiétude s'empare d'Yvonne, auprès de sa mère couchée là, et ne la quitte plus. La vieille voisine qui parle et qui pleure, l'amie d'enfance retrouvée, les fantômes d'hommes qu'on évoque : rien ne pourra distraire Yvonne de ce qu'elle découvre tout au long de cette veille. Des signes imperceptibles, des riens, la peau sur le lait... S'impose peu à peu la voix timide de Louise, qui cachait des tendresses sous une apparente raideur ; voix pudique dans le silence de la nuit. Avec une remarquable économie de moyens, Pierre Charras a traité un thème éternel - la mort de la mère - en lui donnant une acuité nouvelle, une émotion et une force dignes d'un grand écrivain.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.