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Les femmes et la mer à l'époque moderne
Charpentier Emmanuelle ; Hrodej Philippe
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753574557
La mer constitue le personnage principal de chacun des tableaux des " Ports de France " réalisés par Joseph Vernet entre 1753 et 1765. Le regard porte en premier lieu sur les navires amarrés, perçoit ensuite l'intense activité des quais, puis distingue des individus parmi lesquels... des femmes, bien présentes dans un monde maritime traditionnellement masculin. Cet ouvrage entend attirer l'attention sur les multiples déclinaisons du rapport qu'entretiennent les femmes avec la mer, en variant points de vue et échelles d'observation. Il rassemble des travaux jusque-là dispersés, en histoire mais aussi en littérature et en l'histoire de l'art, pour une époque moderne débordant sur le XIXe siècle et qui s'inscrit dans une perspective européenne. L'histoire maritime et littorale d'un côté et de l'autre, l'histoire des femmes et du genre : passionnant croisement des sources ô combien fécond pour qui se donne la peine de revisiter les archives, bien souvent de lire entre les lignes ou encore d'interpréter les silences. Faire face à l'absence et savoir gérer celle-ci, vivre de la mer, approcher l'océan, le contempler et parfois s'en désintéresser : hors des clichés, cette union n'est pas contre nature.
Partir à la recherche des sociétés littorales, sur les côtes nord de la Bretagne. au XVIIIe siècle, suppose d'abandonner les représentations qui valorisent tant le littoral aujourd'hui : jusqu'au début du XIXe siècle, le "désir collectif du rivage" n'en est encore qu'à ses balbutiements. Dans une société où prédomine la terre, l'attractivité de la mer est loin d'être une évidence, même sur le littoral. Cet ouvrage est consacré à cette "maritimité première manière" et aux relations complexes qu'entretient le peuple du rivage avec la mer, la terre et l'estran. Dans cette perspective, se pose le problème de "l'appel du large" qui pousserait de matière irrésistible les Bretons à prendre la mer. Au-delà, cela engage à s'interroger sur les spécificités des sociétés littorales, du Mont-Saint-Michel jusqu'à Brest, qui se distingueraient des sociétés de l'intérieur, celles de l'Argoat, tournées vers la terre et ignorantes des choses de la mer. Au fil de l'étude se révèle la dimension que prennent les côtes nord de la Bretagne au XVIIIe siècle : espace approprié, vécu et exploité, à la charnière entre l'horizon maritime et l'horizon terrestre. Elles font figure d'enjeu au XVIIIe siècle tant il devient essentiel de préserver leurs ressources, de protéger leurs habitants des dangers véhiculés par la mer et de consolider les droits du littoral niés dans les seigneuries agro-maritimes. Soit autant d'occasions pour le pouvoir ryal d'affirmer son autorité dans un finisterre redécouvert à la fin du XVIIe siècle alors que se profile la "Seconde Guerre de Cent ans". "Ceux qui fréquentent la mer", les marins des côtes nord de la Bretagne, sont devenus un rouage déterminant dans la lutte contre l'hégémonie maritime anglaise. Si tous sont soumis aux rythmes de l'océan, l'expérience de la mer diffère selon les trajectoires individuelles. Une fois débarqués, ils se fondent parmi les gens du littoral, à l'image de leurs femmes, ancrées à terre. Marins par intermittence et terriens dans l'âme, ils déploient, avec leur famille, des stratégies de (sur)vie pour faire face à l'absence, inhérente aux activités maritimes. Elles contribuent à brouiller les identités professionnelles et rendent perméable la séparation entre le monde des terriens et celui des marins. S'esquissent alors les contours de sociétés complexes et originales, ouvertes sur la terre et la mer selon de multiples déclinaisons, mais qui restent fondamentalement des sociétés de l'ancien Régime.
Résumé : Soumettre le village à l'épreuve du genre suppose d'aller au-delà des traditionnelles assignations imposées tant aux femmes qu'aux hommes, dans les sociétés rurales du haut Moyen Age à la période révolutionnaire. Soumettre le village à l'épreuve du genre suppose d'aller au-delà des traditionnelles assignations imposées tant aux femmes qu'aux hommes, dans les sociétés rurales du haut Moyen Age à la période révolutionnaire, et de redonner à chacun et à chacune son rôle, au plus près de la réalité. Cette démarche inédite, qui croise l'histoire rurale et l'histoire du genre, réhabilite les villageoises, plus particulièrement les paysannes, invisibilisées par la documentation et souvent occultées dans les études historiques. Elle les intègre à une histoire globale qui prend en compte tous les acteurs des campagnes, à la fois dans leur spécificité mais aussi dans leurs relations et leurs comportements communs. Cette approche ouvre donc de nouvelles perspectives pour l'histoire rurale en introduisant une autre manière de la lire et de l'écrire : elle invite à revisiter les fonds d'archives et à réinterroger les sources sous cet angle. Le présent ouvrage, avec ses quatorze contributions déclinant, à l'échelle du village, les normes et des identités, l'entreprise familiale et le travail puis l'exercice du pouvoir, en montre tout l'intérêt et déconstruit nombre d'idées reçues.
Cet ouvrage couvre tout le champ de la gestion et de l'organisation de l'entreprise : stratégie, décision, structure, fonctions, contrôle et diagnostic. Il présente les différentes approches théoriques, les évolutions actuelles et les éclairages concrets sur les outils et pratiques de l'entreprise. Autant de moyens qui permettent à l'entreprise d'élaborer sa stratégie, de concevoir sa structure ou l'organisation du travail, d'organiser ses différentes fonctions, de contrôler son efficacité. Conforme aux nouveaux programmes du DECF (épreuve n°3), il s'adresse aussi bien aux étudiants en MSTCF ou en gestion qu'à ceux de BTS et DUT tertiaires.
A la fin du XVIIe siècle, le monde rural rassemble près de 80 % de la population du royaume. De profondes transformations l'ont affecté depuis le début du XVIe siècle, sans le bouleverser totalement. Les liens tissés avec les villes, la croissance urbaine et l'affirmation de l'Etat ont modifié les cadres hérités du Moyen Age ainsi que les relations sociales et les conditions de vie, au village. Chacun y déploie des stratégies afin de subsister au quotidien ou consolider son rang, quitte à pratiquer une ou plusieurs activités. Pour la majorité des ruraux, ces stratégies reposent sur l'exploitation de la terre selon des savoir-faire empiriques qui n'excluent pas pour autant les nouveautés, bien avant "l'agriculture nouvelle" vantée par les agronomes au XVIIIe siècle. La guerre, les crises démographiques et les risques induits par l'environnement quotidien ébranlent néanmoins ce fragile équilibre et révèlent la vulnérabilité des sociétés rurales. Face à l'adversité, les "gens des campagnes" réagissent et tentent alors de se faire entendre des autorités, jusqu'à prendre les armes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.