Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pierre Hubermont. Écrivain prolétarien, de l'ascension à la chute
Charneux Daniel ; Duray Claude ; Fourmanoit Léon
MEO
18,00 €
Épuisé
EAN :9782807002807
Exact contemporain de Georges Simenon, considéré dans les années trente comme "le plus talentueux de nos jeunes romanciers", Pierre Hubermont (1903-1989) publie en 1930 Treize hommes dans la mine, un grand moment de la "littérature prolétarienne". Très à gauche dans le Parti Ouvrier Belge, il dénonce durement, en 1935, les atrocités du régime nazi. En 1940, il dérive pourtant vers l'" Ordre Nouveau" et collabore avec l'occupant, d'abord comme journaliste, puis en animant la Communauté Culturelle Wallonne dont il deviendra le président. Arrêté en 1944, il est condamné à la détention à perpétuité par le conseil de guerre. Il est libéré dès 1950 et continue a écrire sans plus jamais trouver d'éditeur. C'est à ce personnage complexe ainsi qu'aux évènements politiques, économiques et sociaux qui ont traversé son époque et l'ont influencé que trois auteurs s'intéressent ici : — Léon Fourmanoit a publié plusieurs ouvrages concernant le Borinage et son histoire, notamment politique. Il a rencontré Hubermont à trois reprises, en 1986, recueillant de lui plusieurs inédits et d'irremplaçables témoignages ; — Claude Duray étudie depuis une quinzaine d'années l'histoire sociale et politique du Borinage. On lui doit notamment une monographie concernant Walter Dauge. C'est en étudiant ce dernier qu'il a découvert Pierre Hubermont ; — Daniel Charneux, enfin, a appris grâce à Claude Duray l'existence de cet écrivain prolétarien majeur, aujourd'hui presque oublié. Il a lu toute l'enivre disponible qu'il commente ici avec le point de vue du romaniste.
Et si Marilyn Monroe était toujours en vie ? Norma Jean Baker était la femme derrière le mythe. Et si, le 4 août 1962, seul le mythe était mort ? Alors aujourd'hui, recluse dans le désert de Mojave, Norma regarde couler la vie en spectatrice amusée, réécoutant en boucle les disques du mythe, passant parfois, pour s'entraîner, une nuit dans son cercueil...
Il s'appelle Ryôkan. Il est moine bouddhiste zen. Il aime la poésie, les animaux, les enfants. Elle s'appelle Teishin. Elle est moniale bouddhiste zen. Elle aime la poésie, les fleurs, la calligraphie. Alors, peut-être leurs chemins pourraient-ils se rejoindre un jour. Peut-être pourrait-elle entrer dans sa vie comme un galet ricoche sur l'eau, comme un nuage caresse l'horizon. 1900. La Belle Epoque ? Pas pour tout le monde. Veuve avec trois enfants, Jeanne cherche un service pour assurer leur entretien. Elle devient la servante d'un curé, dans un village à la frontière française. Croyant échapper au malheur, elle s'y précipite. Dans ces deux romans complémentaires comme le Yin et le Yang, Daniel Charneux explore les thèmes universels de l'amour, de la "douleur de vivre" et de l'aspiration à la sérénité. Deux récits à lire comme on observerait la face claire et la face sombre d'un même astre : peut-être simplement la Terre ?
... Depuis quand gisait-elle là, sur la moquette face contre terre ? Il toucha son épaule, la secoua doucement ; la bouteille vide avait roulé à côté d'elle (...) et il murmurait, lui soufflait à l'oreille : Sonia... Sonia ? " C'est en homme esseulé que François Lombard déambule le long de la Meuse. Il songe à Sonia, son amour, qui s'éloigne chaque jour de lui et s'assomme de Porto ? Il songe à l'enfant qu'ils ont perdu de son fait à lui. Quel autre secret cache-t-il au fond de sa mémoire ? Va-t-il trouver réponse dans le rythme majestueux du fleuve ? "Daniel Charneux s'impose. Maman Jeanne, son roman précédent, était beau, centré sur un personnage étonnant et émouvant. Comme un roman-fleuve est encore plus fort, plus bouleversant, plus dur, mais il conserve cette beauté de la langue, cette sérénité de l'écrit, cette espérance liée aux souvenirs". Jean-Claude Vantroyen, Le Soir, 31 août 2012.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la "parfaite épouse, mère de famille et enseignante" que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée… Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.
En août 1914, les étudiants, le personnel universitaire et les anciens étudiants furent mobilisés. L'université catholique fut détruite lors du sac de Louvain. Les autres universités (Liège, Gand et Bruxelles) décidèrent de fermer leurs portes et refusèrent de rouvrir jusqu'à la fin du conflit. Les médecins et étudiants en médecine, par leur compétence professionnelle, eurent un rôle particulier à jouer au service des soins, tout autant des militaires blessés par les obus et la mitraille, intoxiqués par les gaz de combat ou rongés par la boue des tranchées et les épidémies, que des populations civiles victimes des bombardements, des exactions de l'occupant, du rationnement et de la malnutrition. A l'occasion du 100e anniversaire de ce qui fut le grand massacre à l'échelon mondial de l'histoire de l'humanité, sous les auspices du Musée de la Médecine de l'U. L. B. , quelques volontaires, emmenés par Raymond Mayer, ont voulu évoquer divers aspects de ce que fut la contribution de la Faculté de Médecine de l'U. L. B. à la médecine de la Grande Guerre. On y verra, à côté des actes de bravoure, que quelques fortes personnalités ont su préserver l'esprit universitaire en associant à leur pratique clinique l'enseignement et la recherche et en réfléchissant à ce que devrait être l'enseignement de la médecine à l'issue de la guerre.