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L'homme-proie. Infortunes et prédation dans les Andes boliviennes
Charlier Zeineddine Laurence ; Rivière Gilles
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753539891
Cet ouvrage est consacré à l'étude anthropologique des représentations de l'infortune et de la prédation dans les Andes de Bolivie. Jusqu'à présent, c'est essentiellement à partir de la notion d'échange et de contrat que les rapports entre les humains et les entités surnaturelles avaient été décrits dans cette région. L'auteure entend interroger à nouveau ce prisme de l'échange et montrer que les membres des communautés paysannes se situent dans un environnement foncièrement prédateur. Les diables de l'inframonde saisiraient en effet l'âme des humains pour leur alimentation dès qu'ils en ont l'opportunité car leur faim est insatiable. Comment les humains vont-ils essayer d'échapper à l'infortune ? L'échange permet-il de neutraliser la prédation ? Ce livre est consacré à l'analyse des différentes modalités partagées par ces populations pour contrer la prédation (réelle ou symbolique) imputée au surnaturel mais aussi à d'autres humains. L'auteure montre que si l'échange occupe une place fondamentale dans les Andes, il laisse la place à d'autres modes de relation et d'action. Pour éviter l'infortune, les individus trouvent des réponses dans et par leur corps grâce à la gestion physiologique et animique de leur corporéité : manger pour ne pas être mangé, ne pas penser pour ne pas être mangé par exemple. L'étude permet ainsi d'ajouter l'acte de penser aux côtés de la parole et des gestes rituels dans l'analyse des relations qui unissent les humains aux forces du monde qui les entourent. Elle permet aussi de considérer l'impact des conversions pentecôtistes et des migrations des campagnes vers les villes dans ce processus. Suivant à rebours les trajectoires de migration, l'auteure a mené un travail de terrain comparatif entre trois communautés des Andes boliviennes : l'une située en zone péri urbaine à proximité de Cochabamba, les deux autres en zone rurale au Nord Potosi.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.