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Les témoins de la Shoah. Volume 1, Tous coupables ? Les démocraties occidentales et les communautés
Charguéraud Marc-André
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204060660
Voici un livre concis et facile à lire sur une période cruciale du XXème siècle et ses horreurs. Il précède deux volumes qui traîteront les périodes ultérieures de la tragédie juive jusqu'en 1945. S'appuyant sur la lecture de près de 150 ouvrages écrits à propos de cette période, l'auteur pose un regard neuf sur la question de la culpabilité élargie des démocraties occidentales à l'égard des Juifs. Tous coupables ? Certes non, mais davantage que ce que l'on croit et pas toujours là où certains le souhaiteraient. Marc-André Charguéraud rouvre un certain nombre de dossiers comme, par exemple, la condamnation du régime hitlérien par le pape Pie XI, la question des visas délivrés aux Juifs avant la guerre par les Etats Unis et l'Angleterre, l'attitude des communautés religieuses en Allemagne dans les premiers temps du régime hitlérien. A aucun moment on ne trouvera dans ce livre une invitation à relativiser le rôle de l'Allemagne hitlérienne dans sa politique d'extermination du peuple juif. Le propos de l'auteur est bien plutôt de souligner le risque mortel de la passivité.
Dans le contexte de 1935-1945 et des désastres de la guerre, une amitié se crée entre une famille française et une famille allemande. Au fil des tragédies qu'elles ont traversées, des liens souvent intimes se défont, d'autres se tissent, mais rien ne parviendra à rompre l'amitié entre ces deux familles.
Depuis plus de dix ans, Marc-André Charguéraud traque les vérités non dites de la Shoah, en consultant les historiens les plus réputés du génocide, notamment anglo-saxons. Sa connaissance des tenants et aboutissants relatifs aux massacres des Juifs dans la période de la Seconde Guerre mondiale lui permet de mettre dans des perspectives inédites certains épisodes trop rapidement interprétés. Après la rédaction de huit livres sur le sujet, il propose ici de revisiter cinquante idées reçues sur la Shoah, une forme de dictionnaire thématique qui couvre les lettres A à J et qui sera suivi ultérieurement par un deuxième volume. Sur les raisons pour lesquelles Auschwitz n'a pas été bombardé, sur la passivité des Juifs américains, la bravoure méconnue des Français à l'égard des enfants juifs ou le sort désastreux des rescapés juifs après 1945, Marc-André Charguéraud fait oeuvre nécessaire: il permet de confirmer que le désastre génocidaire de la Seconde Guerre mondiale a été rendu possible par un climat général de passivité dont l'Allemagne nazie a largement profité.
Biographie de l'auteur Marc-André Charguéraud a publié de nombreux ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale. Diplômé de sciences politiques et de droit, MBA de Harvard, il s'est engagé en 1944 dans la Première Armée française.
Au terme de la Seconde Guerre mondiale, en Europe de l'Est, survivent plus d'un million de rescapés de la Shoah. A peine "libérés', des pogroms meurtriers s'abattent sur eux, les persécutions continuent. Il ne leur reste qu'une alternative: fuir. Au fil des années, ce sont plus de 900000 survivants juifs qui se voient contraints de se réfugier loin de leur terre natale, en Israël notamment. Les populations et les gouvernements des"démocraties populaires"ont ainsi accompli la prophétie qu'Hitler n'avait pas réalisée malgré les millions de victimes de la Shoah, rendre l'Europe de l'Est"judenfrei"(sans Juifs). Ce dernier chapitre de la Shoah s'est déroulé sous les yeux du monde libre, vainqueur mais resté largement antisémite malgré la"catastrophe juive'. Pendant les premières années de l'après-guerre, les pays qui le composent ont systématiquement fermé leurs portes aux survivants juifs à la recherche désespérée d'un refuge. Ce drame est peu connu. La plupart des historiens arrêtent leurs travaux à la victoire, en mai 1945. Le martyre des survivants de la Shoah est le premier livre à embrasser l'ensemble du sujet. Il permet à ce titre de questionner nombre d'idées reçues, relever des situations paradoxales, et replacer certains événements dans un contexte plus large. Biographie de l'auteur Marc André Charguéraud est l'auteur d'une série de livres qui traitent de l'attitude des alliés, des neutres ou des communautés religieuses face à la persécution des juifs et à la Shoah, depuis 1933 jusqu'en 1945. Diplômé de sciences politiques et de droit, MBA de Harvard, il fut en France engagé volontaire en 1944. Par la suite il a dirigé plusieurs entreprises.
Résumé : Le livre tiré par Edmond Michelet de ses notes de Dachau constitue un des documents les plus vivants et les plus honnêtes sur l'aventure concentrationnaire [... ] : avec une objectivité remarquable, Michelet décrit ce que fut la vie d'un résistant français qui a dû et pu tenir près de vingt mois dans un block de Dachau ; il analyse les conflits qui surgissaient entre classes de détenus - politiques et " droit commun " - allemands, latins et slaves ; il démonte la curieuse machine politique qui avait fini par s'organiser, l'équilibre des pouvoirs dans une cité d'esclaves hantés par la mort et qui, pourtant, ne cessaient de regarder vers la vie. Une galerie de beaux portraits psychologiques alterne avec des scènes dramatiques et de larges fresques, comme l'épidémie de typhus de l'hiver 44-45 et la pagaïe ubuesque d'une libération de fantômes. Le témoignage du chrétien, qui dit ce qu'il a tiré de sa foi, est porté sans ostentation et avec noblesse. Et il n'était pas possible de faire ressortir plus honnêtement l'ambiguïté d'une aventure où l'homme a révélé les pires côtés de sa nature [... ] mais aussi ses virtualités héroïques et son irrépressible spiritualité. Pierre-Henri Simon de l'Académie française Edmond Michelet (1899-1970) milite à Brive au sein de la Jeunesse catholique et des Equipes sociales. Nourri de Péguy et de Maritain, il alerte l'opinion contre la montée des périls et organise l'accueil des réfugiés fuyant le nazisme. Le 17 juin 1940, il élabore un des premiers tracts de la Résistance. Responsable régional de Combat, il est arrêté le 25 février 1943 et déporté à Dachau. Après la Libération et jusqu'à sa mort, ce gaulliste exerce de nombreuses responsabilités gouvernementales.
Il n'est pas facile de parler de Shoah. Il y a de la magie dans ce film, et la magie ne peut pas s'expliquer. Nous avons lu, après la guerre, des quantités de témoignages sur les ghettos, sur les camps d'extermination ; nous étions bouleversés. Mais, en voyant aujourd'hui l'extraordinaire film de Claude Lanzmann, nous nous apercevons que nous n'avons rien su. Malgré toutes nos connaissances, l'affreuse expérience restait à distance de nous. Pour la première fois, nous la vivons dans notre tête, dans notre coeur, notre chair. Elle devient la nôtre. Ni fiction ni documentaire, Shoah réussit cette re-création du passé avec une étonnante économie de moyens : des lieux, des voix, des visages. Le grand art de Claude Lanzmann est de faire parler les lieux, de les ressusciter à travers les voix, et, par-delà les mots, d'exprimer l'indicible par des visages. [...]. La construction de Claude Lanzmann n'obéit pas à un ordre chronologique, je dirais - si on peut employer ce mot à propos d'un tel sujet - que c'est une construction poétique.Jamais je n'aurais imaginé une pareille alliance de l'horreur et de la beauté. Certes, l'une ne sert pas à masquer l'autre, il ne s'agit pas d'esthétisme : au contraire, elle la met en lumière avec tant d'invention et de rigueur que nous avons conscience de contempler une grande oeuvre. Un pur chef-d'oeuvre.
« À présent que les témoins sont morts, victimes comme bourreaux, il reste le souvenir de leurs mots et de leurs visages, les monuments et les livres. J'ai voulu tisser les fils de la grande histoire avec ceux de la petite, jusqu'à ce que jaillisse un tableau d'antan, avec ses parts d'ombre et de lumière, ses vies écrasées par la mégalomanie des hommes ; celles de Lydia et Karl Schwarz qui eurent la malchance de naître à l'orée d'un siècle maudit. » Découvrant les arrangements de son grand-père allemand avec le régime nazi, Géraldine Schwarz met au jour la responsabilité des Mitläufer dans une dictature : ceux, si nombreux, qui « marchent avec le courant ». Suivant sa famille sur trois générations, elle retrace le travail de mémoire mené en Allemagne, qui fait la force de sa démocratie. En le comparant aux lacunes mémorielles en France et ailleurs en Europe, elle soulève une question cruciale : faire des citoyens des victimes de l'Histoire au lieu de les responsabiliser n'a-t-il pas ouvert la voie au populisme et fragilisé nos démocraties?Notes Biographiques : Géraldine Schwarz est une journaliste franco-allemande vivant à Berlin. Ancienne correspondante de l'AFP, elle collabore entre autres avec Le Monde, Arte et une émission politique de la télévision allemande Deutsche Welle. Elle enquête depuis quelques années dans les archives des services secrets allemands BND et a réalisé plusieurs documentaires pour France Télévisions.
Résumé : 2000. C'est le nombre de juifs, artistes et intellectuels, que Varian Fry a sauvés de la barbarie nazie en leur permettant de rejoindre les Etats-Unis. 13. C'est le nombre de mois, entre août 1940 et septembre 1941, qu'il lui a fallu pour réaliser sa mission depuis Marseille. Pourquoi un brillant journaliste new-yorkais de 32 ans laisse-t-il derrière lui femme et pays pour organiser cette opération de sauvetage ? Comment s'y est-il pris ? Qui sait qu'il a monté un phalanstère d'artistes avec André Breton et ses amis surréalistes, et a outrepassé sa mission en sauvant des Juifs et des résistants ? Mois après mois, Bernadette Costa-Prades retrace cette aventure palpitante et souvent méconnue jusqu'à l'épilogue : la nomination de Fry au titre de Juste parmi les Nations, premier américain à recevoir cette distinction. Bernadette Costa-Prades est journaliste et auteure de nombreuses biographies notamment consacrées à Niki de Saint-Phalle, Frida Kahlo, Simone de Beauvoir, Tina Modotti.