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Les ministres de Bourguiba
Charfi Mounir
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738403988
De 1956 à 1987, Bourguiba a présidé aux destinées de la Tunisie. Sous des apparences de modération, voire de bonhomie empreinte de paternalisme, le vieux leader a, en fait, gouverné le pays d'une poigne de fer. Chef d'Etat, président du Parti unique (le Destour), Bourguiba avait rapidement concentré entre ses mains tous les pouvoirs. Il était devenu, au sein d'une classe politique turbulente mais divisée, le seul maître du jeu. Une étude serrée des ministères et des hommes qui s'y sont succédé, au cours de ces trois décennies de pouvoir personnel, était, assurément, l'une des approches qui permettait le mieux de comprendre les e règles " de ce jeu auquel, soufflant alternativement le chaud et le froid, Bourguiba soumit et la classe politique et une opinion publique frustrée d'information et, partant, extrêmement attentive au moindre changement. Un jeu subtil, mené avec maestria par un chef d'orchestre imprévisible et retors, jusqu'au dérapage final auquel le naufrage de la vieillesse ne fut pas étranger. Mais un jeu qui avait, par-delà le spectacle, une assise idéologique, sociologique, mais aussi régionale. Ce livre qui tente de saisir les différents aspects de ce jeu constitue, sans doute, une introduction à l'histoire récente de la Tunisie autant qu'une méditation sur l'exercice solitaire du pouvoir dans le tiers monde.
« L'islam est incompatible avec la démocratie » « L'islam encourage la recherche scientifique » « L'islam opprime les femmes » « L'islam libère les femmes »... Autant d'affirmations contradictoires, mais qui présentent toutes l'islam comme une pensée identique à elle-même en tout lieu et à toute époque. La religion musulmane telle qu'elle se présente aujourd'hui découlerait entièrement et immédiatement du seul Coran, qui serait la parole de Dieu nue, absolue et éternelle. Or, la révélation coranique s'adresse nécessairement aux hommes dans un langage qu'ils comprennent, en faisant référence à la culture qui est la leur. Comme le dit 'Ali, le gendre du Prophète : « Le Coran ne parle pas, ce sont les hommes qui parlent à travers lui. » A partir de ce constat radical, Abdelmajid Charfi, l'un des nouveaux penseurs de l'islam les plus audacieux, met les méthodes des sciences humaines au service de l'analyse interne de l'Islam. Qu'est-ce qui, dans le Coran et les sciences islamiques, relève du message intemporel ? Quels aspects de l'islam sont trop marqués par l'histoire pour être encore valables aujourd'hui ? C'est à une refondation de l'islam sur la base du souffle prophétique et du savoir moderne qu'appelle ce livre courageux.
Faouzia Charfi nous propose dans ce nouveau livre de revisiter l'histoire des sciences en pays d'islam. Une histoire commencée sous le signe de l'ouverture à l'autre avec le vaste mouvement de traduction des textes anciens inauguré par le calife Al-Mansur au viiie siècle. Une histoire qui a bifurqué dès le xie siècle, quand la science s'est vue assujettie à des fins pratiques et religieuses. Le mouvement réformiste musulman au xixe siècle aurait pu rebattre les cartes mais il a échoué, faisant le lit du projet ambigu d'islamisation de la connaissance.
Le Coran - la parole de Dieu révélée au Prophète - échappe-t-il à tout contexte historique ? Pourquoi les hadiths - les dits et gestes du Prophète - ont-ils pris le pas sur la Révélation ? Et comment justifier qu'avec la charia ils constituent trop souvent l'essentiel du référentiel islamique ? Femme de culture musulmane, Faouzia Farida Charfi s'est posé ces difficiles questions alors qu'elle enseignait la physique à l'Université de Tunis. Devant le rejet de ses étudiants face aux contenus scientifiques, elle décide de revenir aux sources et de se plonger dans la lecture des penseurs arabes - juristes, islamologues, historiens. Ce livre est le résultat de cette démarche. Avec force et conviction, s'appuyant sur le modèle qui s'élabore douloureusement en Tunisie et sur son expérience personnelle, Faouzia Farida Charfi y montre qu'un islam en phase avec la modernité est possible sur le droit, sur le statut des femmes et le voile, sur la relation de la religion à la science et à l'art.
Résumé : Concilier l'Islam et les conceptions modernes du droit et de l'Etat constitue le fondement des Etats arabo-musulmans modernes mais aussi leur fragilité et leur blocage. Tant que l'idée même de démocratie et de liberté n'aura pas été analysée et pensée selon des critères contemporains et en regard de l'évolution des autres sociétés, le débat tournera court qui oppose démocrates et traditionalistes. Alors que le début du XXe siècle avait vu l'émergence de penseurs tels que Mohammed Abdou, Tahar Haddad et bien d'autres qui incitaient à une approche du religieux compatible avec les sociétés modernes, la fin du siècle marque une régression notoire quant à l'indépendance de la loi par rapport à la charia. Dans cet essai clair et synthétique malgré la complexité des enjeux évoqués, Mohamed Charfi propose une profonde révision de la pensée islamique et insiste sur les deux points fondamentaux de toute évolution démocratique : une relecture critique de l'histoire et du droit musulmans et le rôle primordial de l'éducation qui, dans les années soixante-dix, a souvent été abandonnée à ceux qui n'y ont vu qu'un organe de propagande au lieu de la concevoir comme l'élément-clef du débat démocratique.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.