Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Chambres noires
Charette Nicolas
BOREAL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782764621790
Photographe de son métier, Victor préfère considérer le monde à travers l'objectif d'un de ses Leica. Il arrive parfois que la soif le force à sortir de chez lui. Dans la rue, il trouve d'autres êtres qui semblent partager cette soif qui le taraude, mais il ne reconnaît plus le visage que lui renvoient les vitrines des magasins. Et, de plus en plus, il est fasciné par ce fusil que lui a donné un de ses amis et dont il rêve de tronquer le canon. Dans ce premier roman, Nicolas Charette traduit dans une langue d'une prenante sobriété l'envers du réel, l'horreur qui se cache derrière les décors les plus familiers. Qu'il soit provoqué par l'alcool ou la drogue, ou simplement par les faux-semblants du monde qui nous entoure, le malaise qu'il décrit nous saisit à la gorge pour ne plus nous quitter.
La Convention Démocrate - Perspectives et Réalités a organisé le 29 mars 2006 un colloque consacré à la réforme de la justice et intitulé " Après Outreau, quelle réforme de la justice pénale ? " La catastrophe judiciaire d'Outreau a provoque un grand débat national sur la justice. Le récit de tant de vies brisées nous a tous profondément touchés. Grâce notamment au travail de la commission d'enquête parlementaire, les Français tentent de s'approprier leur justice et de comprendre. Certains de nos concitoyens découvrent, d'autres se voient confirmés dans leur opinion, que la réforme de notre système judiciaire représente un enjeu majeur pour notre démocratie. Si l'on veut réussir cette réforme, il faut prendre le temps de la réflexion et de la concertation. La justice est l'affaire de tous, des justiciables, c'est-à-dire chacun d'entre nous, des magistrats, des avocats, des politiques, etc. Tous doivent être associés à cette grande réforme. La Convention Démocrate - Perspectives et Réalités a souhaité contribuer à cette réflexion en réunissant autour d'une même table des membres éminents de la magistrature, du barreau, du corps professoral, de la presse et du monde politique. Au cours de cette journée, ils ont pu débattre entre eux et avec le public fort nombreux des questions telles que la réforme de la procédure pénale, la détention provisoire, le secret de l'instruction et la responsabilité des magistrats. Ces actes retracent la richesse et la densité des réflexions partagées au cours de ce colloque. Cet événement a été réalisé en partenariat avec la Chaîne Parlementaire de l'Assemblée nationale.
La Convention Démocrate a décidé d'examiner les problèmes liés à la sécurité alimentaire, afin d'évaluer ses répercussions tant sur le plan des productions agricoles, des industries agroalimentaires, que de la distribution et de la consommation. Prenant acte d'une demande accrue de sécurité de la part de nos concitoyens, ce colloque vise à mieux appréhender les nouveaux risques alimentaires et les divers moyens appelés à être déployés contre eux. à tour à l'état du dispositif français et européen en la matière ainsi qu'aux efforts fournis par les entreprises du secteur afin de mieux répondre aux demandes des consommateurs. Nous avons souhaité aborder ces questions en tant qu'enjeux politiques et économiques majeurs, et les ouvrir à ce titre au débat citoyen. Ce colloque a eu pour effet la rencontre des différents acteurs de ce domaine afin d'élaborer ensemble un certain nombre de propositions pouvant guider l'action politique dans le domaine par exemple de la lutte contre l'obésité infantile.
Résumé : - La réduction des gaz à effet de serre (GES) mènera automatiquement à une amélioration de notre qualité de vie. - L'hydroélectricité est la clé pour l'enrichissement du Québec. - Le Canada est une grande puissance énergétique. - Il suffit de taxer le carbone pour mettre un frein au réchauffement climatique, ou tout simplement d'acheter des voitures électriques. - Le pétrole est encore là pour longtemps / Nous arrivons au bout de nos réserves. - Les provinces ont pris le relais du fédéral dans la lutte contre les GES. Voilà autant de mythes sans cesse répétés par les politiciens, les groupes d'intérêt, les porte-parole de l'industrie et les médias. Ces mythes nous donnent l'impression de maîtriser la transition énergétique et nous confortent dans l'illusion que nous avons les outils pour atteindre nos objectifs de réduction de GES sans toucher à ce qu'on appelle encore le modèle québécois. La situation n'est pas meilleure dans le reste du Canada, où l'ensemble des gouvernements provinciaux oscille entre objectifs ambitieux et inaccessibles, programmes de réduction des émissions de GES aussi coûteux qu'inefficaces ou, carrément, déni du problème. Quant au gouvernement fédéral, après trois décennies d'inaction, il tarde encore à mettre sur pied une politique nationale sur la question. Dans cet essai choc, Normand Mousseau déboulonne systématiquement chacun de ces mythes et démontre de manière irréfutable la vérité suivante : la solution au problème des changements climatiques n'est pas de nature technologique ou scientifique, mais bel et bien politique.
Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière. S'inspirant en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière qui l'entoure, puis sa découverte de Paris et de la Provence, et surtout la recherche patiente du sens de son art et de sa propre vie. La romancière, qui écrit ce livre au mitan de sa carrière, transforme l'existence de Pierre, ses misères et ses joies, sa soif de beauté et de plénitude, la vision à la fois exigeante et exaltée qu'il se fait de son travail de créateur, en une sorte de fable illustrant non seulement la condition de tout artiste, mais plus particulièrement de l'artiste qu'elle a voulu être elle-même, comme pour se rappeler - et raconter à ses lecteurs - ce qu'est la quête artistique à laquelle elle a voué sa vie. Ce roman a été publié pour la première fois à Montréal en 1961 et à Paris l'année suivante. Sa traduction anglaise a paru à New York et à Toronto en 1962.
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?