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Au pays des Lumière
Chardère Bernard
ACTES SUD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782742703333
1995 est donc là, fameuse date dont nous parlions déjà en 1982, lorsque l'Institut Lumière a été créé. Né d'une idée spontanée et inédite (une maison du cinéma rue du Premier-Film), cet endroit est devenu, en quelques années, un point de passage géocinématographique important et fréquenté. La tâche était à la fois aisée et inconfortable : d'ici, la vue sur le siècle du cinéma est imprenable ; encore fallait-il, dans un pays où la tradition cinéphile est forte et belle, trouver une identité. Aujourd'hui, l'Institut Lumière, lieu à plusieurs voix et plusieurs voies, existe et accompagne la célébration du "premier siècle du cinéma". Nous continuons à croire au respect des auteurs et à l'amour des films, à la rencontre et au débat. A l'idée que l'histoire du cinéma est une continuité dont le centenaire n'est qu'une étape, une pause peut-être, une manière d'évaluer l'époque. Le cinéma n'a jamais omis de diriger ses lumières vers les ombres noires de son temps. Etre cinéphile, un cinéphile protestataire et sceptique, généreux et constructif, c'est être aussi un point de résistance au tout-image et à l'évanouissement des consciences. Le siècle des Lumière, donc. L'autre. Celui de Louis, d'Auguste et d'Antoine, le père. C'est lui l'artiste, le saltimbanque, qui donna à cette famille son sens de l'entreprise, de la gaieté, de la modestie. C'est lui qui fit construire ce Château Lumière où se pressent désormais des dizaines de milliers de visiteurs. Cent ans plus tard, sa haute stature domine le jardin d'hiver dans un tableau grandeur nature : il assiste goguenard à la célébration d'une invention à laquelle il croyait avec plus de conviction que ses fils. Que la fête continue et qu'elle soit fidèle aux paroles que Louis Lumière prononça à la fin d'une longue vie : "Le cinéma amuse le monde entier. Que pouvions-nous faire de mieux et qui nous donne plus de fierté ? " BERTRAND TAVERNIER
Pour couronner Bazin, les Cahiers du Cinéma dont il fut l'un des piliers, lui ont consacré un numéro spécial, au même titre qu'à Jean Renoir ou Alfred Hitchcock. Le problème est de savoir si Bazin est ce grand théoricien qu'on a voulu faire de lui, s'il est réellement gigantesque. Ou bien si on a seulement réussi à faire croire qu'il l'était. Son influence, indiscutable, a-t-elle été bénéfique ? Pour qui ? Et sera-t-elle durable ? La qualité du sourire de l'homme, en effet, ne saurait être garante de l'importance de l'oeuvre.
Il est des ?uvres qui ont la grâce d'atteindre la perfection absolue. Les Enfants du paradis figurent parmi celles-ci. Ce film culte de Marcel Carné a été réalisé sur un scénario de Jacques Prévert, dont la version originale n'avait jamais été publiée. A l'occasion des cent ans de Jacques Prévert, en février 2000, cet ouvrage, abondamment illustré, constitue un hommage rendu a l'un des auteurs préférés des français ainsi qu'à l'une des trois ?uvres cinématographiques classées par l'UNESCO au patrimoine mondial. Bernard Chardère, fondateur de l'institut Louis Lumière et de la revue Positif, retrace l'histoire, riche en anecdotes, de cette réalisation hors du commun.
Quatrième de couverture Un grand-père intégriste, un père qui taquine la plume, une petite bande, rue du Château. Le théâtre, avec le Groupe Octobre, jusqu'au Front populaire. Le cinéma avec ses amis, son frère Pierre, avec Carné, Grémillon - déjà les décors de Trauner et la musique de Kosma -, l'humour et la poésie au cinéma, de Drôle de drame au Quai des brumes et aux Enfants du paradis. La guerre, «Oh Barbara». Puis la poésie, toute seule, mais qu'on chante déjà : Paroles de Jacques Prévert, la légende du XX
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !