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Les anciennes mesures du Centre historique de la France d'après les tables de conversion
Charbonnier Pierre
CTHS EDITION
35,00 €
Épuisé
EAN :9782735507597
Cet ouvrage propose des équivalences entre les mesures d'Ancien Régime et celles du système métrique d'après les tables de conversion élaborées par les commissions départementales des Poids et Mesures. D'autres documents tels que les réponses aux enquêtes de l'Ancien Régime et de l'époque révolutionnaire, le cadastre napoléonien, y ont apporté des compléments utiles. Après les volumes consacrés au Massif Central, au Midi méditerranéen, au Sud-Ouest, au Centre-Ouest et au Centre-Est, celui-ci aborde l'Île-de-France (Paris, Seine-et-Marne, anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise), véritable "Centre historique" de la France, et les départements d'Eure-et-Loir, de l'Yonne, du Loiret et de la Nièvre au sud, et de l'Oise, de la Somme, de l'Aisne, du Pas-de-Calais et du Nord, au nord de la capitale. Historiens et amateurs d'histoire confrontés à l'ancienne métrologie trouveront dans ce guide les éléments leur permettant d'établir des comparaisons avec le système métrique. Au delà de cette orientation méthodologique, ce livre est une étude sur l'évolution des mesures entre le Moyen Âge et la Révolution française.
Sous la forme d'une magistrale enquête philosophique et historique, ce livre propose une histoire inédite : une histoire environnementale des idées politiques modernes. Il n'ambitionne donc pas de chercher dans ces dernières les germes de la pensée écologique (comme d'autres l'ont fait), mais bien de montrer comment toutes, qu'elles se revendiquent ou non de l'idéal écologiste, sont informées par une certaine conception du rapport à la terre et à l'environnement. Il se trouve que les principales catégories politiques de la modernité se sont fondées sur l'idée d'une amélioration de la nature, d'une victoire décisive sur ses avarices et d'une illimitation de l'accès aux ressources terrestres. Ainsi la société politique d'individus libres, égaux et prospères voulue par les Modernes s'est-elle pensée, notamment avec l'essor de l'industrie assimilé au progrès, comme affranchie vis-à-vis des pesanteurs du monde. Or ce pacte entre démocratie et croissance est aujourd'hui remis en question par le changement climatique et le bouleversement des équilibres écologiques. Il nous revient donc de donner un nouvel horizon à l'idéal d'émancipation politique, étant entendu que celui-ci ne peut plus reposer sur les promesses d'extension infinie du capitalisme industriel. Pour y parvenir, l'écologie doit hériter du socialisme du XIXe siècle la capacité qu'il a eue de réagir au grand choc géo-écologique de l'industrialisation. Mais elle doit redéployer l'impératif de protection de la société dans une nouvelle direction, qui prenne acte de la solidarité des groupes sociaux avec leurs milieux dans un monde transformé par le changement climatique.
En dépit du consensus scientifique sur l'urgence à agir, de l'activisme associatif et de la mobilisation internationale, les politiques climatiques tardent dangereusement à se mettre en place. La société paraît même plus divisée que jamais et la cause du climat ne rassemble pas. Dans cet essai, le philosophe Pierre Charbonnier explore les conditions dans lesquelles pourrait se former une coalition majoritaire pour le climat. Plutôt que d'en rester à des débats généraux sur les principes, l'auteur propose de partir des acteurs concrets, de leurs intérêts et de leurs contradictions pour surmonter les blocages économiques et sociaux auxquels nous faisons face. Cette réflexion de théorie et de sociologie politique propose ainsi un cadre renouvelé d'intelligibilité et un guide d'action pratique pour nous aider à traverser la mutation historique dans laquelle nous sommes engagés. Elle est suivie de quatre textes de "Rebonds et explorations" qui en discutent les implications pour l'action publique, la justice sociale et le militantisme écologique.
Présentation de l'éditeur Philippe Descola est l'anthropologue français aujourd'hui le plus commenté dans le monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. Il revient ici sur sa trajectoire, qui l'a mené de l'Ecole normale supérieure au Collège de France ; sur les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980 ; sur son expérience du terrain aux côtés des Indiens Jivaros, et les leçons qu'il en a tirées. Il éclaire ainsi les enjeux de sa pensée : l'héritage du structuralisme, mais surtout la genèse et l'ambition de son maître-livre Par-delà nature et culture. Cette synthèse des façons dont les humains envisagent leurs relations avec les non-humains décrit les quatre grandes "compositions de mondes" (animisme, naturalisme, totémisme, analogisme) qui caractérisent nos façons d'habiter une planète remplie de plantes, d'animaux ou d'esprits. Ces entretiens, qui introduisent à l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental, constituent un plaidoyer passionnant pour une manière de coexister avec "un plus grand nombre de non-humains".
Résumé : Philippe Descola est aujourd'hui l'anthropologue français le plus commenté au monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. De ses enquêtes auprès des Indiens jivaros de Haute-Amazonie à son enseignement au Collège de France, il revient sur son parcours d'anthropologue - son expérience du terrain et les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980, et éclaire aussi la question environnementale et le droit des sociétés indigènes. Dans cette synthèse sous forme d'entretiens, il s'intéresse tout particulièrement à nos façons d'habiter une planète remplie de "non-humains" - plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental.