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DELINQUANCE MATRIMONIALE
CHARAGEAT
PUB SORBONNE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782859446673
Le voici, cet amour conjugal, pour une fois exhibé au grand jour, sous l'effet des crises qu'il rencontre, et à l'aide d'un tribunal pour en donner les contours. Même si les arguments sont biaisés par le maniement de la norme, il existe dans ces discours une souffrance humaine qui crie le désir d'une vie de couple réussie, au-delà du simple accomplissement d'un échange codé. Et ce cri révèle un espace de liberté que la justice permet d'exprimer, y compris et d'abord pour les populations ordinaires. C'est là le plus bel enseignement de cet ouvrage tout en finesse, qui ne craint pas de mettre l'accent sur des valeurs médiévales trop souvent malmenées, faute d'avoir su écouter la parole des plaignants. "(Avant-propos de Claude Gauvard.)"
Le guide pour les jeunes avocats ! Véritable guide de terrain rédigé par un avocat expérimenté, conçu pour accompagner les premiers mois et premières années de pratique. Le guide pour les jeunes avocats ! Véritable guide de terrain rédigé par un avocat expérimenté, conçu pour accompagner les premiers mois et premières années de pratique. Ce livre est une ressource précieuse pour toute personne qui entre dans la profession d'avocat. Sont abordés notamment la question de la collaboration libérale, l'installation, les premiers dossiers, les relations avec les clients, les confrères et les magistrats, la plaidoirie, la gestion de la charge de travail et des émotions, l'application de la déontologie au quotidien, etc. L'auteur examine avec pédagogie les doutes, échecs, réussites et réflexions que l'on peut avoir en début de carrière d'avocat. Cette approche humaine et authentique donne au lecteur des repères concrets pour naviguer dans un métier complexe, souvent mal compris de l'intérieur comme de l'extérieur.
Conçu pour des étudiants et des enseignants, cet ouvrage favorise l'approche de l'histoire de la justice à n'importe quel niveau d'apprentissage, que ce soit celui d'une initiation ou bien d'une spécialisation. L'historiographie qui bénéficie à ce jour d'une longue tradition, pour les périodes allant du Moyen Age au XXe siècle, n'est pas celle qui a le plus édité de sources de manière accessible et pédagogique (transcription, traduction, etc.). Partager ses sources et expliquer comment les manipuler est un pan de l'histoire judiciaire que les chercheurs n'ont pas encore pleinement investi. Il n'est sans doute pas simple d'éditer des lettres de rémission ou des procès, par exemple, et la raison en est facile à comprendre : ils sont trop longs à publier en termes de volume. La mise en ligne de certains dossiers, comme sur le site de Criminocorpus, atténue en partie ce manque, que le présent ouvrage aimerait également venir modestement pallier.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.