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La liberté rachetée. Penser le salut au temps de l'athéisme
Chapelle Albert ; Bernard Matthieu
LESSIUS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782872993710
Cet ouvrage commente une étude du père Albert Chapelle, s. j. , dans laquelle il s'attachait à redire le langage du salut, compte-tenu des revendications de la liberté athée. Il permet d'entrer dans une intelligence renouvelée des différentes théories de la rédemption élaborées au fil de la Tradition chrétienne, relues et symbolisées selon le vocabulaire biblique de la médiation. " S'il y a donc péché de l'homme, c'est parce que Dieu aime. S'il y a salut de l'homme, c'est parce que Dieu aime. Et qui le sait mieux que le Verbe de Dieu, en qui toute vie se communique puisqu'il est le Fils et qu'il est la vie ? Qui sait ce qu'est le pardon de Dieu indéfiniment, éternellement patient pour toute faute, sinon celui en qui toute vie surgit comme un surcroît inespéré que Dieu conjugue, conjoint avec lui-même dans l'éternité de l'amour ? " C'est ainsi que le père Albert Chapelle, s. j. , concluait une belle étude, dans laquelle il s'attachait à redire le langage du salut, compte-tenu des revendications de la liberté athée. Cette étude est ici, pour la première fois, éditée et commentée. Elle permet d'entrer dans une intelligence renouvelée des différentes théories de la rédemption élaborées au fil de la Tradition chrétienne, relues et symbolisées selon le vocabulaire biblique de la médiation.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Que faisons-nous quand nous existons avant que de penser et de vouloir?" Cette question posée dès l'introduction de l'ouvrage, en donne le ton. Certaine philosophie moderne (Hegel, Marx, Nietzsche, Sartre) place toute la dignité de l'homme dans son agir, dans son activité. Mais n'y a-t-il pas une activité plus intérieure, fondement de toutes les autres: l'acte d'exister? L'existence, loin de se réduire à un fait, à une donnée brute ou imposée dont il n'y aurait rien à dire (pensée grecque) ou qu'il faudrait récuser (Sartre), est un acte, une activité-source. Certes, cette existence nous est donnée (Heidegger), mais pour nous être appropriée; donnée à tous les êtres et c?ur de leur dignité - personnelle dans le cas des humains -,elle est en même temps le fondement de leur communion universelle. Reprise de l'ontologie de saint Thomas, mais qui, passée au filtre des philosophies moderne et contemporaine, s'en trouve approfondie. On signalera en particulier l'originalité du plaidoyer pour une philosophie de l'histoire différente et plus profonde que les "philosophies anthropocentriques de l'histoire". Poursuite d'une philosophie chrétienne d'inspiration en même temps qu'authentiquement rationnelle: l'être reçu et approprié est fondement et symbole de la grâce. Biographie: Albert Chapelle (1929-2003) est entré en 1946 dans la Compagnie de Jésus. Il a été ordonné prêtre en 1956. Après sa formation et diverses recherches, il enseigna à l'Institut d'études théologiques de Bruxelles et au Philosophat de Namur depuis leur origine (1968 et 1977). Son ouvrage Au creux du rocher (Lessius, 2004) retrace son itinéraire spirituel et intellectuel et fournit la liste des ?uvres publiées.
Biographie de l'auteur Albert Chapelle (1929-2003), entré en 1946 dans la Compagnie de Jésus, est ordonné prêtre en 1956. Après sa formation et ses recherches, il devient professeur à l'Institut d'Etudes théologiques de Bruxelles. Son ouvrage posthume Au creux du rocher (Lessius, 2004) retrace son itinéraire spirituel et intellectuel et fournit la liste des oeuvres qu'il a publiées. Les actes du colloque " Albert Chapelle, un théologien ", tenu à Bruxelles et à Paris du 10 au 13 février 2009 ont été publiés sous la direction de B. Pottier s.j. aux Editions Lessius en 2010 sous le titre Dieu à la source. La théologie d'Albert Chapelle.
L'humilité est tendance. La voici devenue élément de langageA parmi d'autres, tels qu'ils sont choisis, codifiés, recommandés par des communicateurs avertis. D'humilité, vous entendez parler tous les joursA : les puissants s'en délectent, elle est une autorisation de visibilité, un droit de parole, l'adoucissant de la notoriété et un gage de confiance mutuelle. Comme si elle était de nature à "A faire passer la piluleA ". Elle sert dans les négociations difficiles, utile aux directions qui se heurtent aux oppositions syndicales, elle précède les concertations socialesA , elle accompagne les luttes politique et les campagnes électorales, brandies par les plus fanfarons et les plus fiers candidats, décidés à tout pour être élus. Qui se hausse pour que sa tête dépasse ne manquera pas le marchepied de l'humilité. On pourrait multiplier les exemples. Mais personne n'est dupe, et l'on est accablé de voir la diaphane humilité enrôlée au service des cyniquesA , le rire qui accueille ces propos est désabusé. C'est le rire triste de la désillusion. Ce peut devenir et cela devient, de fait, une colère juste. Le mot d'humilité est usé et trompeur. Dévalorisé, annexé par la langue de bois. Il est vrai que la langue de bois est comme une deuxième nature pour ceux qui, à tout bout de champ, hissent comme une bannière la pudique et discrète humilité. Mais alors, comment la trouver sans l'aide des mots, sans l'appui des imagesA ? Que chacun essaie de tendre l'oreilleA : sous les rumeurs de sa vie, pleine peut-être, trop pleine souvent, qu'il retrouve le murmure de sa mémoire. Qu'à la source de son expérience personnelle, il écoute encore⦠Peut-être (sans douteA ! ) dans le bruissement des souvenirs, dans la dureté du présent, en entendra-t-il quelque écho. Mais alors, comment la trouver sans l'aide des mots, sans l'appui des imagesA ? Que chacun essaie de tendre l'oreilleA : sous les rumeurs de sa vie, pleine peut-être, trop pleine souvent, qu'il retrouve le murmure de sa mémoire. Qu'à la source de son expérience personnelle, il écoute encore⦠Peut-être (sans douteA ! ) dans le bruissement des souvenirs, dans la dureté du présent, en entendra-t-il quelque écho.
Jésus, "personne frontière" ou "personne-relais" ? Tour à tour "Christ" ou "celui qu'on appelle Christ" "fils de David" puis "Nazaréen" ; "roi des Juifs" ou "enfant avec sa mère". Autant d'appartenances multiples, opposées souvent, qui tissent une généalogie dont les incidences sont considérables. Telle est l'hypothèse audacieuse de Milad El Jawich, dont la lecture narrative et spirituelle des premiers chapitres de l'évangile selon Matthieu pose ceci : si, d'entrée, sont énumérés les noms des ancêtres de Jésus, c'est pour nous inviter à nous identifier à ces personnages bibliques ou, selon les cas, à nous en distancier. Voilà pourquoi l'auteur relit et analyse le récit de ces personnages tantôt célèbres comme les patriarches et David, tantôt discrets comme Thamar, Rahab ou Ruth. Car c'est bien dans cette humanité-là, éminemment complexe, lumineuse et ambiguë, que Dieu s'est incarné.
Comme il ressort des dernières statistiques, il y a au moins 53% des Français qui se disent catholiques tandis que le groupe de ceux qui participent régulièrement à l'Eucharistie dominicale s'élève tout au plus à 5% de la population. Cet ouvrage se penche précisément sur cet ensemble de "non-pratiquants" et réfléchit sur l'attitude juste à avoir à leur égard. L'autrice se situe dans la perspective des quelques participants actifs à la vie de l'Eglise, acteurs réguliers pour qui les autres, pourtant étiquetés "catholiques", ne pratiquent "pas assez". C'est contre le schème sociologique et théologique, sous-jacent à ce "pas assez", qu'elle s'insurge, nous invitant à poser à nouveaux frais la question : Quelle place leur accorder dans l'Eglise ? Ce qui suppose que ces femmes et ces hommes ne soient plus réduits à leur absence de pratique religieuse ou à leur pratique éventuelle, mais considérés comme de véritables "fidèles". Lorsque de sa publication en 2017, l'ouvrage a reçu un accueil inattendu, rejoignant les préoccupations d'un grand nombre. Cette 2e édition revue et amplifiée tient compte de tous les dialogues qu'il a suscités.