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Le Sacre de Napoléon
Chanteranne David
TALLANDIER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782847341232
Lorsqu'il décide de se faire sacrer par le pape Pie VII, Napoléon s'inscrit dans une tradition pluriséculaire de légitimation du pouvoir temporel par l'autorité spirituelle.En se couronnant lui-même à Notre-Dame le 11 frimaire an XIII (selon le calendrier révolutionnaire), il annonce de facto l'avènement, avec ses modèles, ses structures et ses exigences, d'une véritable dynastie. Car la cérémonie offerte au public parisien et immortalisée par le peintre David cherche à adapter trois discours politiques apparemment contradictoires : prolonger le pouvoir de Charlemagne, adapter l'héritage des rois de France et renouveler le régime républicain.Avec le Sacre, l'Empereur réalise la synthèse du patrimoine historique de la France en démontrant sa propre puissance autour des enjeux diplomatiques de son époqueConfrontant les très nombreuses sources manuscrites et imprimées (brochures officielles, « ouvrages de circonstance », lettres, journaux), comparant l'iconographie et l'ensemble des documents de l'époque, présentant dans le détail la succession des étapes de mise en place du cérémonial, cet ouvrage offre une nouvelle analyse de l'événement fondateur du régime napoléonien. Il est agrémenté des nombreux témoignages, parfois inédits, auxquels ont donné lieu les avatars de la célèbre journée du 2 décembre 1804.
Maître du néoclassicisme, Jacques-Louis David (1748-1825) continue, deux siècles après sa mort, d'impressionner les visiteurs du Louvre. Il est tout simplement considéré comme un des grands peintres de l'histoire de France. On l'oublie parfois, mais sa vie ne se résume pas à son art. David a aussi été un homme politique de premier plan, qui n'a échappé ni au fracas de la Révolution ni à l'épopée impériale. Républicain intransigeant, il esquisse le Serment du Jeu de Paume et prononce des discours enflammés à la tribune. Après avoir été président de la Convention en 1794, il échappe à l'échafaud à la chute de Robespierre. Sa rencontre avec Bonaparte au cours de la campagne d'Italie l'engage à servir le nouvel homme fort, pour lequel il réalise ses plus grands chefs-d'oeuvre - Passage du Grand Saint-Bernard, Sacre de Napoléon, Distribution des Aigles -, accompagnés d'une importante série de portraits officiels. David aura marqué le tournant du siècle. La fin de sa vie, en exil à Bruxelles, n'aura pas altéré son prestige auprès d'une génération de disciples qui prolongeront son enseignement et son style.
Résumé : L'histoire de France ne se conjugue pas au singulier. La centralisation commencée au XVIIIe siècle, confirmée par la Révolution française et achevée par l'Empire, a organisé un pays autour de sa capitale. Il n'y aurait de France que parisienne. A l'image de notre pouvoir, l'histoire serait "centralisée" . Or, de la fin de l'Antiquité au XXe siècle, les événements démontrent exactement le contraire. Les drames et les triomphes de la France ont eu, au moins à parts égales, pour théâtre la province et Paris. De la fondation de Marseille par les Phocéens à la rencontre du chancelier Adenauer et du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, en passant par la libération d'Orléans par Jeanne d'Arc, l'entrée de Napoléon à Grenoble au début des Cent-Jours ou encore la défense de Belfort par Denfert-Rochereau pendant la guerre de 1870, il revient sur le rôle décisif et parfois méconnu des régions dans la construction de la nation. Outre de rappeler, avec verve et clarté, le récit de ces événements fondateurs, l'historien mène une enquête de terrain afin d'identifier ce qu'il reste, concrètement ou symboliquement, de ces vestiges du passé. A la redécouverte des multiples phénomènes et situations politiques, économiques, militaires ou culturelles, il interroge la force des lieux, les raisons de leur puissance, les causes qui en ont fait des mythes et, parfois, celles qui les ont fait oublier. Un récit passionnant et un essai magistral, où il est enfin rappelé que la France ne serait rien sans ses provinces, et que son indépendance elle-même tient aux exploits réalisés aux quatre coins de son territoire.
Napoléon Bonaparte est sans conteste l'un des plus grands hommes de notre histoire. S'il a acquis sa renommée grâce à ses victoires remarquables sur les champs de bataille, faisant de la France la première puissance impériale depuis Rome, son influence va bien au-delà de la sphère militaire. Cet ouvrage apporte une vision sans précédent sur le caractère de cet homme qui, après des débuts modestes sur la petite île de Corse, devint Empereur des Français et régna sur un immense territoire. Il livre aussi un éclairage nouveau sur les batailles qui ont fait de Napoléon une légende — Marengo, Austerlitz, Iéna et Wagram — et sur ses réformes tant sociales que politiques, qui ont révolutionné le monde occidental.
Résumé : La vie, comme vous ne l'avez jamais vue, en 100 peintures, estampes, caricatures de l'Empereur. De Bonaparte à Napoléon, voici le théâtre animé ou le péplum raisonné de l'épopée fondatrice de l'Europe et de la modernité. Le philosophe Hegel crut voir l'Esprit à cheval sur le monde en apercevant Napoléon passer à la tête de ses troupes dans Ièna. Comment représenter un mythe de surcroît contemporain de l'essor de la propagande et de l'anti-propagande ? Nombre d'artistes de l'époque ont tenté de représenter l'Empereur, en soulignant le héros ou le diable tout en s'efforçant de ne pas oublier l'homme. C'est cette énigmatique figuration de l'histoire en marche que révèle et lève cet album illustré sans précédent. En cent portraits choisis, couvrant l'épopée de 1796 à 1821, David Chanteranne réunit ici les oeuvres graphiques qui permettent de résumer et de comprendre par l'image le rôle joué par ce caractère protéiforme. La silhouette de l'Empereur ne se résume pas seulement à un bicorne et à une main dans le gilet. C'est au contraire la France incarnée qui apparaît ici en un temps où la photographie n'existe pas encore.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.Malcolm Barber est professeur d'histoire médiévale à l'université de Reading. Ses ouvrages sur les ordres militaires médiévaux, l'hérésie cathare et les croisades font aujourd'hui référence dans le monde entier.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.