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FAIRE L'OPINION. Le nouveau jeu politique
Champagne Patrick
MINUIT
24,35 €
Épuisé
EAN :9782707313591
On assiste dans les régimes démocratiques à une différenciation croissante du champ politique et au développement de nouvelles catégories d'agents commentateurs politiques, politologues, sondeurs, spécialistes en communication, etc., qui, avec leurs intérêts propres, participent désormais directement au jeu politique. On considère généralement que les moyens modernes de communication (la télévision, notamment), qui informent de mieux en mieux les "citoyens', ainsi que les technologies importées des sciences sociales (comme les enquêtes d'opinion), qui permettent de mieux connaître la"volonté populaire', constituent autant de progrès pour la démocratie. L'analyse sociologique de la pratique des sondages d'opinion, des débats politiques à la télévision et des manifestations de rue montre qu'en fait, s'il y a progrès, c'est surtout dans la sophistication croissante des "technologies sociales" visant à faire croire que l'on donne la parole au peuple. Paradoxalement, en effet, le champ politique tend à se refermer sur lui-même, le jeu politique étant de plus en plus une affaire de spécialistes qui, à travers notamment les sondages, prétendent "faire parler le peuple', mais le font en réalité à la manière du ventriloque qui prête sa voix à ses marionnettes. L'idéal démocratique est sans doute moins menacé aujourd'hui par le totalitarisme que par une sorte de démagogie savante d'autant plus dangereuse qu'elle a formellement toutes les apparences de la démocratie."
Résumé : Cet ensemble de textes publiés entre 1975 et 1985 est le fruit de diverses enquêtes réalisées dans le milieu rural, principalement en Mayenne et en Bresse bourguignonne. Avec une grande clarté, l'auteur analyse la situation d'une classe sociale qui a subi une double crise de reproduction : à la fois technique et économique avec la généralisation des méthodes de production intensive, mais aussi sociale et culturelle dans laquelle est en jeu une identité paysanne menacée par le problème de la transmission du patrimoine. S'interrogeant sur les facteurs qui expliquent cette évolution souvent brutale, l'auteur met en évidence les insuffisances d'une analyse purement économique et montre qu'il faut prendre en compte les phénomènes plus cachés dits de " domination symbolique ". Patrick Champagne entreprend ainsi une analyse des stratégies de reproduction sociale qui met en avant l'économie des échanges entre générations. Des clés pour comprendre la situation des classes sociales qui, à l'instar de la paysannerie, connaissent de profonds bouleversements et dont l'avenir est l'un des enjeux de notre société.
Résumé : " Pourquoi, au milieu du XIXe siècle, l'alcoolisme pose-t-il problème alors que le phénomène de l'ivrognerie est très ancien ? Pourquoi, comme la syphilis et la tuberculose, l'alcoolisme va être érigé en fléau social qu'il faut absolument éradiquer parce qu'il constituerait un péril grave menaçant la société ? Tel est le point de départ de la thèse de Bertrand Dargelos qui analyse la construction de ce problème social et en suit avec précision les mutations. [...] Tour à tour ethnographe, historien, politologue, sociologue, Bertrand Dargelos retrace, avec une indiscutable qualité d'écriture, la genèse de ce problème, théorisant sans faire le théoricien, restituant les problématiques sociales du passé en multipliant les citations et ponctuant son analyse par les portraits sociologiques des personnages les plus emblématiques de cette longue histoire. [...] Le grand mérite de cette thèse, dont on doit se réjouir de sa publication, est ainsi d'apporter une contribution importante à une question très générale de la sociologie politique qui n'est pas sans retombées pratiques, à savoir : qu'est-ce qu'une politique publique, comment se constitue-t-elle et quelle est son efficacité spécifique ? "
Bourdieu Pierre ; Champagne Patrick ; Duval Julien
Sociologie générale 2 Ce second volume du cours de "sociologie générale" de Pierre Bourdieu complète la présentation systématique de son appareil conceptuel et de sa démarche méthodologique. Après avoir insisté, au cours des deux années précédentes, sur les notions d'habitus et de champ, Bourdieu consacre une large part des trois suivantes à celle de capital. Attentif aux difficultés de la transmission des savoirs, le sociologue réorganise par ailleurs son cours en le divisant en deux parties. La première, appelée "leçon" , poursuit la présentation formelle de sa théorie. La deuxième, baptisée "séminaire" , est quant à elle consacrée à des études de cas. Cet exercice de synthèse, jamais vraiment renouvelé par Bourdieu, offre ainsi un exposé particulièrement accessible et vivant de l'une des entreprises théoriques les plus exigeantes en sciences sociales. Pierre Bourdieu (1930-2002) Professeur de sociologie au Collège de France, il a écrit de nombreux ouvrages qui ont une influence majeure dans les sciences sociales aujourd'hui.
Bourdieu Pierre ; Champagne Patrick ; Duval Julien
Résumé : Ce volume rassemble les deux premières années sur les cinq que Pierre Bourdieu consacra au cours de "sociologie générale" par lequel il inaugura son enseignement au Collège de France. Prononcées dans une institution au sein de laquelle la place de la sociologie était encore largement à faire, ces leçons exposent d'une manière particulièrement claire et méthodique les concepts fondamentaux qu'il a développés et les différentes traditions, en philosophie et en sciences sociales, avec ou contre lesquelles il les a forgés. En raison de l'objectif affiché, ce cours peut être lu comme une présentation systématique de la théorie qu'il a élaborée, doublée d'une reconstruction inédite de sa genèse. Si Bourdieu a continué d'approfondir et de complexifier ses analyses au fil de son oeuvre, l'entreprise menée ici est restée sans équivalent et représente sans doute la meilleure introduction jamais donnée à son travail.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.