Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'évaluation : concepts et méthodes. 2e édition
Champagne François ; Contandriopoulos André-Pierre
PU MONTREAL
40,00 €
Épuisé
EAN :9782760622210
Quiconque juge évalue; à ce titre, l'évaluation est universelle. Mais cette activité humaine peut être plus ou moins formalisée, et des stratégies peuvent être adoptées pour en augmenter la validité. Dans la pratique, la rigueur méthodologique autant que la réponse aux besoins réels des organismes demandeurs et le souci constant de l'utilisation de l'information produite sont les meilleurs garants d'une évaluation réussie. Exhaustif et pragmatique, cet ouvrage présente le modèle d'évaluation qui s'élabore depuis 20 ans autour du cours "Méthodes d'évaluation" du secteur de la santé publique de l'Université de Montréal. Si la plupart des exemples utilisés sont issus du domaine de la santé, le modèle proposé s'applique à l'étude des interventions de tous les secteurs, comme l'éducation, l'administration ou les sciences politiques. Ce manuel permettra aux étudiants, aux chercheurs et aux professionnels qui ont recours à l'évaluation de mieux définir les interventions soumises à leur expertise, et de choisir les approches et les questions les mieux adaptées à chaque contexte.
A partir d'un terme générique unificateur , le roman, on réfléchit ici à la façon dont ce terme vit, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, une instabilité . On envisage alors un genre qui était contesté et ouvre sur les débats, à propos de La Princesse de Clèves notamment, où les notions de fiction, de vraisemblance, de vérité, d'histoire, participent d'une dynamique de la réception. Un entrelacs de notions qui ne permettent pas d'identifier une fois pour toute un genre définitif. Le genre s'érige ainsi notamment dans la dynamique des commentaires, indiquant par-là des façons de lire effectives, prescrites, imaginées, etc. Une perspective historique du genre se dessine alors dans l'observation des textes choisis, et dans ce qui constitue notre perception des rapports au(x) lire(s) des lecteurs de la seconde moitié du XVIIe siècle. On dessine ainsi un concept de genre qui n'est donc pas uniquement la déclinaison de typologies diverses. Il s'actualise notamment dans l'efficience du discours, mais aussi dans le commentaire que chacun fait de son propre discours et du discours de l'autre. . . Né en 1965, Pascal CHAMPAIN est Docteur en Sciences du Langage. Cet ouvrage est issu de sa thèse de doctorat. Il est éducateur/professeur des écoles et se penche actuellement sur la notion de genre dans sa relation au problème du commentaire.
Résumé : Avec plus d'un million de fonctionnaires, l'Éducation nationale constitue une administration puissante et complexe. Pour la comprendre, il faut connaître les principes qui la régissent, les établissements d'enseignement qui la constituent, de la maternelle à l'Université ; les personnels et les services qui l'animent. C'est ce tableau que dresse l'ouvrage de P. Champagne de façon à la fois claire, exhaustive et parfaitement actualisée. Il sera indispensable à tous ceux qui sont ou souhaitent devenir fonctionnaires de l'Éducation nationale. L'auteur a participé aux jurys des concours d'attaché d'administration scolaire et universitaire, d'inspecteur de l'Éducation nationale, de personnel de direction des établissements du second degré ; il a, enfin, présidé pendant trois ans le jury du concours de conseiller d'administration scolaire et universitaire.
Résumé : Du règne de Louis XV à la IIIe République triomphante, la maison de commerce Desgrand père & fils traverse les évolutions et les révolutions qui marquèrent la France mais, aussi, l'histoire globale. Ses réussites comme ses déboires illustrent, à travers l'exemple de ces hommes oubliés et méconnus, des stratégies usant de pratiques marchandes et d'alliances qui permettent qu'en deux générations, cette dynastie de patrons d'Annonay en Ardèche passe de la boutique où se négocient sur le comptoir pièces d'étoffes et calicots aux comptoirs et autres agences commerciales dispersées entre l'Amérique latine, l'Australie, le Levant ottoman, la Chine et le Japon. Ces variations scalaires, du Haut-Vivarais puis de Lyon, capitale européenne de la soierie de luxe, aux échelles du monde, permettent de reconstituer, par le biais d'archives privées inédites, des pratiques et des stratégies commerciales qui sont la marque de la mondialisation partielle du XIXe siècle. Cousins des ingénieurs Seguin et des Montgolfier, les Desgrand furent, eux aussi, des hommes de leur temps, celui des révolutions, qu'elles soient politiques ou économiques, tout en restant les héritiers d'une culture et de tactiques qui passèrent le cap de ces bouleversements en prolongeant au-delà du Second Empire un long XVIIIe siècle. Puisant dans la boîte à outils de l'histoire des entreprises et celle des réseaux tout en s'inscrivant résolument dans celle de l'histoire connectée, la saga commerciale de ces maîtres du comptoir est une fenêtre ouverte sur un monde dont la modernité est encore, par bien des aspects, la nôtre.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."