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La Grande Guerre des assiettes
Chaline Jean-Pierre
SUP
34,00 €
Épuisé
EAN :9791023105438
Tout au long du premier conflit mondial, les Alliés comme leurs adversaires ont utilisé un moyen méconnu pour soutenir le moral des populations : la paisible assiette historiée, ornement des tables au me siècle, s'est vue soudain mobilisée et muée en un objet hautement patriotique engagé dans une véritable " Grande Guerre des assiettes ". Le présent livre vise à faire découvrir, dans les deux camps, l'ampleur et la diversité de cette production céramique à l'iconographie singulièrement révélatrice. A partir d'une ample collection privée de quelque 400 assiettes pour la plupart inédites, complétée par celles trouvées dans des musées français ou allemands, c'est une autre vision de la guerre, mêlant parfois le rire au drame, qui s'offre au lecteur, avec ses allégories, ses héros, ses armes et - côté français - l'inévitable " Poilu ". Y contribuent tant les traditionnelles faïences de Quimper, ou celles de Lunéville, que les luxueuses porcelaines de Meissen, en Saxe, ou celles de Limoges illustrées par le célèbre Job. Dans un permanent dialogue entre de multiples reproductions en quadrichromie et un commentaire historique ou artistique développé par trois spécialistes de l'image et de l'histoire culturelle, l'ouvrage constitue ainsi une contribution très originale à la connaissance des mentalités de l'époque et de ce qu'on a pu appeler la culture de guerre.
Cet ouvrage propose de redécouvrir l'oeuvre d'un architecte quelque peu oublié et qui a exercé une part importante de sa carrière à Rouen. Formé en dehors de l'Ecole de beaux-arts, proche de Viollet-le-Duc, Louis Sauvageot (1842-1908) est une figure à la fois exemplaire, témoin de la vigueur de la pratique architecturale en France à la fin du XIXe siècle, et atypique, car rien ne laissait présager que ce jeune bourguignon issu d'une famille de tonneliers finirait sa carrière comme inspecteur général des Edifices diocésains puis des Monuments historiques. Son activité prend son essor en 1871 lorsqu'il est nommé architecte en chef de la ville de Rouen. Cumulant ensuite les fonctions d'architecte en chef des Monuments historiques puis des Edifices diocésains dans la même ville, il va dès lors exercer une véritable mainmise sur la commande publique, aussi bien dans le domaine de la construction que de la restauration et ce, pendant près de trente années. De fait, Rouen met en oeuvre au début de la IIIe République un complet renouvellement de ses équipements, rattrapant ainsi le retard accumulé dans le domaine édilitaire. D'une manière générale, les réalisations de Sauvageot se scindent entre une production sérielle et utilitaire, dans laquelle figurent en bonne place les écoles communales et d'autre part, des réalisations prestigieuses comme l'église Saint-Hilaire, le musée-bibliothèque et le théâtre des Arts. L'empreinte laissée sur les édifices anciens de Rouen est tout aussi considérable et Sauvageot va largement contribuer à modeler l'image du centre historique, avec le complet soutien des institutions. Il faut dire que dès les années 1880, un infléchissement de la politique de la ville est perceptible, marqué par un intérêt ranimé pour le centre ancien. Les chantiers de restauration de la cathédrale et du Gros - Horloge notamment, marquent une étape importante et il ne faudrait pas perdre de vue que le vieux Rouen doit en fait beaucoup au XIXe siècle; car c'est bien une vision de la période médiévale telle que l'imaginaient Sauvageot et ses comparses qui nous fait aujourd'hui rêver.
Barjot Dominique ; Chaline Jean-Pierre ; Encrevé A
Présentation de l'éditeur Ce manuel est divisé en deux parties, de part et d'autre de 1848, distinguant une France « romantique » encore massivement rurale d'une France s'ouvrant progressivement à l'industrie et à la démocratie. Il en dresse le tableau économique, démographique et social, scientifique et culturel.Un ouvrage essentiel pour comprendre l'originalité de la France du XIXe siècle, la portée de son rayonnement dans le monde et les raisons de sa perte de vitesse.
En ce début de XXIe siècle, force est de constater que la droite française reste marquée par de profondes fractures, qui finissent par sembler constitutives de son identité. Le choc des ambitions individuelles n'est qu'une explication superficielle. Quant à la segmentation de la droite en tendances légitimiste, orléaniste et bonapartiste, devenue un lieu commun de l'analyse politique, elle a aujourd'hui trouvé ses limites. Pour comprendre les divisions qui minent la droite, cet ouvrage propose de revenir à la scène originelle de ces déchirements que constitue la Restauration, lorsque la droite exerça pour la première fois le pouvoir et le perdit bientôt après une violente implosion. L'auteur montre comment des divergences essentielles sur la façon de se penser de droite sont déjà repérables et tire de cette analyse historique des observations qui éclairent le présent.
Jean-Pierre Chaline est professeur à la Sorbonne. Fin connaisseur de la Normandie où il vit, il lui a consacré de nombreuses études à travers l'histoire de ses élites, notamment sa thèse sur Les Bourgeois de Rouen au me siècle, ou son Dictionnaire des parlementaires de Haute-Normandie sous la Troisième République.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.