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La voix de Moïse
Chalier Catherine
CERF
22,90 €
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EAN :9782204159128
Et si la voix de Moïse n'était pas un simple écho du passé, mais un murmure puissant capable de résonner au plus profond de notre présent ? S'appuyant sur les riches commentaires de la tradition juive, notamment hassidique, Catherine Chalier nous invite à une rencontre inédite et féconde avec cette figure emblématique de la Torah. Loin des récits figés et arides, Moïse nous parle ici directement, évoquant la sortie de la souffrance non comme un événement lointain, mais comme une tâche et une possibilité toujours actuelles. La voix de Moïse ouvre alors en nous un accès à l'immémorial, à cette part de nous qui nous relie à l'autre Voix, cette parole divine qu'il a écoutée et transmise aux Hébreux. Une incitation magistrale à faire respirer en nous le texte biblique et à en tirer un nouvel élan vital, un souffle venu de plus loin que nous.
Lire la TorahComment lire la Torah ? Toute lecture fondamentaliste d'un livre saint met en péril la liberté, en le figeant dans une vérité immuable. Toute lecture historique et critique comprend ce livre en fonction de son contexte historique d?écriture, mais en omettant la question du sens de ce livre pour les lecteurs d'aujourd'hui. Le présent ouvrage montre comment une lecture spirituelle selon la tradition juive permet de sortir de cette impasse : la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs ; elle ne sépare jamais la quête de la vérité d?un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c?est aussi voyager dans l?histoire, avec d?autres hommes et femmes. La Torah parle bien de notre présent, et ne donne pas de solutions.Catherine ChalierPhilosophe, spécialiste du judaïsme, elle a notamment publié La Nuit, le Jour (Seuil, 2009, prix des Écrivains croyants), Le Désir de conversion (Seuil, 2011), Mémoire et Pardon (François Bourin, 2018) et Pureté, impureté, une mise à l?épreuve (Bayard, 2019).
Dans notre société sceptique et désabusée, les anges continuent de fasciner. Êtres invisibles et proches de l'homme, créatures de Dieu révélant Sa présence, ils font vibrer notre monde au diapason d'une réalité plus haute. S'ils ont essaimé dans toutes les traditions monothéistes, c'est bien dans la Bible hébraïque qu'ils dévoilent d'abord leur visage mystérieux et familier. Catherine Chalier en revisite les grands épisodes - les hôtes d'Abraham, la voix du Buisson ardent, mais aussi celui que combattit Jacob ou encore l'Accusateur de Job - pour mieux en révéler la polyphonie. Par delà leur diversité apparente, chacun de ces épisodes éclaire l'homme sur lui-même et sur le sens de sa finitude. De l'ange annonciateur à l'ange destructeur, ce sont autant de figures qui nous introduisent au face-à-face avec l'Autre divin. Autant de lectures, aussi, rationalistes, éthiques ou mystiques, depuis les Sages du Talmud et Philon d'Alexandrie jusqu'à Maïmonide, au Zohar et aux maîtres hassidiques, pour ce voyage à travers la tradition juive dans sa diversité et son unité.
Si la femme a été exclue de la philosophie par l'indécidable neutralité du sujet qui s'y faisait entendre, par la constante pensée de la différence sur le mode de l'opposition et de la symétrie qui la voue à l'effacement, par la production de définitions à recevoir, il faut lire qui ne se réclame par de cela. La considération inactuelle - c'est-à-dire autre qu'actuelle - de Levinas se propose. Le sujet philosophique de ces textes est revendiqué en effet comme rebelle à toute neutralité et il s'essaie à une pensée de la différence, non sur le mode de la logique formelle ou dialectique, mais sur celui d'une ineffaçable aysmétrie." C.C.
Résumé : Théologiens et philosophes chrétiens ont souvent minimisé, voire occulté, la dimension d'amour du judaïsme en l'assimilant à un pur légalisme. Cette thèse imprègne encore les mentalités modernes, fussent-elles déchristianisées. Ce livre n'est toutefois pas apologétique ; il se propose d'aborder la gravité de l'amour dans la philosophie et la spiritualité juives sans s'adapter au cadre théorique chrétien. Les penseurs juifs ont en effet profondément médité eux-mêmes la complexité théologique, spirituelle, morale et émotionnelle de l'amour. Le choix des questions abordées relève de leur caractère impérieux face aux simplifications outrancières qui s'imposent de nos jours en matière de religion. La référence à des philosophes de périodes historiques différentes et à de grands commentateurs spirituels permet de poursuivre le dialogue avec eux et non de le clore. Il ne s'agit pas d'élaborer une thèse définitive sur l'amour de Dieu et du prochain dans le judaïsme, mais de se demander ce que sa gravité ? son poids, son centre ? signifie pour ceux qui désirent en témoigner.
Résumé : Pour le judaïsme, la première question n'est pas "Qui est Dieu ?" mais "Comment Dieu se révèle-t-il aux hommes ?" Cette interrogation fondamentale, les maîtres y répondent de façon surprenante : Dieu s'est révélé dans un Livre. La tâche primordiale de l'homme est dès lors de lire, d'étudier, de commenter, d'interpréter, de transmettre... Car c'est en interprétant que l'homme peut restituer l'infini du sens et l'Infini de Dieu. Les traces de ce dialogue entre les hommes et Dieu sont déposées dans le Talmud, qui se présente comme un commentaire de la Bible, rédigé entre le IIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle après J.-C. Une prodigieuse rhapsodie de lectures et d'interprétations, toujours formulée au coeur de discussions entre les maîtres, où s'énonce une éthique de la relation à l'autre homme. Depuis quinze siècles, le Talmud est la véritable Bible du peuple juif ; passage obligé de toute interprétation des Ecritures, à la fois sur le plan du droit (halakha) et de la philosophie (aggada), réflexion décisive pour les règles de vie et référence incontournable pour l'intelligence de la Révélation.
Dans cette Petite Conférence, Delphine Horvilleur s'interroge sur la façon dont nous comprenons le monde, et pour cela, sur la façon dont nous le racontons. L'importance du récit, les rabbins la connaissent mieux que personne. Elle évoque donc son métier de femme rabbin. Elle le définit comme un geste d'écoute et d'ouverture envers les autres, à partir de l'étude des récits bibliques. Elle explique comment les récits, les contes, les mythologies, les textes religieux ont mille choses à nous raconter. Comment ils cherchent continuellement à établir du lien entre les générations, à nous dire que la nouvelle génération n'est pas la copie conforme de l'ancienne et que le monde a besoin d'une mise à jour. À chacun de trouver le sens qui lui semble être le bon, car nous pouvons reconstruire le sens de la phrase et le sens du monde, afin qu'il soit pertinent pour nous tous.Notes Biographiques : Delphine Horvilleur, femme rabbin française du Mouvement juif libéral de France (MJLF), est une ancienne journaliste. Elle s'est formée auprès du rabbin Haïm Korsia. Elle est aujourd'hui directrice de la rédaction de la Revue de pensée(s) juive(s) Tenou'a.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
4 000 ans d'histoire, un message religieux centré sur l'étude de la Loi, une oscillation actuelle entre tradition et modernité : telles sont les lignes de force du judaïsme présentées au début de ce livre. Selon le principe de la collection (voir L'Abécédaire du christianisme), viennent ensuite 70 notices classées par ordre alphabétique, avec des carrés de couleurs différentes pour indiquer si l'article traite des fondements de la doctrine (arche d'alliance, messie, torah...), des rituels et coutumes (circoncision, rabbin, tabernacle...) ou du contexte historique et artistique (Doura-Europos, Esséniens, sionisme...). Enfin, une chronologie, une courte bibliographie et un index des noms clôturent l'ouvrage. L'iconographie abondante, judicieusement choisie, fait la part belle aux manuscrits, et présente aussi des objets rituels, des sites symboliques, ainsi que plusieurs scènes contemporaines, photographiées de façon très expressive en noir et blanc. Spécialiste de l'histoire du monde juif, Gabrielle Sed-Rajna est directrice de recherche honoraire au CNRS. --Colette-Rebecca Estin