Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'inspiration du philosophe. "L'amour de la sagesse" et sa source prophétique
Chalier Catherine
ALBIN MICHEL
19,85 €
Épuisé
EAN :9782226451040
Alors que prévaut l'idée de philosophie comme exercice spéculatif, Catherine Chalier se propose de retrouver une approche philosophique attentive à ses sources d'inspiration poétiques ou prophétiques, sans pour autant pactiser avec l'irrationnel. Le caractère théorique de la philosophie et le développement du modèle scientifique de la connaissance ont en effet conduit à oublier que, dans l'Antiquité grecque, la philosophie ne constituait pas une quête abstraite mais bien un mode de vie. Explorant la source hébraïque de la pensée occidentale, ce livre renoue avec l'idée de la philosophie comme exercice spirituel. Le dilemme du philosophe ne tient pas dans l'opposition du rationnel à l'irrationnel. Il réside dans l'affrontement entre une raison résolument fermée à l'altérité, rebelle à l'excès de la Parole, et une raison qui, éloignée des séductions de l'irrationnel, consent à écouter cette Parole. Aussi est-ce en acceptant, au vif de son propos, d'être marquée par son autre que la philosophie mérite son nom d'"amour de la sagesse".
Résumé : Remercier et rendre grâce, en pensée, en parole et en acte, est souvent difficile. Notamment pour ceux que le malheur personnel épargne ou au contraire pour ceux qui sont trop éprouvés. Comment donc une vie à première vue condamnée à ignorer ce sentiment de gratitude peut-elle donc le découvrir, soudain ou peu à peu ? La crise sanitaire mondiale du printemps 2020 peut-elle jouer un rôle dans cette découverte ? Comment penser que la gratitude reste si souvent un tourment ? Pourquoi certaines personnes estiment-elles que celui qui remercie atteste son infériorité, par rapport à celui qu'il remercie ? Probablement parce que remercier place dans une position où les êtres humains affrontent une asymétrie entre eux. Reconnaître cette asymétrie, la voir comme une fragilité, mais aussi une richesse, voilà le chemin philosophique et spirituel que propose dans ce beau texte la philosophe Catherine Chalier.
Résumé : Témoin de l'emprise ténébreuse des idéologies qui ont présidé à tant de tragédies de ce siècle, Emmanuel Lévinas appelle à un éveil et à un dégrisement éthiques indissociables de la tâche de penser la priorité de l'autre. Pour lui, la philosophie ne peut trouver le chemin de cette orientation ultime sans se rendre attentive à la source hébraïque de la pensée. Une tension entre le mode grec de réflexion et la fidélité à la voix des prophètes anime donc son ?uvre. Ce livre montre comment elle autorise un bouleversement des concepts destinés à dire l'humain autrement.
Résumé : Les sources bibliques relatives aux rites concernant la pureté et l'impureté attestent que la pureté fut anxieusement cherchée dans le judaïsme ancien comme une façon de faire prévaloir les forces de la vie sur celles de la mort. Pureté et impureté, dont les modernes retiennent surtout les aspects anthropologiques, moraux et politiques, ne sont donc pas pensées comme des essences violemment exclusives l'une de l'autre. Il s'agit de forces en devenir qui peuvent s'altérer l'une l'autre. De nos jours, le désir de plaider la cause censée bénéfique des mélanges, en substitut d'une pureté jugée figée et menaçante, n'a-t-il pas cependant sa part d'illusions néfastes et destructrices ? Inversement, le souci de pureté défendu avec une âpreté redoutable et terrible, induit le désir de nier le devenir, de vouloir effacer les aléas de l'histoire et d'en réparer les tares. D'où son fanatisme. Dès lors, il faut analyser "l'autre pureté", une pureté animée par une tension créatrice et altérée par les mélanges qui lui permettent de veiller à l'oeuvre de la création et de faire grandir la vie, en soi et en autrui, sur tous les plans où elle s'exprime.
Dans notre société sceptique et désabusée, les anges continuent de fasciner. Êtres invisibles et proches de l'homme, créatures de Dieu révélant Sa présence, ils font vibrer notre monde au diapason d'une réalité plus haute. S'ils ont essaimé dans toutes les traditions monothéistes, c'est bien dans la Bible hébraïque qu'ils dévoilent d'abord leur visage mystérieux et familier. Catherine Chalier en revisite les grands épisodes - les hôtes d'Abraham, la voix du Buisson ardent, mais aussi celui que combattit Jacob ou encore l'Accusateur de Job - pour mieux en révéler la polyphonie. Par delà leur diversité apparente, chacun de ces épisodes éclaire l'homme sur lui-même et sur le sens de sa finitude. De l'ange annonciateur à l'ange destructeur, ce sont autant de figures qui nous introduisent au face-à-face avec l'Autre divin. Autant de lectures, aussi, rationalistes, éthiques ou mystiques, depuis les Sages du Talmud et Philon d'Alexandrie jusqu'à Maïmonide, au Zohar et aux maîtres hassidiques, pour ce voyage à travers la tradition juive dans sa diversité et son unité.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.