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Judaïsme et christianisme : l'écoute en partage
Chalier Catherine ; Faessler Marc
CERF
48,40 €
Épuisé
EAN :9782204067409
Quatrième de couverture Le dialogue entre juif et chrétien présenté dans ce livre voudrait échapper à la tentation de l'apologie qui guette tout discours, surtout celle qui entend répondre aux accusations et aux ignorances qui pèsent sur sa religion et parfois sur sa vie. La voie est étroite, elle passe certes par une meilleure connaissance de ce que pense l'autre, de ce qui l'angoisse et de ce qu'il espère, mais elle suppose, surtout, de ne pas poser en prémisses que l'autre se trompe, sous peine de condescendance. L'alternative n'est pas pourtant de se baisser ébranler dans ce que l'on pense par désir d'écouter autrui ou de se livrer à un relativisme des opinions. Il s'agit de réfléchir au sens de la rencontre de l'altérité religieuse sur le fond d'une histoire et du présent d'un monde dont chacun est solidaire. Écouter une personne qui s'efforce de vivre son humanité grâce aux paroles bibliques, qu'elle soit juive ou chrétienne, c'est en effet d'emblée faire place au tiers - à Dieu, au Livre, au monde et à l'histoire -, et non se tenir dans une dualité. C'est écouter ce à quoi cette personne, par sa pensée, sa parole et sa vie, répond ; c'est se demander aussi ce que cette écoute nous donne à penser à notre tour. Les pages de ce livre s'inscrivent dans cette perspective. Elles n'exposent pas quelque prétendue essence du judaïsme ou du christianisme, elles cherchent à dire ce que signifie pour une personne la lumière de la Torah et pour l'autre celle du Christ. Elles cherchent à penser ce que signifie en répondre devant l'autre. Ce faisant, elles dessinent deux chemins de fidélité irréductibles qui ne cessent de s'interroger l'un l'autre.
Résumé : Notre existence n'est elle qu'une petite lumière au coeur de l'obscurité ? Il ne va pas de soi de penser que l'enfant - et tout être humain donc - vienne du néant, du rien. Socrate enseigne que la vérité est déjà en lui. Les sages du Talmud font baigner l'enfant à naître dans la lumière originelle. Pour ces pensées, pourtant très différentes, l'âme humaine est irréductible à un pur effet de la matérialité. L'autre pôle de notre finitude - la mort - a bien davantage été pensée par les philosophes et les théologiens. Vie et mort ne sont pas deux contraires, mais deux forces, l'une de création et l'autre de "décréation", elles concernent tous les champs de l'existence. Dans ce texte de réflexion puissant et lumineux, Catherine Chalier invite à penser la mort autrement. Pas seulement en constatant les effractions du mal, de la souffrance ; pas seulement non plus donc en méditant sur notre destinée ultime, que ce soit avec mélancolie, sagesse, voire espérance, mais plus simplement, de façon plus grave, en faisant en sorte que la pensée de la mort insuffle en nous une nouvelle urgence dans notre amour de la vie.
Résumé : Témoin de l'emprise ténébreuse des idéologies qui ont présidé à tant de tragédies de ce siècle, Emmanuel Lévinas appelle à un éveil et à un dégrisement éthiques indissociables de la tâche de penser la priorité de l'autre. Pour lui, la philosophie ne peut trouver le chemin de cette orientation ultime sans se rendre attentive à la source hébraïque de la pensée. Une tension entre le mode grec de réflexion et la fidélité à la voix des prophètes anime donc son ?uvre. Ce livre montre comment elle autorise un bouleversement des concepts destinés à dire l'humain autrement.
Résumé : Théologiens et philosophes chrétiens ont souvent minimisé, voire occulté, la dimension d'amour du judaïsme en l'assimilant à un pur légalisme. Cette thèse imprègne encore les mentalités modernes, fussent-elles déchristianisées. Ce livre n'est toutefois pas apologétique ; il se propose d'aborder la gravité de l'amour dans la philosophie et la spiritualité juives sans s'adapter au cadre théorique chrétien. Les penseurs juifs ont en effet profondément médité eux-mêmes la complexité théologique, spirituelle, morale et émotionnelle de l'amour. Le choix des questions abordées relève de leur caractère impérieux face aux simplifications outrancières qui s'imposent de nos jours en matière de religion. La référence à des philosophes de périodes historiques différentes et à de grands commentateurs spirituels permet de poursuivre le dialogue avec eux et non de le clore. Il ne s'agit pas d'élaborer une thèse définitive sur l'amour de Dieu et du prochain dans le judaïsme, mais de se demander ce que sa gravité ? son poids, son centre ? signifie pour ceux qui désirent en témoigner.
Résumé : Remercier et rendre grâce, en pensée, en parole et en acte, est souvent difficile. Notamment pour ceux que le malheur personnel épargne ou au contraire pour ceux qui sont trop éprouvés. Comment donc une vie à première vue condamnée à ignorer ce sentiment de gratitude peut-elle donc le découvrir, soudain ou peu à peu ? La crise sanitaire mondiale du printemps 2020 peut-elle jouer un rôle dans cette découverte ? Comment penser que la gratitude reste si souvent un tourment ? Pourquoi certaines personnes estiment-elles que celui qui remercie atteste son infériorité, par rapport à celui qu'il remercie ? Probablement parce que remercier place dans une position où les êtres humains affrontent une asymétrie entre eux. Reconnaître cette asymétrie, la voir comme une fragilité, mais aussi une richesse, voilà le chemin philosophique et spirituel que propose dans ce beau texte la philosophe Catherine Chalier.